Le recours méthodique à l’informatique pour lutter contre la délinquance a été inauguré par le maire de New York, Rudolf Giuliani, dans les années quatre-vingt-dix. L’inventeur de la « tolérance zéro » a doublé le nombre de policiers en six ans en y intégrant des membres des minorités ethniques; il a également équipé certaines patrouilles d’assistants numériques personnels ou PDA (les ancêtres des tablettes actuelles) qui étaient connectés à une base de données sur la délinquance.
Les utilisateurs devaient y signaler, à l’échelle des blocs d’immeubles dans chaque quartier, les menus incidents et les dégradations ainsi que la présence de mendiants. A un certain niveau de fréquence et de gravité, ces menus évènements désignaient un endroit précis comme « zone potentiellement criminogène ». Ce qui plaçait la police en alerte ciblée et, au premier petit délit, les interventions rapides et massives se succédaient jusqu’au retour à une situation normale. Le nombre de vols et d’agressions a été divisé par trois en quelques années.
La méthode a été reprise par de nombreuses grandes villes américaines. A la Nouvelle Orléans, une carte de la criminalité est actualisée en permanence par les policiers mais aussi par les habitants de certains quartiers. Ce sont eux qui signalent l’apparition de nouvelles bandes. La police vérifie, surveille et lance une opération de commando dès que le gang entreprend de s’affirmer sur ce territoire. Depuis ces débuts de l’informatique, la panoplie sécuritaire s’est déployée et diversifiée.
Les battements de cœur des clandestins
Les notions d’immigration et d’insécurité étant quasiment un truisme pour une partie de la population américaine, il n’y a rien d’étonnant à ce que le premier ustensile préventif proposé par l’industrie sécuritaire soit un détecteur de battements de cœur. Avec des capteurs géophoniques très sensibles - ils servent à enregistrer les activités telluriques les plus infimes – capteurs reliés à un logiciel dédié, la police ainsi que les milices affectées à la surveillance des états du Sud Ouest sont en mesure de vérifier si un camion transporte, ou non, des clandestins.
Les fréquences anti-jeunes
Jeunesse et nuisances constituent un autre truisme dans certains quartiers résidentiels des vastes banlieues. Au lieu de sortir d’emblée son Browning GP-MK III chargé au 9 mm Parabellum ou, s’il est vraiment excédé, sa Winchester Ram-Line .30-M1 avec un chargeur de 30 cartouches, le retraité de Floride peut se contenter de brancher un Mosquito MK4. L’émetteur diffuse à 108 décibels une fréquence sonore de 17KHz que seuls les moins de 25 ans peuvent entendre. La fréquence devient vite insupportable. C’est, dit le mode d’emploi, « l'outil le plus efficace pour disperser sans confrontation des groupes d'adolescents qui déambulent et se comportent d'une manière antisociale ». En France, le Mosquito s’appelle Beethoven.
Insultes et empreintes vocales
Et si, avant de devenir sourd pour un bon moment, un adolescent mal élevé profère des insultes, voire des menaces de mort, en s’enfuyant au sein d’une meute en quête de boules Quiès, pas de problème, le système Authentify de biométrie vocale saura identifier l’auteur des gros mots. Le logiciel enregistre et analyse les fréquences émises par les brailleurs pour en établir une identité irrécusable. Laquelle sera transmise pour confrontation vers une base de données policière. Ce qui évite la gifle et ses conséquences.
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Article sans intérêt. Tant qu'on ne mettra pas les délinquants hors d'était de nuire, ils iront prosperer ailleurs. Le problème n'est pas matériel, mais juridique. Fini les 10 rappels à la loi, les 15 admonestations, les stages de citoyenneté. Place aux peines dissuasives :
1 ere condamnation : sursis
2 eme condamnation : minimum de la peine de prison prévu pour l'infraction considérée
3 eme condamnation : maximum de la peine de prison prévu pour l'infraction considérée
Tout le reste c'est du flanc de bisounours gauchiste.