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Les Petits Hommes Gris qui nous gouvernent n’aiment pas les entrepreneurs

En France dans le système de fonctionnement des partenaires sociaux, le gouvernement pratique le bricolage de court terme qui prévaut sur la nécessaire réforme structurelle qui prépare l’avenir.

Revue d'analyses financières

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Les Petits Hommes Gris qui nous gouvernent n’aiment pas les entrepreneurs

« Les Petits Hommes Gris (PHG) sont les hommes des appareils politiques qui organisent nos libertés. Ils luttent en permanence contre l’existence des entrepreneurs qui sont leurs principaux concurrents. Ils nous expliquent que pour réduire les déficits, il faut malheureusement augmenter les impôts, car c’est de la bonne et saine gestion et puis surtout cela conforte leur pouvoir. Partout où les PHG sévissent la croissance économique s’évanouit, la rentabilité du capital baisse, le chômage augmente, les taux d’intérêt finissent par monter car le capital est gaspillé » Voilà ce qu’écrivait déjà Charles Gave à l’époque de Cecogest le 20 décembre 1991. 

En France dans le système de fonctionnement des partenaires sociaux, le gouvernement pratique le bricolage de court terme qui prévaut sur la nécessaire réforme structurelle qui prépare l’avenir.

La réforme du Code du Travail, un peu rapidement baptisée « Loi El Khomri » sera un échec, tant elle aura été édulcorée de pratiquement toutes les dispositions qui allaient dans le bon sens. L’amateurisme pratiqué en méthode de gouvernement ne peut que produire des déçus dans tous les camps…

Ce qui est pire encore c’est d’avoir lâché sur « le dégel du point d’indice des fonctionnaires » pour amadouer les députés socialistes. Dans la situation des finances dans laquelle se trouvent les finances publiques, rappelons qu’un point d’indice coûte 1,7Md€ par an de dépenses supplémentaires aux trois fonctions publiques.  Par ailleurs, pour essayer de se concilier les étudiants qui ont défilé dans la rue le gouvernement lance « la garantie jeunes » pour un coût évalué entre 455 M€ et 682 M€ en 2017. Là nous ne sommes plus dans l’amateurisme mais dans l’électoralisme…

Le prélèvement de l’impôt à la source qui aurait pu être présenté de façon positive, introduit une fois de plus de l’incertitude parmi tous ceux qui payent de l’impôt. Décidément aucune réforme ne peut jamais être présentée de façon pédagogique. Tout chef d’entreprise qui dirigerait ses équipes de cette façon ne tarderait pas à être remercié par ses actionnaires…

Tout le monde peut constater que les impôts désincitatifs sont le résultat d’une excessive progressivité qui frappe les plus talentueux, les plus productifs, les plus innovateurs et tous ceux qui sont susceptibles de créer de la croissance en France. La réforme fiscale consisterait à alléger en priorité la taxation du capital pour en favoriser l’accumulation car elle est génératrice de progrès technique. Au lieu d’aller dans cette direction on fait produire par des cabinets de conseil bien pensant des études sur l’attractivité de la France qui ne cesserait de s’améliorer...

 
Commentaires

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  • Par Anguerrand - 28/03/2016 - 20:56 - Signaler un abus Quand notre gouvernement n'a jamais travaillé en entreprise

    Comment notre pays qui doit tous aux entreprises et ne veut pas le reconnaître par idéologie de gauche. Seules les entreprises créent de la richesse qui permet à notre pays de survivre.

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Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.

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