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Face à l'échec de l'enseignement supérieur et les résultats mitigés de l'enseignement professionnel, établissons un service militaire de formation

L'enseignement supérieur en France ne marche pas. Le lycée non plus d'ailleurs. L'enseignement professionnel marche un peu. La jeunesse a besoin de nouveaux horizons. Rétablissons le service militaire, mais au lieu d'en faire une simple année d'entrainement pour bidasses, faisons-en un service de formation.

Le Nettoyeur

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Face à l'échec de l'enseignement supérieur et les résultats mitigés de l'enseignement professionnel, établissons un service militaire de formation

Etablissons un service militaire de formation. Crédit Reuters

Pour tout le mal qu'on dit au sujet de l'enseignement supérieur français (et souvent non sans raison), il y a un secteur qui fonctionne assez bien dont on ne parle pas assez : l'enseignement professionnel.

Il est beaucoup plus facile de trouver un empoi après un BTS qu'après une licence et de nombreuses filières d'apprentissage marchent très bien.

De l'autre côté, nos universités sont perpetuellement en mal-être et en recherche de vocation. Avec d'un côté l'enseignement professionnel et de l'autre les grandes écoles, elles semblent n'enseigner que le “ventre mou” des jeunes que nos lycées produisent. Elles sont tiraillées entre un personnel aux positions politiques souvent gauchistes et des comparaisons internationales avec les Etats-Unis dont il semblent qu'elles ne servent qu'à nous accabler (oui, bien sûr, l'Université de Carpentras III va devenir Stanford).

Le problème est bien connu : des centaines de milliers de jeunes occupent les bancs (surchargés, délabrés) de facs qui ne peuvent pas les encadrer, qui leur enseignent des disciplines non-professionalisantes et qui les engagent dans un purgatoire LMD (ou, pour beaucoup d'étudiants, L-M-M-M) entrecoupé de stages et de jobs McDo jusqu'au sésame d'un CDI qui, comme l'horizon, recule au fur et à mesure qu'on avance vers lui. Et c'est sans parler de la crise du logement, de la précarité, de la qualité des bâtiments, du CROUS et j'en passe et des meilleurs.

Indépendamment de tout cela, tout le monde s'accorde pour dire qu'il y a un problème avec la jeunesse de ce pays. Manque d'horizons. Manque d'espoir. Manque de discipline, peut-être aussi. Manque de ce qu'on appelle parfois “le vivre-ensemble”, et peut-être de ce qu'on appelait autrefois "le patriotisme". Et une solution parfois évoquée pour ce problème, c'est le retour du service militaire.

Donc voici une suggestion : additionnons 2 et 2 pour faire 4.

L'enseignement supérieur en France ne marche pas. Le lycée non plus d'ailleurs. L'enseignement professionnel marche un peu. La jeunesse a besoin de nouveaux horizons.

Rétablissons le service militaire, mais au lieu d'en faire une simple année d'entrainement pour bidasses, faisons-en un service de formation. Après tout, l'armée a besoin pour ses propres besoins de jeunes formés à de nombreux métiers, du garagiste à l'ingénieur.

L'armée a déjà les infrastructures en place pour la formation à de nombreux métiers. En les agrandissant et en y adjoignant ceux qui sont aujourd'hui les enseignants civils, on pourrait former une grande partie de la jeunesse française.

Comme je l'ai déjà expliqué à de nombreuses reprises, l'avenir de l'université, c'est internet. Cela veut notamment dire qu'il est possible à l'armée (ou à n'importe quelle autre institution) de mettre en place des structures d'enseignement supérieur rapidement et à bas coût.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 05/09/2014 - 16:21 - Signaler un abus L'emploi professionnel a été torpillé par les gauchistes

    au pouvoir, en doublant le coût des salariés pour les employeurs: trop tard!

  • Par yeneralobregone - 05/09/2014 - 16:22 - Signaler un abus de tout temps

    le service militaire a été un lieu ou l'on apprenait : personnellement j'y ai appris à nager et à tirer au fusil ... il me semble que le service militaire a été arrété à cause de son cout ? on voit donc mal avec quel argent on va faire revenir les jeunes dans les casernes pendant un an de leur vie... dans une société qui dévalorise le travail et produit des chomeurs, il ne faut pas s'étonner que les jeunes glandent à la FAC, ça leur fait toujours des années de chomage en moins ... j'ai fait mon service en 1990, à cette époque, c'était une réelle perte en salaire, car le travail ne manquait pas vraiment et la solde était dérisoire, pas étonnant que tous le monde attendais la " quille "

  • Par Deudeuche - 05/09/2014 - 16:32 - Signaler un abus INCROYABLE MAIS VRAI.

    Ha-llu-ci-nant ! Un budget militaire constamment rogné pour payer plus d'incompétents syndiqués entre autres de l'EN, alors la seule solution serait de détourner le travail de la défense pour faire le boulot d'1,2 millions de profs. On hallucine, on délire... les 200 000 (deux cent mille) militaires devraient avec je suppose des renforts venus d'ailleurs, et où s'il vous plait dans quelles casernes? Vraiment débile. Comment en est arrivé dans ce pays à ce que la seule crédibilité nationale restante soit celle de gars ou de filles en treillis non syndiqués et au service du pays. On savait que ça ne dérangeait personne que 3000 militaires fassent les flics dans les gares et les aéroports alors qu'il y a 100000 gendarmes et 100000 policiers dans ce pays, bien que ce ne soit pas leur métier. Etre projeté en Afghanistan en Afrique, s'il le faut en Europe c'est le boulot des soldats, pas faire le flic, le prof ou pallier à l'incompétence de je ne sais quelle corporation jamais contente. Avec 70 jours d'absence et d'astreinte et des séjours de 6 mois à répétition des mutations tous le 3 ou 4 ans, un célibat géographique débile, il faudrait faire le boulot de b.....eurs. A vomir!

  • Par Benvoyons - 05/09/2014 - 18:07 - Signaler un abus Deudeuche - 05/09/2014 - 16:32 Tu as parfaitement raison.

    Au lieu de faire un bidule avec l'Armée, il serait tout de même plus sérieux de réformer la soit disant Éducation Nat.. Il faut régionaliser la gestion de l’Éducation Nat. et donner une vraie fonction de Directeur d’École avec le choix des professeurs, et l'organisation par rapport au besoin de sa situation locale.

  • Par assougoudrel - 05/09/2014 - 18:21 - Signaler un abus Le terme bidasse est

    une insulte pour le militaire. C'est un soldat qui a une dégaine, au lieu d'une allure, négligé corporellement et dans sa tenue et qui suit le mouvement sans chercher à comprendre. Un "boeuf", une "couille de loup", mais pas le méchan bougre.

  • Par assougoudrel - 05/09/2014 - 18:53 - Signaler un abus La première erreur a été de dissoudre en 98

    L' Ecole Nationale Technique des Sous/officiers d'Active d'Issoire. Elle formait les S/off de tous les régiments et services de France, qui, à leur tour formaient nos appelés et jeunes engagés, avec l'aides de personnels civils. Chaque unité avait un s/off avec quelques appelés pour les l'entretien des véhicules et les réparations minimes premier échelon). Pendant des années ça marchait très bien. Ca été supprimé et j'ai vu en Opex des véhicules bloqués pendant un mois pour changer l'ampoule d'un clignotant, le 2ème échelons submergé. A présent, tout vient du civil et la moindre réparation coûte la peau des F. Le civildit c'est l'Armée qui paie. Pareil pour les mess de garnison, les repas sont fait industriellement pour beaucoup. Quand aux appelés, il y avait un esprit de camaraderie et de cohésion quand ils étaient loin de chez eux. Celui qui était malade, son copain le remplaçait, même le week-end, car il ne rentraient chez eux qu'une fois par mois s'il n'y avait pas de manoeuvre ou autre stage commando. Pour une question d'économie, il faisaient leur service près de chez eux et à 17h00, ils étaient dehors, leurs copines les attendant à la sortie. Plus de camarade, car on préfère

  • Par assougoudrel - 05/09/2014 - 19:15 - Signaler un abus Suite

    voir la copine habillée que le copain tout nu. Beaucoup tombaient malade le week-end à la maison pour ne pas prendre la garde le dimanche pour rester avec la copine, sachant très bien que sera le "pauvre réunionais" qui le remplacerait. A l'époque ces derniers restaient au camp car beaucoup n'avaient pas de famille en métropole, contrairement aux antillais. Sous Mitterrand, les jeunes d'origine algérienne, né en France, préféraient passer 23 mois de service militaire en Algérie, que 10 mois ici. Quand il revenaient il se mettaient sur la liste des chômeurs. Le commandement avait ordre de les appâter en leur donnant le permis VL à la fin de leur service, même s'ils étaient nuls à la conduite. Il y a de quoi écrire un livre. Alors, je vois mal, à l'heure actuelle, où beaucoup crachent sur le Drapeau français et toutes les cochoneries qu'on a actuellement remettre le service militaire. De plus, un appelé en unité de combat, fait pendant son temps de service, un stage commando de 3 semaines, apprennant à manipuler l'explosif (la destruction par l'explosif), les grenades, l'école de piégeage, l'escalade, la navigation etc. Les islamistes les enverraient de suite dans ces unités. Voilà.

  • Par Texas - 05/09/2014 - 22:25 - Signaler un abus Comme avant !

    Sauf qu ' au prix d' un missile BLU suivi de l' acquisition incontournable de drones de combat , en période de coupes budgétaires , on ne trouvera pas les dotations pour faire du Social .On oublie .

  • Par boulegan - 06/09/2014 - 08:56 - Signaler un abus le plus rageant de l'histoire..

    est que ceux qui s'en sortent le mieux de la gangue de l'éducation nationale sont les enfants de l'enseignement supérieur ,en effet leurs parents connaissent très bien nos facultés de l'intérieur et dés le départ mettent tout en œuvre pour faire échapper leur progéniture à ces MOURROIRS .Donc ,on soigne un bon niveau scolaire , puis classes prépa puis écoles d'ingénieurs ou de sup de commerce cqfd

  • Par Deudeuche - 06/09/2014 - 14:47 - Signaler un abus @Boulegan oui un sytème pour les profs pas pour les enfants

    Il y a même encore plus vislard, genre Prof-socialo (pléonasme) qui crache sur l'Infâme (l'héritage judéo-chrétien) et qui met ses enfants dans le privé (catho par définition) et qui brandit l'étendard de la laïcité comme les nazis levaient le bras droit. Avec 15 heures par semaine ça laisse le temps de bien former les chérubins en maths, en maths ou bien...en maths de façon à réussir son bac S avec mention et entrer dans les bonnes écoles de façon à devenir si possible un GRAND bourgeois bohême. Ah oui j'oubliais on fait sauter une classe de maternelle (c'est facile avec les collègues) de façon à avoir une année d'avance en prépa 15 ans après. Elle est pas belle la vie. Vive la République, non mais quoi, on est pas des laxistes il y a de l'élitisme républicain; J'entend des Sans-dents qui disent que c'est injuste?????????

  • Par Pourquoi-pas31 - 06/09/2014 - 19:24 - Signaler un abus La fin de l'illettrisme

    Une méthode à tester : Remettons en place un Certificat d'Etudes Primaires. Tous les élèves de fin de cycle primaire passent cet examen, contrôlé et noté par un jury indépendant de l'établissement concerné. Un pourcentage de réussite est déterminé pour chaque groupe scolaire. Le salaire de tous les enseignants du groupe scolaire concerné sont établis chaque année en fonction du pourcentage de réussite pour l'année précédente. Ex : salaire de base 2000 € avec 90 % de réussite donne un salaire réel de 1800 €. Les enseignants vont vite se tenir les coudes pour faire réussir leurs élèves. Les mauvais prof seront mis à l'écart.

  • Par assougoudrel - 06/09/2014 - 23:15 - Signaler un abus Oui, mais un Certificat d'Etude

    du niveau que celui que j'ai passé dans les années 60 et non un truc comme le BAC actuel, qu'on refile même aux gogols.

  • Par Gaxsing - 07/09/2014 - 11:14 - Signaler un abus L'example de Singapour

    On habite a' Singap depuis 20 ans, notre fils y est ne, et a commence son service militaire il y a 4 mois. Nous sommes uniquement residents permanents, mais c'est la regle dans ce pays . Le service est obligatoire pour tous les hommes. a' partir de 18 ans, pour une duree de 2 ans. C'est une chance pour lui, il est en train de "grandir" a' vitesse grand V. Qu'y apprend il ? la discipline, l'art d'obeir, de lier des relations avec des personnes d'horizons, de races et de religion differentes, il se desintoxique de son smart phone, et n'apprend qu'a compter que sur lui meme. Apres 4 mois, il est en train de realiser qu'il ne peut evoluer que par le haut : nous pensons qu'il abordera l'universite , apres sa periode militaire, dans un tout autre etat d'esprit, que s'il l'avait integre apres le bac...Oui, on pense que le retablissement d'un service militaire obilgatoire en France , aurait beaucoup de sens. Malheureusement, meme dans un environnement privilegie, comme le notre a' Singap, les enfants sont tous plus au moins dans la meme bulle, et rien ne peut les en faire sortir, sauf ce style de formation obligatoire, qui a le merite de brasser les populations.

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Pascal-Emmanuel Gobry

Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.

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