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Le porte-avions chinois est-il à craindre ?
Publié le 16 août 2011
La Chine vient de mettre à l'eau son premier porte-avions, le Shi Lang. Acheté à bon prix aux Ukrainiens, il semble être loin du niveau technologique atteint dans ce domaine par les Américains ou les Français. Cependant, l'empire du Milieu avance à grand pas. Est-il en passe de devenir la première puissance maritime mondiale ? Éléments de réponse avec Bernard Prézelin, auteur du célèbre almanach spécialisé "Flottes de combat".
Bernard Prézelin est un spécialiste des navires de guerre.Il est l'auteur de "Flottes de combat", almanach français recensant l’ensemble des bâtiments des marines du monde.
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Bernard Prézelin
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Bernard Prézelin est un spécialiste des navires de guerre.Il est l'auteur de "Flottes de combat", almanach français recensant l’ensemble des bâtiments des marines du monde.
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La Chine vient de mettre à l'eau son premier porte-avions, le Shi Lang. Acheté à bon prix aux Ukrainiens, il semble être loin du niveau technologique atteint dans ce domaine par les Américains ou les Français. Cependant, l'empire du Milieu avance à grand pas. Est-il en passe de devenir la première puissance maritime mondiale ? Éléments de réponse avec Bernard Prézelin, auteur du célèbre almanach spécialisé "Flottes de combat".

Atlantico : Comment expliquer qu’un bâtiment construit en Ukraine dans les années 80 soit devenu le premier porte-avions chinois ?

Bernard Prézelin : L’historique de ce bâtiment est plutôt original. Il a effectivement été construit en Ukraine. Il avait été commandé par la marine soviétique de l’époque. C’était le "sistership" du porte-avions russe Amiral Kouznetsov. Il a été mis sur cale à Nikolaïev, en Ukraine. Lors de l’effondrement de l’empire soviétique, l’Ukraine a acquis son indépendance et avec cela des notions capitalistiques. Ils ont annoncé à la marine russe qu’ils ne livreraient ce bâtiment, initialement appelé Riga mais rebaptisé Varyag, que si les Russes assuraient de payer la facture du chantier. La marine russe étant incapable de financer ce bâtiment, Il a été mis en vente sur le marché international. Moscou s’y est formellement opposé et a tenté de conclure un accord selon lequel la marine ukrainienne pouvait conserver gratuitement un croiseur lance-missile qui était en achèvement dans ses chantiers à condition qu’elle ne cède pas le fameux Varyag. Les Russes auraient acheté le bâtiment, une fois les caisses renflouées. Voyant qu’ils ne pourraient jamais payer, les chantiers ukrainiens ont décliné l’offre et mis en vente le bâtiment.

Il a été acheté en juin 2000 par un sombre homme d’affaire chinois, de Hongkong,  qui prévoyait de le transformer en casino flottant à destination de Macao. Après moult péripéties, notamment au passage du détroit turc et au Canal de Suez, le bateau arrive enfin en Chine en mars 2002. Il n’est pas allé à Hongkong comme initialement prévu, mais à Dalian, au nord de la Chine, où se trouve un important chantier naval civil et militaire. Après de nombreuses études règlementaires, les travaux commencent dans le plus grand secret en 2005. 6 ans après, il est mis à l’eau.

Atlantico : Comment expliquer qu’un bâtiment construit en Ukraine dans les années 80 soit devenu le premier porte-avions chinois ?

Bernard Prézelin : L’historique de ce bâtiment est plutôt original. Il a effectivement été construit en Ukraine. Il avait été commandé par la marine soviétique de l’époque. C’était le "sistership" du porte-avions russe Amiral Kouznetsov. Il a été mis sur cale à Nikolaïev, en Ukraine. Lors de l’effondrement de l’empire soviétique, l’Ukraine a acquis son indépendance et avec cela des notions capitalistiques. Ils ont annoncé à la marine russe qu’ils ne livreraient ce bâtiment, initialement appelé Riga mais rebaptisé Varyag, que si les Russes assuraient de payer la facture du chantier. La marine russe étant incapable de financer ce bâtiment, Il a été mis en vente sur le marché international. Moscou s’y est formellement opposé et a tenté de conclure un accord selon lequel la marine ukrainienne pouvait conserver gratuitement un croiseur lance-missile qui était en achèvement dans ses chantiers à condition qu’elle ne cède pas le fameux Varyag. Les Russes auraient acheté le bâtiment, une fois les caisses renflouées. Voyant qu’ils ne pourraient jamais payer, les chantiers ukrainiens ont décliné l’offre et mis en vente le bâtiment.

Il a été acheté en juin 2000 par un sombre homme d’affaire chinois, de Hongkong,  qui prévoyait de le transformer en casino flottant à destination de Macao. Après moult péripéties, notamment au passage du détroit turc et au Canal de Suez, le bateau arrive enfin en Chine en mars 2002. Il n’est pas allé à Hongkong comme initialement prévu, mais à Dalian, au nord de la Chine, où se trouve un important chantier naval civil et militaire. Après de nombreuses études règlementaires, les travaux commencent dans le plus grand secret en 2005. 6 ans après, il est mis à l’eau.

Atlantico : Comment expliquer qu’un bâtiment construit en Ukraine dans les années 80 soit devenu le premier porte-avions chinois ?

Bernard Prézelin : L’historique de ce bâtiment est plutôt original. Il a effectivement été construit en Ukraine. Il avait été commandé par la marine soviétique de l’époque. C’était le "sistership" du porte-avions russe Amiral Kouznetsov. Il a été mis sur cale à Nikolaïev, en Ukraine. Lors de l’effondrement de l’empire soviétique, l’Ukraine a acquis son indépendance et avec cela des notions capitalistiques. Ils ont annoncé à la marine russe qu’ils ne livreraient ce bâtiment, initialement appelé Riga mais rebaptisé Varyag, que si les Russes assuraient de payer la facture du chantier. La marine russe étant incapable de financer ce bâtiment, Il a été mis en vente sur le marché international. Moscou s’y est formellement opposé et a tenté de conclure un accord selon lequel la marine ukrainienne pouvait conserver gratuitement un croiseur lance-missile qui était en achèvement dans ses chantiers à condition qu’elle ne cède pas le fameux Varyag. Les Russes auraient acheté le bâtiment, une fois les caisses renflouées. Voyant qu’ils ne pourraient jamais payer, les chantiers ukrainiens ont décliné l’offre et mis en vente le bâtiment.

Il a été acheté en juin 2000 par un sombre homme d’affaire chinois, de Hongkong,  qui prévoyait de le transformer en casino flottant à destination de Macao. Après moult péripéties, notamment au passage du détroit turc et au Canal de Suez, le bateau arrive enfin en Chine en mars 2002. Il n’est pas allé à Hongkong comme initialement prévu, mais à Dalian, au nord de la Chine, où se trouve un important chantier naval civil et militaire. Après de nombreuses études règlementaires, les travaux commencent dans le plus grand secret en 2005. 6 ans après, il est mis à l’eau.

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bobocleaner
- 17/08/2011 - 22:00
restons calmes
Tant que BHL lance pas une campagne de presse en payant 100 journalistes on ne risque pas d'entrer en guerre avec la chine
kaptanoglux
- 17/08/2011 - 21:50
Catapulte ?
Remarque technique :
La forme caractérisque du pont d'envol à l'avant indique que ce batau n'a pas de catapulte et ne peut donc mettre en oeuvre que des avions à décollage court, relativement légers, et moins performants en combat aérien.
A ma connaissance à ce jour seul les USA maîtrisent la technologie des catapultes, qu'ils acceptent parfois de fournir, sous licence, à certains de leurs alliés
LeditGaga
- 16/08/2011 - 10:40
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