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Face aux sanctions occidentales, le tsar de toutes les Russies a pris des mesures de rétorsion.
Quel athlète !

Ukraine : quand Poutine montre ses petits (tout petits) muscles…

Publié le 11 août 2014
Face aux sanctions occidentales, le tsar de toutes les Russies a pris des mesures de rétorsion. Elles sont plutôt comiques.
Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Benoît Rayski
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Face aux sanctions occidentales, le tsar de toutes les Russies a pris des mesures de rétorsion. Elles sont plutôt comiques.

Ah, on allait voir ce qu'on allait voir ! Poutine Le Grand, Poutine Le Fort, Vladimir  Le Terrible, allait faire trembler l'Occident craintif et peureux. Lui seul avait des muscles. Lui seul avait des couilles. Et il allait les montrer les unes et les autres. Et il les a montrés. En interdisant les importations de produits alimentaires en provenance des pays qui ont sanctionné le sien pour son soutien aux séparatistes pro-russes de Donetsk. Il y en a pour des milliards. Et c'est accablant. Surtout pour la Russie. Car ça en dit long sur le délabrement de l'agriculture russe.

Voilà le plus grand pays agricole du monde obligé d'importer de quoi donner un peu à manger à sa population. Voilà le plus grand pays agricole du monde qui faisait venir des millions de tonnes de pommes de Pologne. Oui, des pommes ! Et c'est la Pologne, ex-pays communiste comme la Russie, qui a été la première punie. Les pommes pourtant, ca pousse partout. Mais manifestement pas en Russie. Les producteurs de pommes polonais râlent un peu. Mais la presse de ce pays est pliée en deux de rire. Il demeure cependant que la Russie irrigue l'Europe de son gaz. L'a t-elle coupé en représailles ? A t-elle doublé ou triplé son prix ? Non. Poutine est assurémment téméréraire. Mais il est ni fou ni suicidaire. Car il sait pertinemment que la premiere victime d'une telle mesure serait son pays. Car nul n'ignore, et lui aussi, que l'Europe se mobiliserait alors pour trouver d'autres sources d'approvisonnements energétiques.

Les sanctions économiques et financières de l'Occident, elles, ont frappé la Russie au cœur. Et l'arrêt de toute collaboration pour des grands travaux d'infrastructures… Une coopération bancaire interdite ou limitée, ce qui a mis la bourse de Moscou au plus bas en raison d'une fuite panique des capitaux. La saisie des avoirs financiers de dirigeants russes et des chefs séparatistes (au fait comment font-ils pour avoir tellement d'argent à l'étranger ?)… La Russie a comme monnaie le rouble (et il vaut combien aujourd'hui ?). Mais sans le dollar et sans les euros, elle n'est pas grand-chose.

En France nombre d'imbéciles ont frissonné d'une joie frôlant l'extase quand Poutine a menacé d'envahir en Ukraine. L'anti-américanisme leur tenait lieu de viatique pour un pèlerinage amoureux vers Moscou. Ils ont applaudi quand Poutine a, sans trop de mal, bouffé la Crimée. Leur patriotisme pro-russe devait les inciter à partir là-bas en vacances. C'est très, très bon marché.

Car depuis qu'elle a été détachée de l'Ukraine, la Crimée est une région sinistrée. En témoignent les affiches du syndicat de tourisme local qui, avec de très jolies filles très court vêtues, vous promettent la-bas d'autres felicités que celles que peuvent offrir les vagues de la Mer Noire. C'est, semble t-il, la seule raison qu'on aurait d'aller en Crimée. Pour les pommes il faut aller en Pologne. Là-bas aussi les filles sont jolies. Mais contrairement à la Russie, on ne les exhibe pas comme des putes. 

P.S : Il ne faudrait pas croire pour autant que la Russie est revenue à l'âge de pierre. La preuve : elle dispose de missiles sol air tres sophistiqués. L'un d'entre eux a abattu un avion de la malaysia airlines. 


Affiche publicitaire vantant les atouts de la Crimée.

Et n'oubliez pas : le A-book de Benoît Rayski, Le gauchisme, cette maladie sénile du communisme, est toujours disponible à la vente sur Atlantico éditions : 

Le gauchisme, cette maladie sénile du communisme

 

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Commentaires (16)
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Leucate
- 12/08/2014 - 14:46
pauvres petits oligarques !
Il leur reste à faire comme les millionnaires américains en 1929, sauter du haut d'un gratte-ciel :-))
Toute période révolutionnaire a eu ses profiteurs. Nous avons eu les nôtres à la révolution française, leur grande époque fut le Directoire qui succéda à la Convention montagnarde. Par transposition, on peut considérer que la période Eltsine correspond à notre Directoire.
Ensuite, sous le Consulat les choses se sont tassées et sont revenues à la normale, avec aussi la recréation d'une vraie monnaie, le louis d'or rebaptisé franc germinal en 1800 parallèlement à la création de la Banque de France.
Les profiteurs de la révolution avaient bâti leur fortune sur le rachat à vil prix (en assignats) des "Biens Nationaux". Ceux de la chute de l'URSS étaient des apparatchiks qui ont racheté les biens de production soviétiques bradés par le gouvernement Eltsine.
A votre avis, les pertes subies par les "oligarques" sont-elles une bonne ou une mauvaise nouvelle pour la Russie ou est-elle neutre ?
Il y a une différence néanmoins entre les profiteurs français de la révolution et ceux de la chute du communisme. Les premiers se sont constitués un patrimoine solide basé sur la terre et la pierre.
vangog
- 12/08/2014 - 13:07
@Leucate Poutine élu grace à Télé Abramovich...
Non, les oligarques n'ont pas disparus, ils changent de nom, c'est tout!
Plus de 20 milliards de dollars… C’est, depuis le début de l’année, le lourd tribut payé par les milliardaires russes à la crise géopolitique et économique. Les 16 plus riches d’entre eux ont vu leur fortune fondre de 23,5 milliards de dollars (8.284 milliards de roubles, selon l’indice Bloomberg des milliardaires). Un véritable krach pour les nouveaux riches les plus en vue de la planète depuis l’effondrement de l’URSS. Sur les 18 Européens, dont la fortune a chuté de plus de 1 milliard de dollars depuis le début de l’année, 10 sont russes !
L’année 2013 n’avait déjà pas été très bonne pour ces milliardaires amateurs de football (Rybolovlev à Monaco, Abramovich à Chelsea, Ousmanov à Arsenal….), de yachts et de vacances fastueuses sur la Côte d’Azur ou à Courchevel. Le retournement du marché des matières premières, qui a fait une partie de leur fortune, leur a coûté cher. L’an dernier, le magnat ukrainien Rinat Akhmetov a perdu 5,1 milliards de dollars. Le patron de Rusal, Oleg Deripaska, a, lui, vu sa fortune fondre de 3,8 milliards et celle d’Alexeï Mordashov, patron de Severstal de 2,3 milliards.
Leucate
- 12/08/2014 - 02:06
les oligarques russes, ça date
Ils ont été remis au pas et ils la ferment sans s'occuper de politique, sinon... Poutine a été clair avec eux.
Ils leur a fixé quatre règles:
- Payer les impôts
- Arrêter l'évasion fiscale
- Réinvestir en Russie
- Ne plus faire de politique
Ceux de l'ère Eltsine ont été détestés du peuple russe qui a applaudi à l'emprisonnement de Khodorkovski le magnat du pétrole. Ceux qui l'ouvrent chez les "oligarques" sont ceux qui ont quitté la Russie et sont à l'ouest.
Aujourd'hui c'est la discipline qui prime.
A présent, les anciens du KGB, de la police et de l'armée ont la main mise sur le pouvoir russe. Ces « siloviki » comme on les appelle font partie du gouvernement et sont plus que favorables au contrôle de l'Etat sur l'économie.
Si vous voulez parler d'oligarques au pouvoir, c'est hors Russie, en Ukraine ou au Belarus par exemple qu'ils se trouvent
En Russie, leur temps est révolu, il y a maintenant des hommes d'affaires