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Rio +20 : les jeunes du monde entier au diapason sur la dégradation de l’environnement mais pas sur la réalité de la menace climatique

20 ans après le sommet de la Terre, 92 dirigeants venus du monde entier se retrouvent une nouvelle fois à Rio pour parler écologie et avenir de la planète. Une enquête menée par la Fondapol et Nomadéis dresse un portrait de la jeunesse mondiale sous l’angle de son rapport au développement durable.

« Politico Scanner »

Publié le

ScenaRio2012, première enquête mondiale sur les jeunes et le développement durable, est né de la volonté commune de la Fondation pour l’innovation politique et de Nomadéis d’apporter une contribution innovante à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui se déroule à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin 2012.

Environnement : les jeunes préoccupés ?

Les jeunes du monde se considèrent bien informés sur l’état de l’environnement : seule la jeunesse japonaise s’estime majoritairement (66%) mal informée.

On peut voir dans cette exception les conséquences de la catastrophe de Fukushima qui, par l’effet de surprise, a pu conduire les Japonais à douter de l’information mise à leur disposition en la matière.

Informés, les répondants jugent que l’état de l’environnement dans le monde est mauvais : c’est le cas par exemple des Chiliens (90%), des Sud-Coréens (79%) ou des Australiens (67%). À l’inverse, l’état de l’environnement est estimé bon par les Indiens (63%), les Chinois (53%) et les Indonésiens (53%). En revanche, tous les répondants s’accordent sur le fait que l’environnement est plus menacé aujourd’hui qu’il ne l’était il y a vingt ans : les niveaux d’adhésion à cette opinion se situent entre 85% (pour les Finlandais) et 97% (pour les Marocains). Enfin, peu de jeunes contestent la réalité de la dégradation de l’environnement : les plus sceptiques, les Norvégiens, ne sont que 18% à dire qu’elle a été surestimée.

Je me considère bien informé quant aux problèmes environnementaux

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 


Climat : une menace perçue ?

Alors que la dégradation de l’environnement ne fait plus de doute parmi les jeunes, la réalité de la menace climatique fait davantage l’objet de discussions. Ainsi 50% des Russes, 43% des Polonais, 36% des Américains ou encore 34% des Britanniques et des Norvégiens considèrent que le réchauffement climatique est un faux problème ou qu’il est exagéré. Peut-être cela s’explique-t-il par le fait que l’on peut plus facilement nier l’existence d’un phénomène dont on ne ressent pas directement les conséquences.

Il n’en demeure pas moins que le changement du climat figure parmi les plus grandes menaces perçues comme pesant sur la société. Le réchauffement climatique vient après la pauvreté et la famine, la guerre et le terrorisme, mais avant l’effondrement du système financier international ou la propagation des maladies. Les Coréens (44%) et les Suédois (39%) se montrent les plus sensibles à la menace climatique.

Dans les pays développés, nombreux sont les jeunes qui ne se sentent pas personnellement menacés par le réchauffement climatique. C’est le cas des Allemands (55%), des Israéliens (55%) ou des Suédois (61%).

Cependant, ils en redoutent les effets pour les générations futures. Dans les pays émergents, en revanche, le plus grand nombre des enquêtés (de 46% pour l’Afrique du Sud jusqu’à 62% pour l’Indonésie) déclarent qu’ils en redoutent les conséquences non seulement pour leurs enfants, mais aussi pour eux-mêmes.

Le réchauffement climatique me laisse sceptique

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Au regard du graphique, 35% des Japonais déclarent soit que "le réchauffement climatique est un faux problème" soit que "le réchauffement climatique est un vrai problème mais qu'il est exagéré". Deux autres réponses ont été : "le réchauffement climatique est un problème mais il est possible de trouver des solutions" et "le réchauffement climatique est un problème mais c'est déjà trop tard".

 

Que protéger ? La nature ou la santé ?

Lorsqu’il s’agit de réfléchir sur les effets de la dégradation de l’environnement, la jeunesse du monde exprime une préoccupation pour l’altération du patrimoine naturel plus grande que pour la détérioration de la santé et le développement des maladies : c’est le cas de 58% des Espagnols comme de 78% des Brésiliens. Les jeunesses chinoise et japonaise sont les seules à souligner davantage les conséquences sur la santé humaine (respectivement 54% et 51%). La jeunesse russe est partagée (50%). Ces résultats rejoignent le mécontentement des jeunes en ce qui concerne leur santé. Il est particulièrement élevé en Chine (43%), au Japon (42%) et en Russie (46%).

Je suis plus inquiet de l'altération du patrimoine naturel
que du manque de soin et le développement des maladies

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Commentaires

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  • Par kebra - 20/06/2012 - 16:50 - Signaler un abus Climat

    "Peut-être cela s’explique-t-il par le fait que l’on peut plus facilement nier l’existence d’un phénomène dont on ne ressent pas directement les conséquences." Peut être est-ce aussi parce que les prévisions d'il y a 15 ans qui annonçaient des catastrophes climatiques pour 2010 étaient fausses.

  • Par issartier - 21/06/2012 - 10:57 - Signaler un abus DES PREUVES SVP

    Toutes les expériences scientifiques pour valider l’hypothèse du réchauffement climatique dû aux seules activités humaines accroissant le taux de CO2 dans l’atmosphère se sont révélées franchement négatives. Le consensus concernant ce réchauffement était le fait du seul GIEC qui n’est plus considéré comme un organisme scientifique mais comme un groupe de pression purement politique, ce qu’il est réellement. Actuellement et devant l’évidence, toutes les académies des sciences du monde ont repris les études climatologiques à zéro. La France est très malheureusement restée figée dans son ignorance des faits nouveaux, grâce à nos politiciens de tous bords et à une presse consentante.Il est largement temps de voir arriver un changement dans notre comportement actuel.

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