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E3 2017 : le eSport déferle sur la France

La France, selon une étude SuperData pour PayPal est dans le top 3 des pays européens sur le marché de l'e-sport. Pourtant, la route est encore longue.

Jeux vidéos

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E3 2017 : le eSport déferle sur la France

La conférence de l'E3 grand-messe des fans de jeux vidéos se déroule en ce moment à Los Angeles. L'année dernière l'accent a été mis sur le développement du eSport et il y a de grandes chances que les marques dévoilent de nouveaux jeux qui servent de support à la pratique. Quelles entreprises faut-il particulièrement surveiller pendant la durée de l'événement ?

Xavier Oswald : Ubisoft ont dit qu'ils allaient annoncer quelque chose.

Il est question qu'ils réorganisent leur ligue mondiale autour de Rainbow Six. Nintendo a présenté  ses circuits eSport autour de leur jeu" Splatoon 2", "arms" en réalité virtuelle… Il faudra être également attentif des éditeurs peu connus du grand public, l'E3 réserve toujours des surprises. Ce qui est sûr c'est que tous les éditeurs veulent un titre eSport dans leur catalogue alors les annonces vont se multiplier.

Où en est le développement de l'eSport en France entre démocratisation et professionnalisation du secteur?

Cette année, c'est l'année où les marques non endémiques  mettent un ticket dans l'eSport pour tester. On peut citer la FDJ, le PMU, Nestlé… Melty a abandonné, c'est le contre-exemple mais c'est un bon exemple de la professionnalisation du secteur car ils ont déclaré que c'est un marché trop coûteux pour eux.

Aujourd'hui, il y a une triple poussée qui concrétise cette professionnalisation de l'eSport.

D'abord les marques non endémiques qui investissent car c'est un bon moyen de toucher les "millennials", la poussée des médias avec Canal+, beIN Sports mais aussi SFR3 qui commencent à diffuser des émissions ou des compétitions. Puis il y a tous les clubs de foot et les franchises américaines qui investissent dans l'eSport car c'est un moyen de diversifier les activités et de toucher de nouveaux territoires et un nouveau public qui ne s'intéresse pas forcément au football. Aux Etats-Unis on l'a déjà vu  avec les franchises NBA qui investissent dans des équipes de joueurs et en Europe les clubs de foot sur les jeux FIFA et quelques exceptions comme le PSG qui eux ont décidé d'investir sur un jeu comme League of Legends par exemple. Le club de Lille a annoncé il y a trois semaines vouloir investir dans l'eSport.

Quels sont les grands chantiers qui sont encore à mener pour continuer de développer l'eSport en France ? De quel modèle pourrait-on s'inspirer ?

Le problème et le vrai challenge de l'eSport reste la visibilité des compétitions puisqu'à la différence du sport c'est les ayants droits, c’est-à-dire les éditeurs des jeux vidéos qui ont la mainmise sur leur propriété intellectuelle. Certains font eux même leur compétitions, c'est le cas de Ubisoft avec "Rainbow Six", Riot Games avec "League of Legends" et d'autres comme Valve laissent une grande marge de manœuvre à des organisateurs comme l'EFL ou en France le SWC qui appartient à Webedia qui organise des tournois et des compétitions. Il y a donc à la fois une multiplication des compétitions et en même temps un vrai manque de visibilité.

 
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Xavier Oswald

Directeur marketing et stratégie de Team Vitality, club d'e-sport.
 

Fondateur de eSports Daily News

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