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Policiers radicalisés : le cauchemar du ministère de l'intérieur; Pénurie de médicaments : comment on en est arrivé à ne plus pouvoir soigner de graves maladies; Afrique : la ruée inéluctable vers l'Europe ?; Sarkozy et sa dent dure contre Wauquiez

Et aussi : Gilbert Collard enregistre ses conversations avec les journalistes; Richard patron d'Orange recrute volontiers les politiques; le congé paternité obligatoire?

Revue des hebdos

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"Laurent est trop clivant. Moi, je faisais tout pour rassembler la famille, y compris avec des gens que je n'aimais pas" aurait déclaré Nicolas Sarkozy, lors d'un déjeuner  dans un restaurant parisien avec une quinzaine de jeunes élus républicains, selon le Point. Et quand on lui a demandé si Wauquiez lui demandait des conseils, Sarkozy aurait répondu ironiquement : "Laurent est trop timide pour ça..."

Collard se méfie des faux journalistes

Quand un journaliste l'appelle, Gilbert Collard, lui demande son nom et précise "Je vais vérifier qui vous êtes sur Internet, et si vous êtes bien celui que vous prétendez être !

Il y a des policiers qui se font passer pour des journalistes" expliquerait Collard selon l'Obs. Et il ajouterait "D'ailleurs, j'enregistre toutes les conversations que j'ai ! Vous voyez, je suis loyal. Comme ça je sais exactement ce dont nous avons parlé."

Macron lit Ouest France

Emmanuel Macron ne lirait chaque matin, selon l'Express que deux journaux en version papier : le grand quotidien régional Ouest-France, premier quotidien français avec un tirage qui laisse sur place la presse parisienne et L'Equipe. Le président reçoit par ailleurs une synthèse quotidienne de toute la presse et est informé des rebondissements de l'actualité par des alertes sur son portable.

Marlène Schiappa marque des points

La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes,qui avait été chahutée à ses débuts chahutés, à cause de quelques extraits de ses livres qui avaient fait sourire, et de quelques maladresses semble avoir fait des progrès dans l'opinion, en tout cas, celle des médias. Elle avait répliqué aux attaques en estimant que l'on s'en prenait à elle parce qu'elle était "la benjamine du gouvernement (...), venant de quartiers populaires, non-diplômée d'une grande école, femme, de gauche, féministe de surcroît".

Cette semaine Marlène Schiappa a droit à quatre pages dans Le Point, plutôt positives après ses interventions sur les questions de harcèlement et de sexisme thèmes qui sont à l'ordre du jour depuis quelques semaines.

Le PS à 2,6% à Belfort

Arthur Courtry, 25 ans diplômé de Sciences-Po, a fait un score décevant lors de l'élection législative partielle de Belfort. Il espérait 6% selon l'Obs, ce qui n'était déja pas exceptionnel, mais il a fait 2,6%...

Orange : 3e mandat pour Richard

Stéphane Richard fera un troisième mandat à la tête d'Orange. Il a su jouer de ses qualités de diplomate : ses barons l'aient car il leur laisse la bride sur le cou, ses salariés saluent son sens du dialogue, et l'Etat apprécie qu'il recrute volontiers ses transfuges (Christine Albanel, Ramon Fernandez, David Kessler..". Par contre, on lui reprocherait de manquer d'ambition à l'international.

Un lycée en état de guerre
 
Malaise dans un certain nombre d'établissements de l'éducation nationale : un dossier d'une quinzaine de pages avec deux exemples précis. Dans le lycée professionnel Gallieni à Toulouse explique l'Express "les professeurs dénoncent une violence endémique inouïe qui met en danger élèves et personnels. Sans parler des effets sur l'enseignement.". L'hebdo évoque un "rapport du comité d'hygiène et de sécurité de l'Académie, que L'Express s'est procuré, et qui enchaîne sobrement les statistiques de la déroute : de 60 à 80 élèves en suivi judiciaire ; certains en possession d'armes ; 95 % des interrogés (élèves et personnel) victimes de violences...(...) Le tout dans le fracas intermittent des alarmes à incendie, dont les départs sont désormais chroniques".Tout ceci est en effet grave, mais parler de tension permanente semble plus réaliste que d'évoquer un "état de guerre".
 
L'Express prend un autre exemple du malaise qui règne dans certains établissements, celui du lycée de la Plaine-de-Neaufle, à Trappes : "En trois décennies, l'évolution de ce grand lycée des Yvelines dit tout. Des bons élèves qui se font la malle, de la mixité qui s'étiole, des voitures qui brûlent sur le parking un soir d'émeute, ou encore du grignotage de l'islamisme qu'une minorité intolérante tente d'imposer à la majorité..." Dans leur livre-enquête sur Trappes, Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, grands reporters au Monde, reviennent longuement sur le cas de ce lycée. Marianne s'intéresse aussi à leur livre sur une page.
 
Policiers radicalisés
 
"Quelques dizaines de policiers et de gendarmes, soupçonnés de radicalisation islamiste, sont placés sous surveillance" raconte l'Express "Une nouvelle loi doit permettre de les sanctionner, voire de les radier, plus facilement". Le journal cite une affaire récente : le 16 janvier, les services de renseignement ont  arrêté un homme de 23 ans qui avait "prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo tournée, à l'automne dernier, devant un drapeau noir. Sur Internet, il aurait manifesté sa volonté d'acheter d'une arme. Chez lui, « des produits pouvant servir à la confection d'explosifs » ont été découverts. Le suspect est inconnu des services de police. Pas de la gendarmerie. Et pour cause : c'est un ancien gendarme adjoint volontaire" 
 
Cette histoire (et ce n'est pas la seule, nous dit-on, donne corps au pire cauchemar du ministère de l'Intérieur : "un policier ou un gendarme acquis à la cause du djihad qui passe à l'acte, fournissant des renseignements à ses « frères », leur transmettant les noms et adresses de collègues, leur ouvrant les portes de l'armurerie ou dégainant son arme pour faire un carnage, ­ une arme que chacun est désormais autorisé à porter en dehors de ses heures de service".
 
Le retour de nos djihadistes
 

"Pas de quartier pour nos djihadistes" titre Valeurs Actuelles avec un dossier d'une douzaine de pages qui s'appuie sur un sondage exclusif réalisé par l'IFOP, selon lequel 82% des Français interrogés souhaitent que les djihadistes soient jugés en Irak et en Syrie. "Dans le détail, l’unanimité ne souffre pas de contestation : les sympathisants des Républicains (92 %), du Front national (89%), de La France insoumise et de La République en marche (78 %), ainsi que ceux du Parti socialiste (66 %) préfèrent tous abandonner les djihadistes à leur sort" ajoute l'hebdomadaire

 
Commentaires

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  • Par vangog - 02/02/2018 - 09:17 - Signaler un abus « Nos djihâdistes »?????

    Ils sont peut-être les tiens, mais pas les miens! Quand aux « gendarmes adjoints volontaires », voilà encore une folie socialiste qui permet à des djihadistes d’infiltrer la gendarmerie, de posséder des armes, tout ça avec la bénédiction de l’etat PS-Macroniste...la France marche sur la tête, avec un boulet macroniste accroché au cou!

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Gilles Klein

Gilles Klein, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, Le Phare depuis 2005. Est utilisateur quotidien de Twitter depuis 2007.

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