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Celui que l'on surnomme "Jihadi John"
Ça a saigné !

John l’égorgeur islamiste, Adriano le pollueur, Jens le banquier, etc... Et le titre de pire monstre de la planète 2014 est attribué à…

Publié le 02 janvier 2015
L'année écoulée a été marquée par de nombreux événements, souvent sanglants, inquiétants voire terrifiants. Rétrospective de 2014 à travers quelques personnages et faits sélectionnés par Atlantico particulièrement odieux, crapuleux... et parfois ingénieux.
Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la...
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L'année écoulée a été marquée par de nombreux événements, souvent sanglants, inquiétants voire terrifiants. Rétrospective de 2014 à travers quelques personnages et faits sélectionnés par Atlantico particulièrement odieux, crapuleux... et parfois ingénieux.

1) Djihadi John dans la catégorie des égorgeurs islamistes

Alain Rodier : L'année 2014 a été marquée par la proclamation du Califat Islamique par Abou Bakr al-Baghdadi. Ce mouvement qui est l'héritier de l’État Islamique d'Irak (EII) né en 2006 à la mort d'Abou Moussab al-Zarqaoui qui en reste le "maître à penser". Déjà, sa folie meurtrière avait été remarquée et même réprouvée par Al-Qaida central. Le mouvement, fortement étrillé en 2008 par les Américains s'était mis en relatif sommeil. La rébellion syrienne lui a permis de renaître de ses cendres, le combat étant porté en Syrie. L'EII est alors devenu l'Etat Islamique d'Irak et du Levant (EIIL). A la fin 2013, le combat a été porté à nouveau en Irak avec la conquête d'une partie de la province d'al-Anbar sans que la communauté internationale ne s'en émeuve outre mesure. Ce n'est que lorsque Daech (traduction de l'acronyme de "Etat Islamique" en langue arabe) a porté le fer vers le Kurdistan et Bagdad que l'Occident s'est réveillé. De plus, ce mouvement qui s'en était pris aux populations civiles en Syrie et en Irak massacrant des centaines de civils, s'est attaqué aux otages occidentaux qu'il détenait. La spécificité de ces horreurs est que Daech les a médiatisées dans une volonté de propagande. Il s'agissait de terrifier ses adversaires, d'asservir les populations et d'attirer un certain nombre de volontaires. Parmi eux, de nombreux combattants étrangers ont rejoint cette terre de djihad, majoritairement des Maghrébins, des Saoudiens, des Caucasiens et des Européens. C'est parmi ces derniers qui étaient généralement affectés à des tâches subalternes qu'il a été décidé d'en transformer un certain nombre en geôliers pour les otages occidentaux. Au début, il s'agissait de se faire comprendre de ces malheureux qui, pour la plupart, ne parlaient pas l'arabe. Cela facilitait la vie au quotidien. Puis l'ordre a été donné de les assassiner froidement les uns après les autres en diffusant largement ces abominations. Le but était de "punir" les Américains puis les Britanniques de leur entrée en guerre contre Daech. 

L'idée a alors été de mettre en scène un exécuteur en chef qui soit un Occidental. Et c'est ainsi qu'est apparu "Jihad John" aussi appelé "John le geôlier". Pourquoi lui puisqu'il y avait d'autres Occidentaux dont des Français parmi eux ? Les victimes étant anglo-saxonnes, il a vraisemblablement évalué que le message serait plus porteur, et comme Daech n'avait pas d'Américain sous la main, le Britannique qui semblait le plus décidé a été désigné. Il y avait un groupe surnommé les "Beatles" ce qui veut dire qu'il y en avait donc au moins trois autres. Les médias britanniques ont bien donné une identité à ce tueur mais celle-ci n'est pas confirmée par les autorités. Dans la dernière vidéo montrant l'égorgement puis la décapitation de 18 militaires syriens ayant eu lieu en novembre, Jihad John apparaît même en "maître de cérémonie" vêtu de son uniforme noir, encagoulé comme un bourreau alors que les autres assassins (qui portent tous le même uniforme impeccable) agissent à visage découvert (parmi eux, il y a au moins un Français). Pour Jihad John, c'est la consécration de "chef boucher". Les motivations de ce triste individu ne pourront être connues que s'il est arrêté dans l'avenir. Ce qui semble certain, c'est que la thèse de la folie pourra être difficilement défendue dans son cas. Il semble en effet agir par conviction et quant à l'horreur de ses actes, "il n'y a que le premier qui compte". Après, il y a un phénomène d'accoutumance. Son cas peut être comparé à ces jeunes enfants enlevés par les cartels mexicains qui sont décérébrés par leurs geôliers. Ces derniers les maltraitent et les obligent à assassiner de la manière la plus abjecte qui soit des personnes prises au hasard. Ensuite, pour ces jeunes sicarios, torturer, pendre, décapiter, démembrer, sont des actes naturels.

Le cas de Boko Haram est un peu différent. Les abominations que les activistes commettent sont moins médiatisées que celles de Daech. Peut-être un manque de moyens de communications ? L'enlèvement des écolières (qui a été suivi par la campagne "bring back our girls") qui a été suivi par beaucoup d'autres (moins médiatisés) a un objectif précis : donner de la "chair fraîche" aux jeunes combattants qui s'enrôlent sous la bannière de Boko Haram. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à des centaines de femmes yazidi en Irak. Pour les chefs jihadistes, cela participe à la motivation des troupes. C'est vraiment le "retour aux origines" prôné par les salafistes-jihadistes : l'esclavage.

2) Le soldat inconnu dans la catégorie conflits

Autre grand événement marquant de 2014, le vol MH17 de la Malaysia Airlines qui a été abattu en Ukraine en juillet...

Alain Rodier : Seule certitude : l'appareil a été abattu. Tout le monde est suspendu aux conclusions des différentes commissions d'enquête qui, curieusement, se font attendre. Pour quelles raisons ? Lorsqu'il y a un crime, car c'est bien un crime, les enquêteurs se posent toujours la question : "à qui profite l'assassinat ?". Je retourne la question : "à qui ne profite pas cet assassinat de masse ?" . La réponse me semble évidente : à la Russie qui n'avait aucun intérêt à donner un argument supplémentaire à l'Occident pour la mettre au ban des nations. En deuxième, Kiev pouvait vouloir faire accuser les indépendantistes de cette horreur, mais les dirigeants ukrainiens sont-ils aussi tordus ? Quant aux rebelles, ils n'avaient pas vraiment d'intérêt non plus à commettre ce forfait. Seuls ceux qui ont tiré ont la réponse et bien sûr, ils ne s'en vantent pas.

J'ai peur que ce ne soit qu'une tragique "bavure" venant d'un côté ou de l'autre. Or, les rebelles n'ont pas d'aviation donc les forces légalistes n'avaient pas de raisons de tirer un missile sol-air. Ce ne serait pas la première fois dans l'Histoire. Il suffit de rappeler aux Américains la destruction du vol 655 d'Iran Air par l'USS Vincennes le 3 juillet 1988. Il n'y a jamais eu de sanctions officielles (bien au contraire).

3) Les jeunes tueurs ivres du père de famille assassiné à Roubaix alors qu'il se plaignait de tapage nocturne dans la catégorie sauvagerie

En France, cette fois, plusieurs faits divers ont ébranlé le pays, comme l'assassinat début août d'Ahmed Boudaoud, un père de famille poignardé à Roubaix (Nord) car il se plaignait de tapage nocturne, l'homme qui a été poussé dans le métro à Marseille en juillet ou encore le viol d'une jeune femme de 18 ans en région parisienne en avril. D'autres événements, comme les propos antisémites entendus lors des manifestations pro-palestiennes à Paris en juillet ou la séquestration à caractère antisémite d'un couple à Créteil début décembre ont eux aussi marqué une année qui a vu la recrudescence des faits de séquestrations, qui ont augmenté de 25 % en un an. 

Patrice Ribeiro : On constate une hausse des violences acquisitives, c’est-à-dire dans le but de prédation comme lors des séquestrations et des actes de home jacking. Les voyous s’adaptent au terrain comme le font les militaires. Les établissements bancaires, les commerces de proximité et les domiciles des particuliers sont de plus en plus sanctuarisés et bunkérisés. Les malfaiteurs s’attaquent du coup à des choses plus faciles et s’en prennent à ce qu’il y a de plus faible en nous : l’aspect humain. Il n’est pas difficile de faire peur quand on s’attaque à ses proches, à ses enfants… Le home-jacking et la séquestration permettent de tirer un bénéfice immédiat de quelqu’un en déverrouillant l’acquisition : le code d’un coffre, d’une carte bleu, les bijoux…

Les séquestrations peuvent prendre plusieurs formes : les mafias chinoises avec enlèvements d’enfants, de bébés, de femmes… tout ça reste au sein de la communauté ; ensuite la séquestration qui n’est qu’un prétexte au versement d’une rançon. On peut enfin évoquer les règlements commerciaux liés à la drogue dans les cités. Cela ne passe pas par les prudhommes ou par les tribunaux de commerce mais par l’auteur principal ou la famille de l’auteur principal que le malfaiteur va travailler au corps pour qu’elle paye sa dette. La personne séquestrée peut alors prendre des coups dans une cave. Dans le domaine des séquestrations, certains chiffres "noirs" n’entrent pas dans les statistiques car il n’y a pas de plainte. C’est ce qui est lié au carottage et à tous les différends commerciaux dans le domaine de la drogue. Il y a petit à petit un glissement des pratiques qui étaient auparavant l’apanage du grand banditisme. Ces pratiques se démocratisent car il y a des enjeux financiers importants. Par conséquent, les techniques suivent et les proportions vont avec.

En ce qui concerne l'antisémitisme, il est est difficile de quantifier les actes antisémites avérés c’est-à-dire les insultes et les violences. Il y a souvent des motivations crapuleuses adossées à des préjugés antisémites. Il faut toujours se demander la motivation d’un acte avant de parler d’antisémitisme. La montée des tensions est toutefois évidente et il fait moins bon aujourd’hui de se balader avec une kippa à Créteil qu’il y a 10 ans. 

Gil Mihaely : En ce qui concerne les événements antisémites, il n’y a rien eu de nouveau. Que ce soit la tuerie du Musée juif de Bruxelles, les violences et les propos autour des manifestations sur Gaza cet été ou encore la séquestration, le cambriolage et le viol à Créteil : malheureusement nous avons déjà vécu ce genre d’événements par le passé. Loin de devenir rares, nous sommes obligés de constater en fin d’année que ce genre de choses sont aujourd’hui presque banalisées. Les phénomènes graves que l’on aurait voulu croire marginaux s’inscrivent finalement dans la durée.

Les soubresauts du conflit au Proche Orient sont accompagnés de violences antisémites en métropole, comme s’il s’agissait de choses naturelles pour certains de nos compatriotes. Les préjugés anti-Juifs (primaires) comme ceux exprimés par Youssouf Fofana de l’ancien gang des barbares animent toujours des jeunes, comme on l’a pu constater récemment à Créteil… et cela dans un quartier pourtant réputé pour la bonne entente entre les différentes communautés. Des personnes qui connaissaient personnellement des Juifs étaient capables des pires fantasmes les concernant alors qu’elles les croisaient tous les jours dans la rue ou dans les escaliers. Après l’affaire Ilan Halimi de janvier 2006 on ne s’attendait pas à ce que cela se reproduise. Ce bilan accablant est aggravé  par "le djihadisme au coin de la rue" comme celui pratiqué par Mohamed Merah qui a de nouveau frappé cette année à Bruxelles. Malheureusement, prévoir d’autres cas de ce genre ne relève pas du pessimisme, mais d'un pur réalisme lucide.

4) Vicente Carrillo Fuentes à la tête du cartel de Juarez dans la catégorie des mafieux sanguinaires

Arrêté au mois d'octobre 2014, le cartel de celui que les Etats-Unis surnomment le "vice-roi" contrôle toute une partie du trafic de drogue et notamment l'approvisionnement vers les Etats-Unis. Direction le Mexique où les groupes mafieux liés à la drogue sont plus que jamais sur le devant de l'actualité. 

Alain Rodier : Le Mexique a attiré l'attention du monde avec l'enlèvement de 43 étudiants (et vraisemblablement leur assassinat). Ce n'est pas le fait qui est remarquable par lui-même car il n'est pas nouveau, le Mexique étant confronté à la sauvagerie des cartels depuis des années, mais la collusion des autorités politiques et policières locales qui a éclaté au grand jour. Tout le monde le savait, mais il n'y avait pas de preuves recevables jusqu'à présent (ou si peu).

Les autres Organisations Criminelles Transnationales (OCT), les mafias n'en étant qu'une composante (globalement, elles respectent certains codes dits "d'honneur" et ont un recrutement choisi) ont surtout tenté de ne pas se faire remarquer pour poursuivre leurs juteuses affaires. Il n'empêche que l'Afghanistan livre bien son héroïne à des destinataires, que les mafias turco-kurdes ont eu un grand rôle dans le financement des trafics issus d'Irak du Nord et de Syrie (pétrole, antiquités, etc.). Pour le reste, ce sont les opérations policières qui ont levé quelques lièvres en Italie (traditionnel), en Irlande et de nombreux réseaux nigérians de trafics d'êtres humains (prostitution) ont été découverts. Mais tout cela n'est que la partie émergée de l'iceberg, les OCT ayant investi l'économie légale. Je serais curieux de voir à qui profite le conflit ukrainien sachant que quelques grands boss sont issus de cet État (présents des deux côtés).

5) Adriano Giacobone dans la catégorie des pollueurs

D'autres criminels ont eux aussi fait parler d'eux cette année... dans le domaine de l'environnement. Interpol a ainsi publié une liste d'individus recherchés à travers le monde pour crimes contre l'environnement. Parmi les 9 criminels les plus recherchés de cette liste, l'Italien Adriano Giacobone, accusé de transport illégal et rejet de déchets toxiques. 

Stephan Silvestre : L’opération Infra-Terra d’Interpol

En novembre 2014, Interpol décidait de médiatiser l’opération Infra-Terra, visant à retrouver 139 malfaiteurs en fuite, recherchés pour atteinte à l’environnement. Parmi eux, d’importants chefs de réseaux de contrebande et de crime organisé, mais aussi des exploitants ayant enfreint la règlementation en matière de zones de pêche, de coupes forestières ou encore de stockage de déchets dangereux. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme Infra, qui vise à appréhender des malfaiteurs en fuite avec l’aide du public. Elle s’appuie sur la règlementation en vigueur dans les pays concernés et non sur un nouveau droit international en matière environnementale.

Mais, au-delà de sa simple efficacité opérationnelle, cette opération a surtout pour vocation de faire prendre conscience aux populations de la gravité des faits commis et de la sévérité des sanctions encourues. Si, en Occident, les esprits sont depuis longtemps sensibilisés à la nécessité de préserver la vie sauvage, il n’en va pas de même dans de nombreux pays émergeants. Ainsi, parmi les fugitifs les plus recherchés, se trouvent un Pakistanais (contrebande de trophées), un Mexicain (violation de la loi sur la pêche), un Zambien (trafic d’ivoire, arrêté), un Kényan (trafic de trophées), un Russe (organisation criminelle) ou encore un Indonésien (exploitation forestière illégale).

Ce type d’opérations sera certainement appelé à se renouveler avec le durcissement de la législation.

L’inquiétante pollution atmosphérique chinoise

Les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, qui devaient consacrer l’avènement industriel et économique de la Chine, furent surtout un révélateur mondial de la situation environnementale alarmante de ce pays, en particulier en matière de pollution atmosphérique. Depuis cette date, l’Empire du Milieu produits d’incessants efforts pour redresser la barre. De nouvelles normes anti-pollution sont régulièrement édictées, la plupart des grandes villes limitent le nombre d’immatriculations de nouveaux véhicules, ou encore l’exploitation minière est mieux contrôlée. Le levier répressif est aussi largement actionné : près de 200 000 entreprises ont été sanctionnées en deux ans pour infraction à la règlementation environnementale.

Mais ces efforts semblent produire bien peu d’effets et les nuages de pollution continuent de s’épaissir dans les villes, comme ont pu le constater les athlètes lors du dernier marathon de Pékin en octobre. En cause, le recours toujours croissant au charbon comme principal combustible pour produire de l’électricité. En concentrant la moitié de la consommation mondiale de cette ressource sur son territoire – et singulièrement sur la côte est où sont installées les populations -, la Chine s’inflige une plaie pour encore de nombreuses décennies. Et, malheureusement, elle n’a toujours pas entamé de retour en arrière car de nouvelles centrales à charbon continuent à sortir de terre chaque mois.

L’abandon de l’électronucléaire allemand

À la suite de l’accident de Fukushima, Angela Merkel fit le pari audacieux et controversé de l’abandon de la filière électronucléaire en Allemagne. Suite à cette décision, et à l’arrêt des premiers réacteurs, le charbon prit son essor comme combustible de substitution pour produire de l’électricité, en raison de son faible coût et au grand dam de ses voisins européens. D’une façon plus générale, le charbon a eu tendance à supplanter le gaz dans les centrales thermiques européennes. D’autres conséquences économiques néfastes ont été observées avec des difficultés financières pour les opérateurs allemands d’électricité et des réorientations industrielles forcées à des groupes comme Siemens.

Mais Mme Merkel visait le long terme, pariant sur la montée en puissance des énergies renouvelables (ENR). L’année 2014 semble lui donner raison : pour la première fois, la filière thermique marque le pas, avec une production en baisse de 7%, tandis que les ENR, hydroélectricité incluse, montaient de 3,3%, pour représenter maintenant plus de 25% du mix électrique allemand. Les ambitions de la chancelière sont élevées et le chemin est encore long avant que les ENR dominent la production nationale d’électricité.

Cependant, ce succès industriel s’accompagne d’un important coût sociétal, qui fait toujours débat en Allemagne : le prix du kWh électrique est devenu exorbitant, près de deux fois celui que nous trouvons en France. Ce surcoût est dû d’une part à un coût de production rendu supérieur par les installations ENR, et d’autre part à une fiscalité près de quatre fois plus lourde chez nos voisins pour pouvoir financer les infrastructures nécessaires.

La question de savoir si le jeu en valait la chandelle ne sera tranchée que dans quelques décennies. Mais force est de constater que peu de pays ont adopté ce modèle.

La chute du prix du pétrole

L’année 2014 a aussi été marquée par la baisse spectaculaire du prix du pétrole, de près de 50% entre juin et décembre. Si cette  chute constitue un événement bénéfique pour les pays consommateurs, elle s’inscrit à contresens des efforts menés dans le cadre de la transition énergétique, qui cherche à remplacer les ressources fossiles. Pour le moment, la consommation de carburants n’a pas fait de bon spectaculaire. Pour qu’un tel effet se fasse sentir, il faudrait que les prix restent durablement bas, de sorte que les consommateurs modifient leurs usages. Mais il faut se méfier d’une telle situation. Si les prix restaient bas, l’économie s’adapterait à ces prix. Or, nul doute que les prix remonteront en 2015, une fois que l’Arabie Saoudite aura estimé avoir suffisamment asséché sa concurrence. Et c’est là que cela fera mal.

Mais la vraie transition ne viendra pas par le prix du pétrole. Elle viendra par la technologie. L’année 2014 pourra rester dans les annales de l’automobile par la première commercialisation d’une voiture à pile à combustible, la Mirai de Toyota. L’hydrogène sera probablement le vrai concurrent du pétrole au cours du XXIe siècle. 

6) Le hacker anonyme dans la catégorie pirate informatique

Dans le domaine informatique, les hackers n'ont pas été en reste en 2014... 

>> A lire également : 2014, l’année des pirates : retour sur les pires attaques de hackers

Fabrice Epelboin : 2014 aura été une année charnière dans la perception par le grand public et les entreprises de la réalité de la “révolution internet”. L’équilibre des forces sociales et politiques sous jacentes à cette révolution a été profondément et durablement bouleversé. Internet, après avoir été marketée comme une opportunité durant plus d’une décennie par des “experts” toujours prêts à dégainer la dernière nouveauté “2.0” censée résoudre le problème du jour, cet internet qui est désormais au cœur de nos vies, est désormais perçu également comme un risque. Un risque de disruption pour les entreprises qui pensaient pouvoir se reposer sur leurs acquis et à qui Uber et AirBnB ont rappelé que nul n’était à l’abri d’une obsolescence quasi instantanée. Un risque de disruption pour les entreprises comme Sony dont le piratage - un temps attribué gratuitement à la Corée du Nord - s’est avéré être plus vraisemblablement l’œuvre d’un ex-employé, glaçant le sang de tous les DRH de la planète en mesure de comprendre l’implication d’un tel acte pour leur métier. Un risque de disruption pour Sony - encore lui - et Microsoft, dont les réseaux servant de colonne vertébrale à leurs consoles de jeu a été mis en panne, là encore, par des hackers, le soir de Noël.

En dehors des activités parfois criminelles de ces derniers, ils auront surtout révélé la précarité du concept de vie privée au XXIe siècle en diffusant - entre autre - des éléments de la vie privée de stars, comme ce fut le cas lors du piratage de l’iCloud d’Apple à la suite duquel les photos intimes de nombreuses célébrités Hollywoodiennes avaient été rendues publiques. 2014 aura pourtant été, comme les années précédentes, une année d’incompréhension totale de la presse face au phénomène hacker. Traités de façon quasi exclusive sous l’angle criminel, ces même hackers sont dans certains pays comme l’Allemagne des interlocuteurs privilégiés du gouvernement, des lanceurs d’alerte et des garde-fous. Sans eux, le vote électronique aurait déjà été largement adopté, ce qui à l’heure des révélations Snowden aurait mis dans un embarras certain de nombreux politiques et ôté toute crédibilité aux scrutins électoraux. Sans les hackers, la société de la surveillance, qui prend le pas sur les démocraties du XXe siècle, ne serait encore qu’une rumeur colportée par d’odieux complotistes. Sans les hackers, l’espoir de disposer, demain, d’une presse libre et de lanceurs d’alerte serait définitivement éteint.

Si les hackers ne sont pas en mesure de prévenir la fin de la démocratie, ils auront eu le mérite d’en avertir la population. 2014 aura également été l’année de l’une des tentatives les plus maladroites d’instrumentalisation du phénomène hacker, dans l’affaire Sony, où le FBI, après avoir affirmé le contraire, accusa sans l’ombre d’une preuve le régime nord coréen, et fut repris en cœur par l’ensemble de la presse à travers le monde au moment même ou la totalité des experts du secteur exposaient en quoi ces accusations n’avaient aucun sens. Comme si l’épisode tragi-comique des fausses preuves avancées par Colin Powell à l’ONU et ayant servi de prétexte à la seconde guerre du Golfe dont nous payons encore les conséquences n’avait servi à rien.

2014, enfin, aura été l’année de la NSA - même si les révélations de Snowden débutèrent mi 2013 - posant les USA comme superpuissance du cyber-espace aux antipodes de tout idéal démocratique. 2014 se sera - de l’autre côté de l’Atlantique - achevé en France par la publication des décrets d’application de la Loi de Programmation Militaire, officialisant le Big Brother Français, et oblitérant tout espoir d’un avenir démocratique dans l’un des pays qui se targuait naguère d’en être l’un des modèles : comment imaginer une démocratie dans un régime dont le pouvoir exécutif aurait tous les pouvoirs pour s’immiscer dans la vie de chaque citoyen, fût-il juge, député, avocat ou journaliste ?

2014 restera l’année où internet aura montré qu’après avoir bouleversé aussi bien le commerce que la presse, il est en passe de bouleverser le destin de l’humanité, qu’il s’agisse de la transformation radicale des gouvernances armées des puissants outils de surveillance révélés par Edward Snowden, ou de l’apparition de nouveaux acteurs de la scène politique que sont les hackers - pour ceux qui seraient passé à côté de leur rôle proéminent durant le Printemps Arabe.

Que reste-t-il, dans un tel contexte, à espérer pour 2015 ? Un peu de recul, un peu de mise en perspective, et peut-être même une réconciliation entre le monde de la presse et ces hackers - lassés de se voir qualifier de façon quasi systématique de criminels alors qu’ils sont les seuls à détenir les clés de la survie du métier de journaliste. Les hackers ne sont ni des criminels, ni des sauveurs, ce ne sont que des êtres humains, dont la seule différence avec le commun des mortels tient à leur capacité à tirer parti d’un monde dont la plupart des hommes sont devenus esclaves de leur plein gré. Dans des gouvernances devenues autoritaires du fait de leur maîtrise des technologies de surveillance, face à des populations transformées en esclaves volontaires d’une société panoptique, les hackers sont des hommes (et des femmes) libres, toujours prêts à partager avec qui veut les écouter les clés des cadenas technologiques qui nous emprisonnent tous.

7) Et une mention spéciale... 

Et enfin une mention spéciale pour deux personnes qui n’entrent bien sûr pas dans la catégorie des criminels et qu’il n’est pas question de comparer à celles précédemment citées : Jens Weidmann, le président de la Bundesbank en raison de l’impact que ses décisions peuvent avoir sur les citoyens de la zone euro, que la vision allemande de l’économie condamne à un chômage persistant et à une croissance atone, voire à la déflation. La dernière mention spéciale revient à …. Godzilla !

(Capture d'écran Youtube)

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assougoudrel
- 31/12/2014 - 09:39
Ne pas oublier aussi une mention spéciale pour
un chef d'Etat qui laisse son pays s'enfoncer dans la merde jusqu'aux yeux; qui ne pense qu'à sa réélection et qui traite les pauvres de "sans dent".
winnie
- 31/12/2014 - 09:37
et....
Joe le taxi ?