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La montée du protectionnisme va affecter de nombreuses sociétés

Dans l'œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice-président de l'Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.

Revue d'analyse financière

Publié le
La montée du protectionnisme va affecter de nombreuses sociétés

Trois changements majeurs vont avoir de nombreuses répercussions sur les marchés financiers. La mondialisation qui a permis à de nombreuses sociétés de délocaliser leur production et à de nombreux pays émergents de sortir de la pauvreté va être ralentie par la montée du protectionnisme. Les politiques monétaires (rachat d’obligations et taux d’intérêt zéro) menées par toutes les banques centrales depuis 2008  vont être remplacées par des politiques fiscales (baisses d’impôts pour les sociétés et les ménages). Enfin la lutte contre la déflation sera mise de côté au profit d’une lutte contre les inégalités.

Ces évolutions obligent tout investisseur à revoir l’allocation de ses actifs. C’est un exercice qui va se dérouler sur l’ensemble de l’année. Cette semaine il faut se pencher sur les conséquences de la montée du protectionnisme.

La guerre commerciale  va être très dure

Les nombreux « experts » qui sont intervenus nous expliquent que l’élection de Donald Trump est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire de la démocratie…

La « Trumpnomics » risque de se traduire par une véritable guerre commerciale. On est loin de connaître toutes les mesures qui seront prises par Donald Trump. Ce sera le cas si les droits de douane atteignent les 45% comme cela a souvent été mentionné.

Les sociétés chinoises qui souffriraient le plus seraient dans les grandes capitalisations Lenovo et ZTE. D’autres sociétés plus petites comme Goertek (technologie sans fil) ou Regina Miracle (textile) réalisent plus de 70% de leurs revenus aux Etats Unis.

Parmi les sociétés américaines qui pourraient faire l’objet de mesures de rétorsion figurent Nike, Tiffany ou General Motors et Ford. Toutes les sociétés qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaire aux Etats Unis comme  Texas Instruments ou Ambarella sont aussi vulnérables. Le consommateur chinois choisira probablement d’acheter chez Adidas (Allemagne) plutôt que chez Nike.

Certaines sociétés européennes sont aussi menacées. Pour en déterminer la liste, il faut examiner bien sûr le pourcentage de chiffre d’affaire réalisé aux Etats Unis. Ce chiffre ne va pas forcément décrire correctement sa vulnérabilité. Une société comme Publicis a  33% de ses effectifs aux Etats Unis, Sodexho 31%, Essilor 22%, Michelin  21%. Avant de prendre des mesures pénalisantes contre ces sociétés, l’administration Trump prendra en compte le sort des salariés américains.  Le pourcentage des actifs détenus en Amérique doit aussi être pris en compte. .

Benoit Hamon propose le retour à un communisme soft

On se frotte les yeux en écoutant les propositions de Benoit Hamon sur le Revenu Universel. Dans pays où la dépense publique est déjà une des plus élevée de tous les pays avancés l’idée de rajouter encore entre 300 et 400 Md€ de dépenses soit plus de 20% de PIB est ahurissante. C’est vraiment le retour au communisme dans une version douce et progressive.

 
Commentaires

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  • Par adroitetoutemaintenant - 25/01/2017 - 18:00 - Signaler un abus Réciprocité ou protectionnisme ?

    Je pense que Trump veut appliquer la réciprocité sur les tarifs douaniers. Malheureusement le mot réciprocité en anglais est difficile à comprendre et il y en a deux, un pour les individus et un pour les états. Ce qui le rend très abscons en anglais. Le succès de Trump c’est de parler un langage clair. Donc on a du mal à le comprendre si on est peu éduqué ou sensible à la propagande pseudo-démocrate.

  • Par vangog - 25/01/2017 - 23:17 - Signaler un abus Et la réciprocité n'est valable que par des accords bilatéraux!

    En cas d'accords incluant plusieurs nations, celles appliquant des normes environnementales contraignantes et paralysées par des taxes et charges sociales unilatérales sont handicapées par rapport au reste des protagonistes. Donald a raison de réclamer des accords bilatéraux, beaucoup plus équilibrés...et, contrairement aux fantasmes de certains, cela ne signifie pas la fin des échanges, mais probablement leur stimulation, car les bases seront plus saines...ayez pas peur, Netter!

  • Par zouk - 26/01/2017 - 10:13 - Signaler un abus Effet Trump

    Nous ne sommes qu'au tout début. Jusqu'où ira-t-il?; J.J. Netter pose bien des questions des plus importantes Nos n'avons aucune piste de réponse. Le seul point positif est que cela pourrait forcer France et Allemagne à de rapprocher pour une vraie réformes de l'Union (elle n'en a que le nom) Européenne. Saurons nous le faire AVEC l'Allemagne?

  • Par zouk - 26/01/2017 - 10:33 - Signaler un abus Fr. Fillon

    Tous les coups bas sont prévisibles, deux font déjà des ravages 1. sa volonté (?) de détruire la SS 2. emploi fictif (?) de son épouse. Comment imaginer qu'avec son expérience et surtout sa droiture, il se soit mis dans un tel piège. 3. coupes sauvages dans les effectifs de fonctionnaires 4. augmentations sauvages de la TVA Ignoble coup bas porté par le Canard Enchainé dont on connait bien l'objectivité et les sympathies

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Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.

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