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Y aura-t-il des radis sur le toit ce printemps ? Les urbiculteurs arrivent

Le concours de réhabilitations urbaines "Réinventer Paris" a dévoilé ses lauréats. Première constatation : le vert chlorophylle est partout, et l'agriculture urbaine y fait une entrée officielle et remarquée.

Revue de blogs

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Y aura-t-il des radis sur le toit ce printemps ? Les urbiculteurs arrivent

L'appel à projets Réinventer Paris a fait son choix : les lauréats des 22 sites à réhabiliter ou à créer ont été annoncés, les maquettes publiées. Le vert est partout, et les applaudissements du monde entier sont sincères sur le compte Twitter @paris et @annehidalgo. Noredine a fait son choix parmi les propositions primées sur Ubergizmo, avec une mention spéciale au projet "Mille arbres" au-dessus du périphérique parisien.

"Ce bâtiment doit réunir la porte Maillot à Neuilly. Ce projet accueillera 1000 arbres répartis sur les 7 étages de l'immeuble futuriste. Le bâtiment reprend aussi l'architecture du mille-feuilles et selon les étages où vous vous trouvez, vous aurez sous le toit un village de maisons individuelles ainsi qu'un restaurant et un potager ouvert. En-dessous, des logements. Plus bas encore, des bureaux. Pour traverser le périphérique, les piétons auront le choix entre emprunter un parc ou une rue gourmande dessinée par Stark.".

Palme du projet le plus écolo, la réhabilitation de la gare Masséna. "La gare devient un endroit centré sur les circuits-courts de l'alimentation. Pour y arriver, la gare deviendra un lieu de production agricole et de restauration bio. Ce sera aussi un lieu de réflexion sur l'agriculture du futur et un lieu de fête pour les habitants du quartier."

Le palmarès couronne officiellement un mouvement montant, celui des "urbiculteurs", un mot à retenir car les agriculteurs urbains ont déjà occupé en masse la blogosphère verte. Les nouveaux jardins suspendus pourraient climatiser les logements tout en les nourrissant. Toits vivants mène une veille sur la multitude d'expériences autour du monde, comme au Caire, ou en Chine. Le mouvement ne fait que commencer dans la capitale car Paris veut aussi gagner 100ha de végétation urbaine d'ici à 2020 et a ouvert un groupe sur le réseau social LinkedIn pour fédérer les intéressés "Pariculteurs". Et tout à coup, les blogs économiques s'intéressent aussi à nos toits urbains car un beau marché d'avenir s'ouvre, celui de l'étanchéification pour jardins sur toits, où la France court déjà en tête, avec la Suisse. "Espérons que ces initiatives ne deviennent pas un objet de foire, agriwashisants, et que ce soit une dynamique de fond", avertit "Toits vivants".

Dans le nouveau monde des urbiculteurs qui naît, il est utile de s'initier à quelques mots et concepts, portés par les activistes mais qui ont désormais toute l'oreille des collectivités. La "Ville comestible', donc nourricière, (voir un documentaire sur ce concept) est la plupart du temps associé à la technique de "permaculture", mot et technique de culture qui fait une percée fulgurante et préconise de mélanger plantes et essences par affinités et d'écouter, plutôt que d'exploiter, le végétal. 

 
Commentaires

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  • Par Mike Desmots - 09/02/2016 - 15:01 - Signaler un abus C'est une grosse arnaque pour gogos ...!

    j'espère qu'un laboratoire sérieux et indépendant ...mesurera et publiera , le taux de pollution dans les radis des villes ...par rapport aux radis des champs.........

  • Par Septentrionale - 15/02/2016 - 12:30 - Signaler un abus C'est une heureuse initiative

    Exterminées dans les campagnes intoxiquées par les pesticides on sait déjà que les abeilles très sensibles à l'environnement prospèrent à la ville. Cf. Les ruches sur les toits de l'Opéra.

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Claire Ulrich

Claire Ulrich est journaliste et fan du Web depuis très longtemps, toujours émerveillée par ce jardin aux découvertes, et reste convaincue que le Web peut permettre quelque chose de pas si mal : que les humains communiquent directement entre eux et partagent la chose humaine pour s'apercevoir qu'ils ne sont pas si différents et qu'il y a donc un moyen de s'entendre.

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