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lémire
- 17/01/2019 - 02:19
Pauvreté, pouvoir d'achat réel, mobilité sociale
Si tous s'enrichissaient au même rythme, la proportion de personnes à moins de 40% du revenu médian ne bougerait pas. Y a-t-il comme un biais dans le débat ?
Quand on parle de pauvreté, il me semble qu'on désigne 2 choses :
- la difficulté à satisfaire des besoins fondamentaux, suite à une baisse de pouvoir d'achat réel des bas revenus, surtout l'impossibilité pour beaucoup de se loger décemment (les normes imposent une amélioration de la qualité des logements qui pèse lourdement sur leur coût) et les dépenses croissantes pour l'automobile (autre inflation due à un effet "qualité") ; la baisse de l'électroménager, de l'électronique et des vêtements compense mais jusqu'à quel point ?
- la pauvreté ressentie quand on ne peut pas avoir les mêmes biens que les voisins (l'avalanche de publicité de notre époque n'arrange rien), pauvreté relative qui fonde le raisonnement en fonction du revenu médian.
La pauvreté est devenue plus difficile à tolérer en l'absence de mobilité sociale ascendante, qui s'est dégradée suite à la "démocratisation" de l'enseignement secondaire et supérieur qui a renoncé à toute sélection par le mérite et à tout ajustement aux besoins de l'économie...