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© Reuters
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Effet boomerang

Inquiétude à gauche : pourquoi le nouveau mode de scrutin pour les départementales pourrait se transformer en prime pour la droite et le FN

Publié le 06 mars 2015
En lançant la réforme du mode de scrutin des élections cantonales, la gauche pourrait avoir causé sa propre perte. Le scrutin majoritaire risque de favoriser l’opposition de droite, en tête des sondages, qui réunit les mécontents du gouvernement socialiste.
Vincent Pons
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Ancien élève de l'Ecole normale supérieure et du MIT, Vincent Pons est professeur d'économie à Harvard et co-fondateur de la société Liegey Muller Pons, spécialisée en stratégie électorale. Twitter : @VinPons
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Yves-Marie Cann
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Yves-Marie Cann est politologue, spécialiste de l’Opinion publique. Il a dirigé les études d'opinion (Politique, société et affaires publiques) au sein de l'Institut CSA. Il est désormais Directeur des études politiques chez Elabe, cabinet d'...
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En lançant la réforme du mode de scrutin des élections cantonales, la gauche pourrait avoir causé sa propre perte. Le scrutin majoritaire risque de favoriser l’opposition de droite, en tête des sondages, qui réunit les mécontents du gouvernement socialiste.

Atlantico : Aux prochaines élections départementales, qui auront lieu à la fin du mois, les cantons seront redécoupés. L'élargissement des zones d'élections renforcera-t-il le vainqueur ? Quelles en sont les conséquences ?

Vincent Pons : Les élections départementales sont un scrutin de type majoritaire, ce qui a pour conséquence de donner une prime au parti majoritaire en voix. Cet effet sera encore plus important lors de cette élection que lors des précédentes élections cantonales, en raison de l'augmentation de la taille des cantons. Pour l'illustrer, on peut imaginer un cas extrême où la taille des grandons aurait été agrandie au point qu'il n'y aurait plus qu'un seul canton par département. Le parti qui fait 51% des voix dans ce canton remporterait ainsi 100% des conseillers.

Les partis pas majoritaires à l'échelle du département mais qui arrivaient à parvenir en tête dans des petits cantons seront absorbés dans les zones plus larges correspondant aux nouveaux cantons. Le parti majoritaire dans le département a donc de grandes chances d'être majoritaire dans un nombre plus important de cantons dans ce département.

Cet effet aura pour conséquence de rendre en moyenne les majorités plus fortes. Pour les partis qui vont perdre ces élections, la défaite sera encore plus salée si l'on regarde le nombre de conseillers plutôt que la fraction de voix obtenue. Avec moins de conseillers, il est plus difficile de faire entendre sa voix dans les conseils départementaux. Cela entraîne aussi une diminution du nombre d'élus pour le parti perdant, ce qui serait d'autant plus grave pour le Parti socialiste qui en a perdu beaucoup aux dernières élections municipales. C'est important à moyen terme car les indemnités des élus sont une manne financière importante pour les partis. Au PS, par exemple, les élus reversent en moyenne 10% de leur salaire au parti. Le fait d'avoir moins d'élus signifie aussi qu'il y a moins de gens engagés dans les campagnes futures. Et pour beaucoup, devenir conseiller général est une première étape importante pour l'apprentissage des ressorts de la politique avant de se présenter à une élection plus importante.

L'opposition n'a eu de cesse de dénoncer cette réforme des élections départementales. Pourrait-elle malgré tout devenir favorable à la droite, voire à l'extrême-droite ?

Yves-Marie Cann : Cela pourrait effectivement leur être très favorable si l'on se base sur les enquêtes d'intentions de vote réalisées ces dernières semaines, et notamment la dernière que nous avons mené au CSA pour BFM TV. On voit bien que les deux principales forces politiques qui dominent aujourd'hui l'espace politique sont le Front national, à 29% d'intentions de vote, et le bloc de la droite et du centre, qui font alliance dans un certain nombre de cantons et de départements, qui représente 35% des intentions de vote.

On sait très bien qu'un mode de scrutin n'est jamais tout à fait neutre dans la composition politique des assemblées issues du suffrage universel. Le scrutin majoritaire privilégie une logique majoritaire et par là-même la constitution de majorités politiques claires au sein des assemblées. Le scrutin proportionnel quant à lui vise plutôt à représenter la diversité des opinions politiques des électeurs. Le scrutin majoritaire privilégie donc naturellement les forces politiques qui arrivent en tête et qui bénéficient d'une dynamique dans un scrutin.

Plus la circonscription est grande, plus la prime à la force politique dominante au sein du territoire sera importante. Le scrutin des prochaines départementales se faisant dans le cadre d'un nouveau découpage territorial avec des cantons en moyenne deux fois plus grands qu'auparavant, il devrait mécaniquement amplifier le mouvement de bascule, notamment en faveur de la droite et du centre dans de très nombreux cantons et donc dans de très nombreux départements.

Le fait d'avoir réduit de moitié le nombre de canton atténue aussi le poids des effets de notabilité, qui pouvait être très fort dans les élections cantonales par le passé. Cela renforce le poids des étiquettes politiques et donc la nationalisation du scrutin, ce qui risque de favoriser la traduction politique et donc électorale du mécontentement que l'on observe aujourd'hui à l'égard de la gauche en général, et plus particulièrement du Parti socialiste et de l'exécutif en raison de mauvais résultats sur les sujets économiques et sociaux. Les sortants de gauche pourraient se retrouver laminés en deux temps : d'abord par l'élimination d'un grand nombre d'entre eux dès le premier tour compte tenu des hauts niveaux attendus pour le Front national et de la bonne résistance des candidats de la droite et du centre. Lorsqu'il y a aura des candidats de gauche qualifiés pour le second tour, le contexte national risque encore de jouer en leur défaveur avec la victoire des candidats opposés de l'UMP, du centre mais aussi du Front national.

Quelles zones sont principalement concernées par ce phénomène ?

Vincent Pons : Avec ma société de conseil, Liegey Muller Pons, nous avons essayé de projeter les résultats des cantonales de 2008 et 2011 dans les nouvelles frontières. On se rend compte qu'en moyenne le parti majoritaire pour chaque département remporte cinq points de pourcentage supplémentaires de conseillers. Si, par exemple, le parti majoritaire avait 55% de conseillers, il en aurait en moyenne 60% dans la nouvelle configuration. Cette prime supplémentaire au parti majoritaire peut être très forte dans certains départements et faible ou inexistante dans d'autres. C'est assez compliqué de faire cette projection car les grandes villes sont souvent découpées en plusieurs cantons. Projeter les résultats antérieurs dans les nouvelles frontières devient alors difficile car il faut aller regarder bureau de vote par bureau de vote de quel côté des nouvelles frontières ils se situent. Or nous n'avons en général pas les limites des bureaux de vote. Notre étude a donc été faite sur les cantons les plus simples qui sont la somme d'anciens cantons ou de communes.

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Commentaires (2)
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l'enclume
- 07/03/2015 - 10:48
c'est qui, qui, qui ??????
vangog - 06/03/2015 - 09:29 C'est qui le parti majoritaire? C'est le FN!
vangog
- 06/03/2015 - 09:29
C'est qui le parti majoritaire? C'est le FN!
Mais l'UMPS sera ligué contre lui au second tour, faisant mentir Sarko-le-tricheur (encore une fois, le pif qui s'allonge...) et rendant cette alliance de dupes majoritaire au second tour. Les résultats de l'élection importeront moins que les résultats de la politique UMPS: des échelons administratifs coûteux et inefficaces, plus une augmentation des impôts locaux apres élections de dupes, comme nous l'annoncent tous les analystes lucides non inféodés au pouvoir UMPS.