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Dalai Lama

Tenzin Gyatso a-t-il décidé qu’il serait le dernier des dalaï-lamas ?

Publié le 10 décembre 2015
Le Dalai Lama est le chef spirituel des tibétains, et représente le meilleur atout de cette communauté opprimée, et peut-être leur seul facteur d'unité. A 80 ans, la question de sa succession est très épineuse. Pourtant, le principal intéressé refuse de la régler.
Pascal-Emmanuel Gobry
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Le Dalai Lama est le chef spirituel des tibétains, et représente le meilleur atout de cette communauté opprimée, et peut-être leur seul facteur d'unité. A 80 ans, la question de sa succession est très épineuse. Pourtant, le principal intéressé refuse de la régler.
 

Le Dalai Lama a récemment fêté ses 80 ans. Le chef spirituel du peuple tibétain ne mobilise plus les foules comme avant, mais il reste au coeur d'épineuses questions politiques : l'avenir du peuple tibétain, et la réponse du gouvernement chinois aux défis du 21ème siècle. Et à son âge, la question cruciale de la succession semble se poser. Le New York Times Magazine publie un long article au sujet de Tenzin Gyatso, 14ème Dalai Lama. Ce qu'il faut retenir :

 
  • On l'oublie parfois, mais le Dalai Lama ne demande plus l'indépendance du Tibet. La Chine a envahi le Tibet en 1950. Après la rébellion du Tibet, notamment provoquée par les famines du "Grand bond en avant" de Mao, le Dalai Lama part en éxil et forme un gouvernement en exil du Tibet en Inde, demandant l'indépendance du Tibet. Mais devant la réalité de l'inflexibilité chinoise, en 1988 le Dalai Lama a réévalué ses exigences et il ne demande plus qu'une "vraie autonomie" du Tibet au sein de la Chine.
  • Le Dalai Lama a même renoncé à son rôle politique. Traditionnellement, le Dalai Lama est le chef spirituel et temporel du Tibet, qui historiquement est une théocratie (une théocratie bouddhiste, mais une théocratie néanmoins). Mais en 2011, l'actuel Dalai Lama a renoncé à son rôle temporel, déclarant vouloir se concentrer sur son rôle spirituel et son engagement social. Le Kalon Tripa, premier ministre du gouvernement du Tibet en exil, l'Administration centrale du Tibet, traditionnellement nommé par le Dalai Lama, est démocratiquement élu depuis 2011. 
  • La cause du Tibet semble plus compromise que jamais. Dans les années 1990, après la Chute du Mur de Berlin, il semblait inévitable que la mondialisation apporterait la démocratie et l'autonomie à travers le monde, et la Chine était mal perçue à cause des massacres de Tien An Men. Il semblait donc naturel de soutenir la cause du Tibet. Aujourd'hui, avec l'influence politique croissante de la Chine, le Dalai Lama a moins de marges de manoeuvre. Même le pape François aurait refusé de recevoir le Dalai Lama. Narendra Modi, premier ministre indien, qui héberge pourtant le gouvernement tibétain en exil, n'a reçu le Dalai Lama que la nuit et sans annonce officielle. Pendant ce temps-là, la stratégie du gouvernement chinois de "sinisation" du Tibet semble fonctionner : de fait, le gouvernement chinois a apporté de nombreuses infrastructures et la croissance, et sa politique d'encourager les chinois ethniques à s'installer au Tibet pour "noyer" la culture tibétaine dans la culture chinoise continue. Et l'idée de souveraineté nationale est extrêmement puissante en Chine, qui ne cède sur aucun point, qu'il s'agisse de Taiwan ou de la Mer de Chine du Sud. 

 

Dans ce contexte, la question de la succession du Dalai Lama est très épineuse : 

  • Les chinois veulent choisir la prochaine réincarnation du Dalai Lama. Dans la religion tibétaine, chaque nouveau Dalai Lama est la réincarnation du précédent Dalai Lama. Le gouvernement chinois a annoncé qu'ils décideraient qui serait la réincarnation du prochain Dalai Lama. Cela peut prêter à sourire, mais c'est un problème politique très sérieux. Après la mort du Dalai Lama, on pourrait se retrouver avec deux Dalai Lama, un pro-Chine et un pro-Tibet.
  • En partie en réponse à cette décision chinoise, le Dalai Lama a déclaré qu'il pourrait tout simplement ne pas se réincarner. Il a déclaré à plusieurs reprises que l'institution du Dalai Lama avait fait son temps. A une conférence, lorsqu'on lui a demandé s'il comptait se réincarner, il a répondu tout simplement par une exclamation : "Non !"
  • Pourtant, la question de la succession du Dalai Lama est très importante pour l'avenir de la communauté tibétaine. Aujourd'hui, la communauté tibétaine est fracturée : entre tibétains en Chine, tibétains en Inde, et tibétains en exil à travers le monde ; entre l'élite issue du gouvernement tibétain en exil, autour de laquelle plane des allégations de népotisme et de corruption, et les autres tibétains ; entre les partisans de l'indépendance et ceux de l'autonomie. Il y a également une division religieuse : la communauté Shugden vénère la divinité Dorje Shudgen et prétend que le Dalai Lama a interdit cette pratique aux tibétains (le Dalai Lama répond que s'il la désapprouve, il ne l'interdit pas). Pour l'activiste et poète tibétain Tenzin Tsundue, qui a parfois critiqué le Dalai Lama, son absence créera un vide pour la communauté tibétaine. Le frère du Dalai Lama, Tenzin Choegyal, a purement et simplement déclaré : "Une fois que sa sainteté est partie, c'est fini pour nous."

 

Face tous ces problèmes, le Dalai Lama semble pourtant assez détaché. Après tout, le bouddhisme prône le détachement de tout. Il semble pencher pour la décision de ne pas se réincarner, mais il n'a jamais complètement fermé la question. Il a abandonné son rôle politique. Mais il semble aussi de plus en plus détaché de son rôle spirituel. Il a remis en question, donc, l'institution même du Dalai Lama, mais également des textes sacrés bouddhistes. De plus en plus souvent, il préfère s'exprimer devant des publics non religieux, et il préfère parler d'"éthique laïque" et de spiritualité générique que de bouddhisme en tant que tel. Il semble plus attiré par son rôle de sage ou d'intellectuel international, adulé par Hollywood et la jet set, que son rôle de chef, politique ou religieux, du peuple tibétain. 

Dans un discours récent, il a développé l'idée que le "Tibet" n'est pas une entité géographique, politique, ou même culturelle, mais une idée noble, une manière différente de vivre et d'être dans le monde. On peut voir ça comme une réponse pragmatique aux réalités politiques difficiles du Tibet, une réinvention intelligente et une manière de transmettre le plus possible de l'héritage du Tibet dans l'avenir ; certains tibétains le voient comme un abandon de ses responsabilités.

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