En direct
Best of
Best of du 4 au 10 mai 2019
En direct
info atlantico
© DR
Info Atlantico
Pulsions de vote révolutionnaire pour 2017 : près d'un Français sur 4 prêt à voter pour un candidat pour lequel il ne vote pas habituellement (y compris pour provoquer un grand chamboulement)
Publié le 22 avril 2016
Que se soit par volonté de bouleversement politique ou par déception du candidat, 24% des Français sont prêts à voter pour un candidat pour lequel ils ne votent pas habituellement. Un chiffre qui pourrait faire toute la différence, et que certains candidats ne doivent pas négliger.
Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Titulaire d'un DEA d'histoire moderne (Paris IV Sorbonne), où il a travaillé sur l'émergence de la diplomatie en Europe occidentale à l'époque moderne, Jean-Thomas Lesueur est délégué général de l'Institut Thomas More. 
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jérôme Fourquet
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.
Voir la bio
Jean-Thomas Lesueur
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Titulaire d'un DEA d'histoire moderne (Paris IV Sorbonne), où il a travaillé sur l'émergence de la diplomatie en Europe occidentale à l'époque moderne, Jean-Thomas Lesueur est délégué général de l'Institut Thomas More. 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Que se soit par volonté de bouleversement politique ou par déception du candidat, 24% des Français sont prêts à voter pour un candidat pour lequel ils ne votent pas habituellement. Un chiffre qui pourrait faire toute la différence, et que certains candidats ne doivent pas négliger.

 

 

Atlantico : Dans le dernier sondage Ifop pour Atlantico sur les motivations du vote pour la prochaine élection présidentielle, 7% des Français interrogés affirment qu'ils voteront pour un candidat d'un parti pour lequel ils ne votent pas habituellement dans le cas où ils n'apprécieraient pas le candidat de leur parti habituel ou qu'ils penseraient qu'il a peu de chances de se qualifier au second tour. Dans quelle mesure ce chiffre conforte, ou non, l'idée selon laquelle le "ni gauche, ni droite" ne fonctionne pas auprès de l'électorat français ?

Jérôme Fourquet : On est là sur une frange très étroite de l'électorat qui serait prête à la transgression, et donc à voter pour un candidat dont il n'est pas proche habituellement, soit par réflexe de vote utile - c'est ce qu'on a testé dans disant que le candidait aurait peu de chances de se qualifier au second tour ; on vote ainsi utile pour le candidat dont on n'est pas proche mais dont on pense qu'il pourra arriver au 2ème tour- soit parce que les électeurs n'apprécient pas le candidat du parti pour lequel ils votent habituellement. Parce que cette part de Français est résiduelle, on voit bien qu'une très large partie de l'électorat français, de manière enthousiaste ou résignée, va voter pour le candidat de son parti traditionnel. Si l'on agrége le score des deux premiers items, à savoir si les électeurs sont prêts à voter pour le candidat dont ils se sentent le plus proche parce qu'ils partagent ses idées et/ou qu'ils l'apprécient (42%) et s'ils sont prêts à le faire même sans grand enthousiasme (32%), on arrive donc à 74% ! Ainsi, on constate que les habitudes électorales demeurent relativement figées, du moins à ce stade la compétition. 

Jean-Thomas Lesueur : Nous sommes encore loin de l’échéance mais tout laisse à penser, compte tenu de l’état du pays et du jugement que les Français portent sur leurs responsables politiques, que les motivations du vote seront davantage des motivations de rejet, de sanction et de ras-le-bol que d’adhésion. Pour être franc, je trouve que 7%, ce n’est pas énorme. Il faut y ajouter les 17% de Français, mesurés par votre sondage, qui souhaitent "exprimer leur mécontentement" et que "ces élections viennent chambouler le paysage politique". Nous sommes alors à 24% : un quart de l’électorat votera contre plutôt que pour. Ajoutez-y tous ceux qui ne votent pas et vous commencer à approcher l’état d’exaspération réel du pays.

La question du "ni gauche, ni droite" ne me paraît pas la bonne pour comprendre ce qui se passe. Le critère discriminant sera celui de la crédibilité : les gens se demandent pourquoi et comment faire encore confiance à des élus qui ont si peu tenu leurs promesses et qui sont, tous et chacun, comptables de la mauvaise situation du pays – tant sur le plan politique, qu’économique ou social. La bonne martingale sera celle du candidat qui parviendra à briser ce mur de défiance ou de rejet – ou à le contourner le temps de l’élection, au risque d’accroître encore la déception une fois au pouvoir. 

 

Dans le cas d'une présidentielle avec un nombre important de candidats (cf. la multiplication des candidatures aux différentes primaires + candidatures indépendantes), ces 7% de Français pourraient-ils changer la donne ?  Dans un univers politique fractionné, cette indécision politique est-elle à même de modifier l'issue du scrutin ?

 

Jean-Thomas Lesueur : Encore une fois, nous sommes loin de l’échéance et la situation peut évoluer en tous sens d’ici un an. La volatilité de l’électorat est forte et toutes études montrent que la vieille "loyauté partisane" (la fidélité à un parti pour la vie) est morte. Il y a des bobos du centre de Paris qui voteront FN en 2017 – ce qu’ils n’auraient pas imaginé eux-mêmes il y encore un an… Donc, oui, ces 7% seront importants dans l’équation des candidats, et cela dès le premier tour. La "ligne sécuritaire", autoritaire disent certains, d’un Manuel Valls s’explique aussi par le besoin de capter des électeurs venus d’ailleurs.

Jérôme Fourquet : Il ne faut pas résonner là en potentiel électorat : aucun candidat ne va s'aligner ou se concentrer sur cette frange étroite de l'électorat. Tout d'abord, il convient de rappeler le caractère hétérogène de cette frange ; il conviendrait donc de parler plutôt "des franges" qui composent cette frange d'une manière générale.

Si l'on retourne l'analyse en affirmant qu'on ne résonne pas là en potentiel électoral mais en termes de marge d'erreur, ou d'avance, ou de retard, d'un candidat à un autre, alors ce 7% devient important. On sait que lors d'une présidentielle, soit au second tour, - comme on l'a vu en 2012 : 48,5% contre 51,5%, soit un écart faible - soit au premier tour - ce qui avait été le cas en 2002 avec moins d'un point d'écart entre Jean-Marie Le Pen et Lionel Jospin - il peut arriver que la victoire finale ou la qualification pour le second tour se joue sur des volumes de voix très étroits. Et donc, dans ce cas, ces 7% revêtent un intérêt stratégique. Ce chiffre de 7% introduit du jeu et de l'instabilité dans notre modèle. Effectivement donc, ces électeurs peuvent faire la différence dans l'optique de brouiller les cartes et déjouer les pronostics. 

 

Alain Juppé est le candidat pour lequel ces 7% de Français seraient le plus disposés à voter (11%), ce qui pourrait indiquer qu'une frange des électeurs déçus de François Hollande s'apprête à voter pour Alain Juppé. Pourtant, dans une situation de polarisation progressive de l'opinion à l'approche de l'élection, un tel résultat ne traduit-il pas une fragilité de la candidature d'Alain Juppé ?

Jérôme Fourquet : Effectivement, la première partie du diagnostic que vous faîtes est exacte : ces électeurs orphelins qui sont prêts à voter pour un candidat éloigné de leur formation politique, le feraient d'abord en faveur d'Alain Juppé. On peut penser que, parce que ces 11% de Français voteraient pour lui en affirmant qu'il s'agit d'un candidat d'un parti pour lequel ils ne voteraient pas habituellement, ces Français viennent du camp opposé, et donc de la gauche. Cette hypothèse est corroborée par le fait qu'en symétrique, François Hollande recueillerait très peu d'électeurs orphelins (2%). Ce mouvement là proviendrait donc essentiellement de la gauche, qui irait de la droite, voire vers l'extrême-droite ou alors vers Jean-Luc Mélanchon. A l'inverse, la candidat Hollande ne pourrait bénéficier que très marginalement d'un vivier d'électeurs qui ne viennent pas de sa famille politique habituelle. 

Quant à la capacité d'Alain Juppé à pouvoir capter le plus d'électeurs orphelins, on peut effectivement se demander s'il s'agit là d'une fragilité. Cela reste à voir néanmoins : on se souvient qu'en 2007, un phénomène de ce type avait pu être constaté, et avait ainsi profité à François Bayrou qui avait bénéficié d'un tel transfert provenant de ces électeurs. Ainsi, une partie de l'électorat socialiste, anticipant qu'au deuxième tour Nicolas Sarkozy puisse être présent, a pu adopter cette statégie pour éviter un tel cas de figure, soit parce que cette partie de l'électorat ne se retrouvait pas dans la candidature de Ségolène Royal, soit estimait que cette dernière n'était pas suffisamment solide pour remporter le 2ème tour face au candidat du camps adverse. Il s'agit bien là des deux items testés dans le sondage actuel. On a donc l'impression que le même mécanisme se met en branle au profit d'Alain Juppé. Peut-être se met-il d'autant plus en branle qu'à l'époque, Ségolène Royal n'était pas sortante, ce qui est le cas aujourd'hui de son ex-compagnon. Ceci produit donc un effet de lattitude et de déception, avec des promesses non tenues et un bilan qui n'est pas à la hauteur. L'amplification provient également du fait que la configuration éventuelle du second tour pèse très lourdement : on a toute une partie de l'électorat de gauche, persuadée que Marine Le Pen puisse se retrouver au second tour, qui souhaite faire en sorte qu'elle soit battue. Dans ce cadre-là, celui qui apparaît le mieux placé pour remplir cette mission, c'est Alain Juppé, même si ces électeurs ne votent pas traditionnelement pour son parti et qu'ils peuvent avoir des doutes sur ses capacités ; ils préfèrent ainsi choisir le moindre mal, qui est typiquement la philosophie de cette démarche.

Jean-Thomas Lesueur : Alain Juppé fait le pari d’un positionnement – sérieux, mesuré, pondéré – au centre-droit qui le distingue des "excès" d’un Nicolas Sarkozy et lui permet d’attirer les centristes (François Bayrou s’est engagé à ne pas se présenter s’il était candidat) et le centre-gauche, déçu par François Hollande. Son sérieux et sa pondération sont, pense-t-il, des qualités qui l’élèvent au-dessus de l’agitation de l’un et de l’amateurisme de l’autre. Ce faisant, sa force, à ce stade, tient plus à la faiblesse (et au rejet) des autres qu’à une adhésion profonde du pays. Des surprises l’attendent donc peut-être en effet…

Compte tenu de l’état de tension du pays, je doute en tout cas que son chemin vers le pouvoir soit une marche triomphale. Il aura, comme les autres, à faire oublier ou à justifier sa part de responsabilité dans la mauvaise situation de la France qui, encore une fois, est à mettre au passif de l’ensemble de la classe politique française.

 

 

Un récent sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match révélait qu'Emmanuel Macron faisait ses meilleurs scores de popularité notamment chez les sympathisants LR (71%). Dans le cas où il pourrait se présenter à la présidentielle de 2017, pourrait-il incarner le candidat le plus capable de capter ces 7% de voix ? S'agirait-il du candidat qu'Alain Juppé doit le plus redouter (toujours dans l'éventualité où il se présenterait) ?

Jean-Thomas Lesueur : Pour être franc, j’ai du mal à croire à l’hypothèse Macron. Pour l’instant, il plaît et fascine un peu, comme plaît et fascine pendant quelques semaines le dernier smartphone qui vient de sortir et dont la principale qualité réside dans le fait… qu’il vient de sortir. J’ai du mal à y voir autre chose qu’une bulle. J’ajoute que la question identitaire (liée à celles de l’immigration, de l’islam, de l’éducation, des territoires, etc.) sera, selon moi, prégnante en 2017 et que je ne le vois pas très outillé sur cette question. Davos est loin des marchés ou des zones pavillonnaires de la "France périphérique", où se jouera l’élection présidentielle.

Et puis, l’expérience nous apprend que le favori des sondages un an avant une présidentielle arrive rarement au bout (observation qui concerne également Alain Juppé). Alors bien sûr, certains répondront que c’est le genre de vérité qui ne dure que jusqu’au jour où elle est démentie – lapalissade fort exacte ! Mais je crois quand même que, vu l’état du pays et l’exaspération des Français, la mêlée sera rude et que ne survivront que les candidats un peu lestés…

Jérôme Fourquet : Il a été dit pus haut que cette partie de l'électorat qui ne voterait pas pour leur camp habituel était manifestement des électeurs socialistes déçus, s'apprêtant à voter pour Alain Juppé. On remarque également dans le sondage qu'ils sont 6% dans ce cas du côté de Jean-Luc Mélenchon, et 6% également du côté de Marine Le Pen. Cela veut dire que tous ne viennent pas forcément des rangs d'une gauche déçue, et que parmi ceux provenant de ces rangs-là, une partie pourrait voter non pas pour Alain Juppé mais pour Mélenchon. Ces 7% ne sont donc pas homogènes, ni en termes d'origine politique, ni en termes de trajectoire envisagée.

De fait, si Macron venait à se présenter, il pourrait effectivement, peut-être en partie, servir de réceptacle à une partie de cette frange déçue, notamment celle en provenance du PS qui s'apprêterait à voter pour Juppé. Mais à mon avis, il serait très mal placé pour capter les votes des déçus de gauche qui envisagent de voter Marine Le Pen ou Mélenchon, et encore moins bien positionné pour récupérer des électeurs de droite qui en ont marre de la droite classique et envisageraient de voter pour Marine Le Pen. 

Propos recueillis par Thomas Sila

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Cancer : cette découverte sur le cerveau qui ouvre de prometteuses voies de traitement
02.
Pôle Emploi n’aime pas qu’on dise qu’il est peu efficace dans son accompagnement des chômeurs mais qu’en est-il concrètement ?
03.
Burkini à la pisicine municipale : les périlleuses relations de la mairie de Grenoble avec les intégristes musulmans
04.
La bombe juridique qui se cache derrière la décision de la Cour d’appel de Paris de sauver Vincent Lambert
05.
SOS médecins : les hebdos au chevet de l'Europe ; Bellamy laisse Nicolas Sarkozy de marbre et atomise Dupont-Aignan ; L'ami milliardaire qui finance Francis Lalanne ; Valls souffre, le PS meurt (selon lui)
06.
LREM, UDI, LR ou abstention ? Petit guide pour ceux qui voudraient (vraiment) voter libéral aux Européennes…
07.
La Chine détient-elle une arme nucléaire en étant capable de bloquer l’approvisionnement des Etats-Unis en terres rares ?
01.
Pôle Emploi n’aime pas qu’on dise qu’il est peu efficace dans son accompagnement des chômeurs mais qu’en est-il concrètement ?
02.
Semaine à haut risque pour Emmanuel Macron : les trois erreurs qu’il risque de ne pas avoir le temps de corriger
03.
Burkini à la pisicine municipale : les périlleuses relations de la mairie de Grenoble avec les intégristes musulmans
04.
Immobilier : l’idée folle de la mairie de Grenoble pour protéger les locataires mauvais payeurs
05.
Le nombre de cancers du côlon chez les jeunes adultes augmente nettement et voilà pourquoi
06.
Le Monde a découvert une nouvelle et grave pathologie : la droitisation des ados !
01.
Mondialisation, libre-échange et made in France : l’étrange confusion opérée par François-Xavier Bellamy
02.
Appel des personnes en situation de handicap ou familles concernées pour sauver Vincent Lambert d’une mort programmée
03.
La bombe juridique qui se cache derrière la décision de la Cour d’appel de Paris de sauver Vincent Lambert
04.
Chômage historiquement bas mais travailleurs pauvres : le match Royaume-Uni / Allemagne
05.
Des experts estiment dans un nouveau scénario que la hausse du niveau des océans pourrait dépasser deux mètres d'ici 2100
06.
Vidéo de Vincent Lambert : son épouse va porter plainte
Commentaires (23)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
kaprate
- 18/04/2016 - 18:00
@vangog
En effet, ces mesures sont plutôt libérales.
vangog
- 18/04/2016 - 01:38
@Kaprate 200 Euros de baisse des charges sociales
des petits salaires, soit une revalorisation de 200 Euros des salaires nets, c'est pas libéral, ça? Et c'est Marine Le Pen qui l'avait annoncé dans son programme de 2012...autre mesure du programme du FN: la possibilité pour les entreprises de négocier avec leurs salariés des augmentations de temps de travail au delà de 35 heures, sans charges supplémentaires...toujours pas libéral, le programme du FN? Que voulez-vous de plus?
kaprate
- 17/04/2016 - 23:02
Pour vous répondre
@Vangog, MML tient certains propos, comme celui ci, qui ne me semblent pas spécifiquement sur la ligne du FN et je veux bien croire qu'elle incarnera dans le futur une certaine modernité que je ne trouve pas suffisamment dans le discours de sa tante. @cloette, je suis d'accord avec vous sur la nécessité d'un corpus de valeurs communes et d'une certaine homogénéité pour que l'UE fonctionne et 28, c'est trop en effet. Mais nous ne sommes pas si éloignés les uns des autres au regard du continent africain ou asiatique par exemple. Je ne désespère pas qu'une voie soit possible vers davantage de coordination, d'identité et de force. L'UE ne peut se limiter à être une instance administrative et fiscale. La menace terroriste et les affres économiques la fragilisent, ce ne sera pas facile mais j'y crois encore.