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Ce qui nous attend en cas d’échec de Vladimir Poutine en Syrie
Publié le 12 janvier 2016
En Syrie, l'armée russe est confrontée à une situation plus compliquée qu'il n'y paraît. Face à celle-ci et au manque de troupes au sol, elle ne peut espérer l'emporter. Or, un échec russe ne serait pas une bonne nouvelle. Et pour cause : loin d'ouvrir la porte à de plus amples négociations, cette défaite risquerait de provoquer une attitude dangereuse de la part de Poutine.
Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la...
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Roland Lombardi est consultant indépendant et analyste associé au groupe d'analyse JFC-Conseil. Docteur en Histoire, il a soutenu sa thèse en 2015 à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) d’Aix-Marseille Université....
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En Syrie, l'armée russe est confrontée à une situation plus compliquée qu'il n'y paraît. Face à celle-ci et au manque de troupes au sol, elle ne peut espérer l'emporter. Or, un échec russe ne serait pas une bonne nouvelle. Et pour cause : loin d'ouvrir la porte à de plus amples négociations, cette défaite risquerait de provoquer une attitude dangereuse de la part de Poutine.

Atlantico : Dans un article publié sur The Atlantic (voir ici), le professeur de sciences politiques Dominic Tierney présente la théorie suivante : quelle que soit l’issue du combat en Syrie, la situation ne sera pas favorable. Fondamentalement, une défaite de Vladimir Poutine serait-elle une bonne nouvelle ?

Alain Rodier : Il est parfaitement exact qu'il n'y aura pas de "victoire" en Syrie au sens où aucun des acteurs n'a les moyens humains de conquérir puis de tenir l'ensemble du pays. Pour être réaliste, il convient d'admettre une fois pour toutes que la Syrie a cessé d'exister dans sa forme d'avant la révolte de 2011. La stratégie des Russes consiste à aider le régime alaouite à se maintenir sur son pré-carré qui comporte la côte méditerranéenne avec Lattaquié comme place forte, Tartous, Alep, Hama, Homs, Damas et Deraa. Tous les stratèges ont compris que le régime syrien concentre depuis 2013 ses forces à la défense de la Syrie utile qui comporte plus de 70% de ce qui reste de la population. Je suis même persuadé que, si le besoin s'en fait sentir, le régime est prêt à abandonner deux places fortes excentrées et plus ou moins encerclées : Deir ez-Zor et peut-être même Alep (mais là, le symbole d'une défaite serait très important).

Certes, depuis l'intervention russe à la fin septembre 2015, les forces légalistes appuyées par les pasdaran iraniens et le Hezbollah libanais ont repris quelques territoires, particulièrement à l'est et au sud d'Alep et elles ne sont plus qu'à une portée de canon de Palmyre dont la prise serait aussi un symbole fort. Mais l'offensive nécessite des troupes fraîches que le régime n'a plus. Par contre, la défensive est moins gourmande en hommes. Toutefois, leurs adversaires n'ont pas le ratio nécessaire pour s'emparer de grandes étendues de terrain bien défendues (il faut au minimum trois attaquants pour un défenseur) même si ce qui s'est passé en Irak en est le parfait contre-exemple (l'exception qui "confirme la règle" mais la situation était différente, l'armée irakienne étant particulièrement démotivée et ses cadres incompétents).

Toutefois, selon Dominic Tierney, la Russie pourrait connaître une "défaite" en Syrie (ce que je ne crois personnellement pas). Mais si cette hypothèse se vérifiait, ce serait une véritable catastrophe car cela signifierait la fin du régime de Damas qui serait remplacé par les islamistes radicaux qui s'empareraient de l'ensemble du pays tout en se battant les uns contre les autres (Daesh contre Al-Nosra et affidés). Cela provoquerait un exode massif des populations qui ont soutenu Assad, des massacres de minorités et plongerait les pays voisins (Jordanie et Liban) dans le chaos généralisé. Personne ne serait plus capable de contrôler quoique-ce soit.

Pour résumer, l'armée russe ne peut pas "perdre" en Syrie, même si elle ne va pas non plus "gagner".  

Roland Lombardi : A la lecture de cet article, j’ai tout d’abord comme première impression de lire plus un tract « anti-Poutine » qu’une réelle analyse froide et sérieuse ! Ce papier me fait penser aux analyses de certains « spécialistes » français qui, au tout début du conflit syrien, nous certifiaient que Bachar el-Assad tomberait en quinze jours, que l’Iran et la Russie le « lâcheraient » ou que la Syrie se transformerait inévitablement, et en un claquement de doigt, en un paradis démocratique ! On connaît la suite… Il faut être très méfiant avec ce genre d’écrits plus « idéologique » qu’autre chose. Encore aujourd’hui, il est consternant que certains « savants » voient le monde comme ils aimeraient qu’il soit et non comme il est dans la réalité ! Je note en effet dans cet article un manque total d’objectivité, des références historiques inappropriées, une méconnaissance navrante de la région et de ses habitants et enfin, des affirmations éhontées et fausses.

Par exemple, comparer l’intervention russe actuelle en Syrie avec l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979 est une pure aberration. Tout d’abord car le contexte local et international n’est absolument pas le même. L’auteur oublie d’ailleurs que depuis, la Russie est l’un des rares pays (avec l’Etat algérien dans les années 1990) à avoir « remporté » une guerre asymétrique (Tchétchénie dans les années 2000). De plus, l’état des forces des armées russes s’est sensiblement amélioré depuis 2008 et la guerre en Géorgie. L’armée russe bénéficie d’ailleurs d’un plan de modernisation extrêmement ambitieux (23 000 milliards de roubles jusqu’en 2020) et prévoit un renouvellement de 70% des matériels. Les premiers effets de ce programme ont été constatés lors de l’affaire de Crimée, où l’intervention russe fut un modèle de professionnalisme. En Syrie, tous les experts ont "découvert" que les Russes avaient désormais à leur disposition des armes de haute qualité et intelligentes comme les Sukhoï 34, des drones et les missiles de croisière Kalibr

Enfin, Les Russes n’agissent et ne prennent jamais de risques qu’avec un plan et une stratégie mûrement réfléchis. En décidant de frapper militairement les bastions d’Al-Qaïda et de Daesh en Syrie, Poutine n’a pas fait que donner un coup de fouet à la guerre internationale contre le terrorisme. Sur le terrain, la présence russe était déjà très importante mais depuis fin septembre et le début des frappes, la donne a changé. L’implication accrue russe et iranienne, et on le voit depuis avec les derniers succès de l’armée syrienne, remonte le moral et donne un second souffle aux forces du régime d’Assad (à l’inverse de ce qu’affirme l’article sur The Atlantic). Par ailleurs, notons que l’armée russe n’a pas encore utilisé sa tactique habituelle du rouleau compresseur… Mais c’est surtout sur le plan diplomatique que l’on doit aussi analyser le retour comme grande puissance de la Russie. Il est certain que l’intense ballet diplomatique du Kremlin et de ses diplomates entrera dans l’histoire des annales des relations internationales.  

Dans le cas d’une défaite russe, ou au moins d’une non-victoire, quel pourrait être la réaction de Vladimir Poutine ? Aurait-il tendance à soutenir encore Bachar al-Assad ? A quel prix ? Quel en serait l’impact géopolitique ?

Alain Rodier : Poutine n'est pas attaché à la "personne" de Bashar el-Assad qui n'est qu'un pion qu'il sera peut-être utile de sacrifier à un moment ou à un autre. Mais la contrepartie devra être importante et on ne la connait pas encore. Ce que Poutine ne veut pas, c'est que la Syrie soit gouvernée par des salafistes-djihadistes (Daesh, Al-Nosra, le bras armé d'Al-Qaida "canal historique" et autres mouvements plus ou moins ouvertement affiliés.) Il craint que le chaos provoqué ne s'étende alors à la Jordanie et au Liban voisins. A ce titre, il est l'un des principaux défenseurs d'Israël, même s'il appuie le Hezbollah libanais. D'ailleurs, à court ou moyen terme, ce mouvement est bien incapable de menacer l'intégrité de l'Etat hébreu embourbé comme il l'est en Syrie. Par contre, dans un avenir plus lointain, il reviendra auréolé d'une expérience de combat importante et peut-être avec des armements performants qui, alors, pourront constituer une nouvelle menace pour Israël.

En conséquence, Poutine veut maintenir un régime alaouite à Damas, même s'il n'est plus dirigé par Bashar el-Assad. On trouvera bien un remplaçant un peu plus présentable. Des noms circulent déjà dont celui du général Ali Mamlouk, le chef de la sécurité nationale syrienne. Il présente un avantage: il est sunnite et pourrait symboliser une "union nationale"; il a un très gros désavantage: il est sanctionné par l'Union Européenne et interdit aux États-Unis pour son rôle dans la répression.  

Roland Lombardi : Bien malin celui qui peut prédire l’issue d’une intervention militaire. Mais pour ma part, je pense qu’une défaite russe en Syrie n’est pas à l’ordre du jour. Là encore, l’auteur dans The Atlantic se trompe lorsqu’il déclare que Poutine et la Russie sont isolés diplomatiquement. Je me demande où il est allait chercher cela ! Les Russes bénéficient à l’ONU du soutien de nombreux pays importants comme l’Inde et surtout, au Conseil de sécurité, de la Chine. De plus, depuis les derniers attentats de Paris et les troubles que provoque la présence massive de réfugiés en Europe, les Etats Européens, la France en tête, en sont revenus de leur alignement sur la politique américaine hasardeuse au Proche-Orient… Dans la région, rappelons que Moscou a aussi le soutien de la Jordanie, de l’Irak, de l’Egypte, de l’Iran bien sûr et même d’Israël ! Même au Pentagone, certains généraux et stratèges, pour les plus éclairés d’entre eux, ne sont plus très chauds pour aider les opposants "modérés" en Syrie et prônent même une collaboration avec les Russes ! Alors oui, Poutine, pragmatique et réaliste, soutiendra encore Assad pour la bonne et simple raison qu’il n’y a pas d’autre alternative. 

Quand les médias occidentaux appuient sur la débâcle russe en Syrie,  de troupes qui s’enfonceraient dans un bourbier, ne contribuent-ils pas à une potentielle escalade de la violence ? Jusqu’où cela peut-il mener ?

Alain Rodier : Poutine fait très attention à ne pas engager des troupes au sol en dehors de celles qui servent à défendre les positions russes, à procéder à d'éventuelles missions de sauvetage comme lors de la chute de l'avion abattu par les Turcs et de conseillers qui servent surtout d'instructeurs sur des armes récemment livrées. Il est toutefois possible qu'ils utilisent quelques Spetsnaz (forces spéciales) dans des missions ponctuelles spécifiques (protection de personnalités, liquidation de chefs terroristes, etc.). On notera d'ailleurs un parallèle tactique frappant avec ce que font les Américains en Syrie et surtout en Irak. On parle beaucoup de l'innexpérience des forces russes. C'est oublier les guerres de Tchétchénie et la campagne de Géorgie sans parler de la prise de la Crimée. Le général Alexander Dvornikov qui commande les forces russes n'est pas un débutant. Il a combattu au nord Caucase en 2000-2003 contre des rebelles islamiques. Il est à la tête de deux états-majors, l'un situé à Bagdad (chargé d'échanger des renseignements avec les forces irakiennes, les milices chiites dépendant de Téhéran), l'autre à Damas où il est en rapport direct avec le chef d'état-major syrien, le général Ali Abdullah Ayyoub, le général des pasdaran iraniens Key Parvar et Mostafa Bader el-Din, le chef militaire du Hezbollah en Syrie. C'est lui qui assure la liaison directe avec les Israéliens et les Américains afin qu'aucun incident grave ne survienne. 

Roland Lombardi : Vous savez le « Poutine Bashing » à la mode dans les médias occidentaux, comme toutes les incantations iréniques et stériles de ces cinq dernières années, n’auront aucune influence sur la stratégie de Moscou au Moyen-orient. S’il y a une escalade de la violence, elle viendra plutôt de la Turquie et de l’Arabie saoudite. Par exemple, en exécutant un cheikh chiite, l’Arabie saoudite provoque l’Iran et jette de l’huile sur le feu. Cela n’est pas sans rappeler ce qu’avaient fait les Turcs en abattant l’avion de chasse russe il y a quelques semaines. On ne peut alors que s’interroger sur ce fait qui risque de contrarier indéniablement le règlement des conflits dans la région. Ainsi, comme les Turcs, les Saoudiens donnent le sentiment d’agir en dépit du bon sens, comme s’ils étaient en état de panique devant l’échec de leur stratégie dans la région. Mais ce faisant, ils se tirent aussi une balle dans le pied. Car en intensifiant leurs aides aux rebelles syriens et en sabotant les chances de résolution du conflit par la négociation, le temps joue contre eux. En effet, les Russes frappent ainsi de plus belle, et sans distinctions, toutes les oppositions au régime de Damas. Et à ce train là, Turcs et Saoudiens finiront donc, de fait, par s’exclurent eux-mêmes des négociations futures. Espérons alors, comme c’est pour l’instant le cas, que les Russes et les Iraniens continueront à éviter les pièges tendus par Riyad et Ankara

Jusqu’où est-ce qu’une victoire russe présenterait effectivement des risques, en consolidant la position d’Assad en Syrie ? Peut-on encore se permettre le luxe de compter sans lui ?

Alain Rodier : Comme je l'ai dit plus avant, il n'y aura pas de "victoire" russe en Syrie. Ce sera un succès si le pré-carré défini plus haut est préservé et sécurisé. A ce moment-là, il est vrai que Moscou se retrouvera en position de force pour négocier la suite des évènements.

In fine, comment les lignes de la guerre en Syrie devraient-elles bouger ? Faut-il s’attendre à ce que l’Etat Islamique continue de dominer certaines zones du pays ? Lesquelles ?

Alain Rodier : La Syrie a explosé de fait. Il existe trois régions: le pays alaouite (où se trouvent aussi les minorités religieuses et des sunnites de la bourgeoisie aisée), un Kurdistan (le Rojava) qui longe la frontière turque de manière discontinue pour l'instant et un Sunnistan.

Ce denier n'est pas uniforme pour le moment. La majeure partie est aux mains de Daesh avec comme capitale Raqqa ; la province d'Idlib au Nord est aux mains d'Al-Nosra et de ses alliés; un embryon d'ASL existe au sud-est dans la région de Deraa et des groupes locaux se déclarant d'une obédience ou d'une autre selon les circonstances sont répartis du nord au sud du pays. La question qui se pose est : qui va prendre la tête du Sunnistan ? Daesh est bien placé en raison du nombre et de la qualité de ses activistes mais sa primauté est contestée par al-Nosra. Les autres formations balancent entre l'une ou l'autre des deux organisations salafistes-djihadistes selon la fortune des armes (elles ont tendance à rejoindre celle qui domine un territoire, c'est humain).

La guerre est loin d'être terminée. Les négociations n'ont aujourd'hui que peu de chances d'aboutir tant les intérêts des uns et des autres sont différents. Ils dépassent la Syrie même et sont à replacer dans le cadre d'affrontements plus élevés : Iran contre Arabie Saoudite, Américains contre Russes, Turquie contre Kurdes, Irak en train d'imploser (comme la Syrie). La grande difficulté pour les négociations qui s'annoncent et de savoir qui va représenter les "sunnistans" (irakien et syrien).

Roland Lombardi : Quoiqu’on puisse penser de la géopolitique russe, n’oublions pas aussi que cette dernière, cohérente et sérieuse, défend aussi les intérêts européens. Encore une fois, il n’y a pas d’alternative crédible à Assad en Syrie. Même les Israéliens, qui ne le portent pas dans leur cœur, en sont résolument conscients. Le seul risque à une victoire de la politique russe en Syrie serait alors une recrudescence des attentats en France et en Europe. Car, au plus les djihadistes d’Al-Qaïda et de Daesh seront affaiblis et perdront du terrain (ce qui est le cas aujourd’hui), au plus ils essaieront de frapper loin de leurs bases. Cette menace a elle aussi été prise en compte par les autorités russes. Certes, le risque zéro n’existe pas. Même pour Moscou, comme le prouve l’attentat de l’Airbus russe dans le Sinaï. Toutefois, on en parle peu, mais juste avant le déclenchement de leur opération en Syrie de septembre dernier, plus de 300 arrestations eurent lieu sur le territoire russe et ce, en une semaine ! Actuellement en Russie, la lutte contre le terrorisme se poursuit toujours et de manière tout aussi méthodique que brutale…  

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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vangog
- 14/01/2016 - 20:31
Une "alliance de circonstance Arabie saoudite - Qatar - Turquie"
La faible UE est dans la tourmente, face à une telle alliance. Faudra-t-il qu'elle s'allie avec les Iraniens pour contrer cette coalition sunnite-Wahabites?
Gordion
- 13/01/2016 - 12:23
Réponse @Rodier
Merci pour cette réponse rapide!
RODIER
- 13/01/2016 - 11:51
Réponse (courte) à Gordion
L'accord turco-qatari a reçu l'aval de l'Arabie saoudite.
Par souci tactique, cette dernière se rapproche des Frères musulmans jusque là bannis du royaume (ils avaient été un temps accueillis dans le Royaume).
La base militaire turque à Doha est couplée avec un accord de défense: si le Qatar est attaqué, la Turquie s'engage à défendre l'émirat.
Doha finance entièrement la présence turque et s'engage à fournir du gaz si la Russie faisait défaut.
On assiste à une coopération de la Turquie et du Qatar dans tous les domaines, en particulier en Libye où ces deux pays soutiennent le gouvernement (non reconnu internationalement) de Tripoli.
Bien sûr, les Frères musulmans sont derrière ces manoeuvres.

En conclusion, vous avez parfaitement raison: nous assistons à une alliance de circonstance Arabie saoudite - Qatar - Turquie destinée à faire face à la "menace" représentée par l'Iran (je n'aime pas parler d'opposition sunnites/chiites, le religieux n'est là qu'un prétexte pour justifier le "grand jeu" politico-économico-militaire qui se joue au Proche-Orient).