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Emmanuel Macron à Calais : "En aucun cas, nous ne laisserons se reconstituer une 'jungle'"
©Michel Spingler / POOL / AFP

Immigration

Emmanuel Macron à Calais : "En aucun cas, nous ne laisserons se reconstituer une 'jungle'"

En visite à Calais, le chef de l'État a défendu sa politique migratoire.

Dans son discours prononcé ce mardi à midi, à Calais, Emmanuel Macron a rappelé son engagement à combattre l'immigration illégale. "Tout est fait pour que le passage illégal au Royaume-Uni ne soit pas possible. Calais ne doit pas être une porte d'entrée dérobée vers l'Angleterre", a-t-il déclaré, ajoutant qu'"en aucun cas", le gouvernement ne laissera "se reconstituer une 'jungle' à Calais". "L'enjeu fondamental est d'assurer la sécurité du port de Calais et du tunnel sous la Manche", a lancé le chef de l'État devant les forces de l'ordre réunies à la caserne de gendarmerie mobile. Et d'ajouter : "Nous devons assurer l'ordre républicain".

Une "prime exceptionnelle de résultat" en 2018 pour les forces de l'ordre

Alors que deux associations d'aide aux migrants de Calais ont porté plainte contre X pour "destruction" et "dégradation" de "sacs de couchage, duvets, bâches et tentes" qu'elles avaient "prêtés" aux migrants, Emmanuel Macron a dénoncé des "manipulations" et des "mensonges" dans les critiques sur les forces de l'ordre à Calais. "La République se doit de reconnaître la dignité de chacun. L'exemplarité se traduit dans le respect absolu de la déontologie policière", a indiqué Emmanuel Macron, assurant que "si manquement il y a, les sanctions seront prises." Le chef de l'État a annoncé une "prime exceptionnelle de résultat" en 2018 pour les forces de l'ordre affectées dans le Calaisis. "Soyez fiers de votre action", a-t-il lancé aux fonctionnaires

>>> À lire aussi : (Tentatives de) contrôle de l’immigration : Emmanuel Macron dans les pas de ses prédécesseurs

En outre le président de la République a mis en garde les associations pro-migrants : "Lorsque des associations encouragent des femmes et des hommes à rester là, elles prennent une responsabilité immense". "Rester à Calais, se fabriquer des abris de fortune, constitue une impasse. L'alternative est claire, elle passe par des centres d'hébergement où chaque cas sera étudié", a-t-il précisé, appelant toutes les associations à la responsabilité dans leur action vis-à-vis des migrants.

Des réponses spécifiques de la part des Britanniques

Emmanuel Macron a aussi assuré que l'accès à la nourriture et aux repas pour les migrants sera pris en charge "mais dans l'ordre républicain". Il est également revenu sur les législations européennes. "Nous devons nous donner tous les moyens pour une convergence de nos législations européennes", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "Nous devons ramener le délai de procédures de demande d'asile, de 18 mois en moyenne aujourd'hui, à 6 mois, comme le font nos voisins européens." "Nous devons faire plus pour permettre une intégration plus rapide. Le volume de cours de français doit être porté à son maximum." In fine, Emmanuel Macron a appelé la Grande-Bretagne à apporter son soutien dans la crise des migrants. "Je souhaite que nous puissions aussi avoir, de la part de nos amis britanniques, des réponses spécifiques sur ce sujet".

 

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