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Les syndicats majoritaires dans l’entreprise ont refusé le retour aux 39h en échange d’un maintien de l’emploi.
© Reuters
Les syndicats majoritaires dans l’entreprise ont refusé le retour aux 39h en échange d’un maintien de l’emploi.
Fin d'une époque

Smart et la mort lente de l’anarcho-syndicalisme

Publié le 29 octobre 2015
Alors que les syndicats majoritaires dans l’entreprise ont refusé le retour aux 39h en échange d’un maintien de l’emploi, les salariés, eux, ont voté en sa faveur mercredi 28 octobre. CFTC et CGC, qui représentent 47% des salariés, ont d’ailleurs signé le texte négocié avec la direction.
Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Éric Verhaeghe
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Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Alors que les syndicats majoritaires dans l’entreprise ont refusé le retour aux 39h en échange d’un maintien de l’emploi, les salariés, eux, ont voté en sa faveur mercredi 28 octobre. CFTC et CGC, qui représentent 47% des salariés, ont d’ailleurs signé le texte négocié avec la direction.

Le referendum de l’usine Smart met en difficulté le syndicalisme français traditionnel.

La France a toujours été fâchée avec le syndicalisme d’adhésion et de représentation des salariés. Elle lui a préféré, à la différence de ses voisins, un syndicalisme de rupture, de confrontation, dont la Charte d’Amiens en 1906 fut à la fois l’acte de naissance et l’emblème séculaire. Exproprier les patrons au lieu de négocier avec eux, tel était le mot d’ordre de cet anarcho-syndicalisme, qui se méfiait autant des partis politiques que des logiques de "dialogue social" comme on dit aujourd’hui.

La Grande crise de 2008 précipite la décomposition de ce modèle fondé sur le recours à la grève comme moyen de pression et comme manifestation symbolique de l’action collective. Progressivement, la négociation et l’action juridique se substituent à ces formes anciennes. De son côté, le monde patronal recourt volontiers au référendum pour couper l’herbe sous le pied du syndicalisme de combat.

Le référendum comme nouvelle arme patronale

Longtemps, les grandes confédérations représentatives sont parvenues à bloquer le droit patronal au référendum d’entreprise. Elles avaient toutes bien compris la menace qui pesait sur leur représentativité. Alors que le délégué syndical est désigné par son organisation et tient sa légitimité de cette désignation, le référendum instaure le principe de l’élection et court-circuite l’intermédiation syndicale.

L’affaire Smart le montre. Alors que les syndicats majoritaires dans l’entreprise sont hostiles à un accord de compétitivité qui augmente le temps de travail et diminue les rémunérations en échange d’un maintien de l’emploi, les salariés (et singulièrement les cadres) ont voté en sa faveur. Deux syndicats (CFTC et CGC), qui représentent 47% des salariés aux dernières élections au comité d’entreprise, ont d’ailleurs signé le texte négocié avec la direction.

La manoeuvre patronale est redoutable, dans la mesure où elle tue la légitimité des « corps intermédiaires » que sont les délégués syndicaux et les élus au comité d’entreprise, au profit d’une démocratie directe dont personne n’a mesuré jusqu’ici les effets structurants à long terme.

La victoire du syndicalisme de négociation

Juridiquement, les syndicats majoritaires de Smart (CFDT et CGT) peuvent faire valoir leur droit d’opposition à l’accord négocié par les minoritaires. Toute la difficulté dans le cas présent tient aux résultats du referendum organisé dans l’entreprise. Les opposants à l’accord sont majoritaires aux élections au comité d’entreprise, mais ils sont minoritaires sur la question de l’accord de compétitivité soumis au referendum.

Pour les majoritaires, la situation est évidemment intenable. Ils remporteront incontestablement une victoire juridique, en bloquant un accord qu’ils condamnent. Mais, politiquement, leur défaite sera durable et bien plus large que les murs de l’entreprise elle-même. Ils vont en effet administrer la preuve que les « corps intermédiaires » profitent de rentes ennemies de l’emploi et s’opposent par tous les moyens à la volonté des salariés.

La même rupture était apparue de façon embryonnaire dans le conflit Sephora où les syndicats du commerce parisien s’opposaient à une ouverture le dimanche qui avait reçu des soutiens parmi les salariés du groupe.

D’une certaine façon, la direction de Smart est parvenue à cornériser l’ensemble de l’anarcho-syndicalisme en dévoilant la fragilité de ses bases « politiques »: une stratégie de contestation peut être ruinée par un recours au referendum interne.

L’action juridique plutôt que la grève

L’arme du referendum constitue donc un véritable séisme pour le syndicalisme français traditionnel, celui hérité de l’arrêté ministériel qui reconnaissait une présomption irréfragable de représentativité à la bande ces 5 choisis par le pouvoir comme dignes d’exister: la CGT, la CFDT, la CFTC, la CGC et FO. Désormais, l’action syndicale "représentative" selon le bon vouloir du prince entre en concurrence avec l’expression libre des salariés.

Cette concurrence nouvelle a pour premier effet de disqualifier fortement la grève, ou en tout cas de la rendre périlleuse. Un syndicat qui appelle au conflit et qui est démenti par un referendum organisé par la direction se met en position extrêmement délicate au sein de l’entreprise et y perd pour longtemps sa crédibilité.

Cette modification du rapport de force explique que les organisations les plus dynamiques comme le Clic-P, l’intersyndicale du commerce parisien, aient d’ores et déjà changé leur fusil d’épaule. Au lieu d’organiser des grèves ou des conflits ouverts avec les employeurs, ces organisations utilisent plutôt leur qualité à agir devant les tribunaux pour obtenir des condamnations contre les entreprises qui dérogent de façon défavorable aux textes légaux en vigueur.

Ce changement de stratégie risque toutefois d’être fortement contrarié par la future loi sur le dialogue social. Dans l’hypothèse où les entreprises auraient désormais la faculté de déroger à la loi sur un certain nombre de chapitres par accords majoritaires, l’action juridique sera de plus en plus complexe à mener. Ce petit point technique risque donc de rendre les discussions sur ce texte particulièrement houleuses et tendues.

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thymthym711
- 30/10/2015 - 00:13
Politiques et représentants syndicaux
Discréditer totalement les syndicats conduira à leur disparition. Les salariés, les intérêts des salariés seront alors défendus par qui ?
Certes les syndicats ont besoin d’être réformés mais surtout pas anéantis.
Les syndicats ne sont pas responsables de la situation actuelle du pays. Les politiques si. Pourtant personnes ne parle de supprimer tous les partis politiques et les assemblées élues à tous les niveaux. Cela mènerait à quoi ?
D’après certains ce sont les lois et règlements qui empêchent les entreprises de mieux fonctionner. A cause du contenu du code du travail les entrepreneurs n’osent pas développer leurs entreprises, n’osent pas embaucher. Un entrepreneur qui « n’ose pas » est-il un entrepreneur ?
Il faut être prudent ! Le salarié serait trop protégé par le code du travail ! Selon ce qui sera supprimé dans le code du travail, cela reviendra à supprimer les vaccins en période d’épidémie tout en étant persuadé qu’il y aura moins de malades ou que les malades guériront grâce à cette bouffée d’oxygène donnée aux entreprises.
thymthym711
- 29/10/2015 - 23:59
Référendum contre représentativité syndicale
Pourquoi avons-nous des élus, politiques ou syndicaux ? Pour que les choses fonctionnent mieux.
Un référendum permet de consulter l’ensemble des citoyens, non quelques dizaines ou centaines de salariés d’une entreprise. Un référendum doit porter sur les questions qui touchent de manière essentielle la nation dans son ensemble. Permettre aux entreprises d’avoir « leurs propres lois » quant au travail des salariés conduira à ne plus avoir de lois communes à tous. Cela éclatera encore un peu plus la communauté nationale.
Malheureusement les dirigeants tiennent compte des référendums uniquement quand ils leur sont favorables. Il n’y a qu’à voir ceux qui ont eu lieu en France ou en Europe ces dernières années.
Par exemple il est évident que s’il n’y avait pas de SMIC certains salariés toucheraient 500 euros en fin de mois pour un temps complet ou plus que complet. A charge pour l’Etat de verser des allocations pour leur permettre de vivre décemment. C’est-à-dire que l’Etat devrait prélever sur les salaires plus élevés ce qu’il faudrait rajouter au revenu des salariés pauvres. Tout le monde gagnerait moins et l’économie s’en ressentirait.
tubixray
- 29/10/2015 - 16:20
Camarades méfiance = les salariés réfléchissent
J'en connais qui avec un CAP ont autant de clairvoyance et de culture que des bac + 5 / 7 mais il est clair que l'ouvrier que son syndicat menait pas le bout du nez tend à disparaitre ....