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Les rappeurs de la Haine ou la banalisation du racisme anti-Blanc, anti-occidental, anti-juifs et anti-chrétien…

Nous poursuivons ici la série d’articles-feuilletons sur le lien entre le « rapislamisme » et la culture jihadiste qui grandit chaque jour dans les « banlieues de l’islam de France ».

Géopolitico-Scanner

Publié le - Mis à jour le 14 Octobre 2018
Les rappeurs de la Haine ou la banalisation du racisme anti-Blanc, anti-occidental, anti-juifs et anti-chrétien…

 Crédit FRANCK FIFE / AFP

D’évidence, dans ces « quartiers » pudiquement qualifiés de sensibles, domine une contre-culture anti-occidentale, francophobe, christianophobe, judéophobe, antirépublicaine et prérévolutionnaire qui fait en fin de compte le lit de l’islamisme de type sécessionniste et jihadiste. Cet apprentissage de la haine raciale et civilisationnelle envers le Gaullois, la « France coloniale », les « mécréants », les « Juifs-sionistes » ou les « croisés chrétiens », est défendue, excusée ou relativisés par des pseudo « sociologues » spécialistes des « arts alternatifs » ou « dissidents », des « spécialistes des banlieues » ou autres des militants de l’Ultra-gauche « indigénistes » défenseurs des groupes victimaires « racisés » … Nous soutenons pour notre part que les appels purs et simple aux meurtres barbares et à la haine la plus décomplexée envers les Occidentaux « responsables de tous les maux des musulmans », n’est pas neutre ou à prendre au second degré sous prétexte qu’il s’agirait d’art.

Les visages haineux des « rapislamistes », leurs paroles dénuées d’humour et d’ironie, les tonalités graves et martiales sans équivoques de leurs tubes n’évoquent pas une insolence pardonnable et même appréciable à la Brassens, qui critiquait lui aussi les Flics, mais une haine absolue et un racialisme décomplexé autant qu’absolu. Il suffit de voir les comportements criminels de nombre de rappeurs dans leur vie privée, de scruter les profils de nombreux ex-rappeurs devenus jihadistes tout comme la passion pour le rap de tant de jihadistes, pour réaliser la gravité de ce phénomène « artistique » singulier qu’est le rap haineux anti-occidental. Notre conviction est qu’avec la culpabilisation-diabolisation permanente des Européens orchestrée par la gauche néo-tiersmondiste qui légitime la haine anti-occidentale, avec les prisons et les prédications d’imams salafistes ou autres appels au jihad, à la Charià et aux Califat lancés sur les réseaux sociaux, la mode néo-barbare du « rapislamisme » est plus que jamais l’un des terreaux d’incubation majeurs du jihadisme, un « facilitateur » de néo-barbarie islamiste… 

 

Du rap muslim haineux au jihadisme réel

 
Nous avons passé en revue, dans le feuilleton précédent, un certain nombre de groupes de rap français et européens littéralement spécialisés dans les appels à la haine les plus décomplexés à humilier, punir, frapper, dominer et même tuer les Occidentaux. Nous avons vu que le phénomène du rap haineux anti-flics, anti-occidental évoluant vers l’islamisme révolutionnaire n’est pas nouveau. Dans le sillage de la contestation anti-système et anti-ségrégation du mouvement afro-américain exprimé notamment au moyen de la culture hip-up, l’un des premiers groupes rap radicaux islamisés à avoir donné le ton aux Etats-Unis fut Public Ennemy. Le groupe se fit connaître pour leurs appels à la violence envers les flics, les Blancs, les juifs et pour leur admiration envers Malcom X et le célèbre prédicateur noir américain Louis Farrakhan, surnommé le « Hitler noir-islamiste » en raison de son idéologie suprémaciste, islamiste, raciste et se son admiration décomplexée pour Hitler dont il partageait la même haine envers les Juifs... De Kool Herc à Public Enemy, Rakim en passant par Mos Def, le hip-hop des années 80 et 90 a été influencé, directement ou indirectement, par les idées révolutionnaires black-islamistes suprémacistes et anti-occidentales de Malcolm X et Louis Farrakhan. Des décennies plus tard, cette mode du « black-muslim rap » ou du « rapislamiste » n’est plus confinée à des seuls publics ou artistes marginaux mais elle s’est vulgarisée au point que les appels à la haine envers les Occidentaux blancs-judéo-chrétiens sont carrément rentrés dans les mœurs et n’ont presque jamais suscité de levée de boucliers jusqu’à l’affaire Nick Conrad, ce rappeur inconnu dont les provocations et appels à « tuer » les bébés blancs » ont choqué l’opinion de manière inédite récemment. Cette course à la radicalité et cette justification perverse de la haine anti-Blancs et envers les non-musulmans sous couvert de « dénonciation inversée » de la « domination des Blancs-occidentaux » a sans surprise crée une véritable contre-culture révolutionnaire faite de violence et d’appels à détruire l’ordre établi et ses supposés « dominateurs » occidentaux. Et le fait que ce programme haineux et subversif soit conçu au nom de l’identité islamique a conduit naturellement nombre de rappeurs, ex-chanteurs de rap ou fans de cet « art » à rejoindre en toute logique les rangs de groupes jihadistes, même si Daech condamne officiellement la musique rap comme tous les arts musicaux venus d’Occident. La banalisation de cette culture néo-barbare, haineuse exprimée au nom de l’étendard islamique a été le fait tant des politiques, qui n’ont pas osé paraître « réac » en prenant position, les juges, souvent laxistes et qui ont mis de vrais appels à la haine raciale et religieuse sous le compte de la « contestation culturelle et l’expression artistique libre », et les médias, qui ont vu dans cet art même dans ses versions les plus haineuses, un levier d’audimat et donc d’argent. Quant aux professionnels de « l’antiracisme », ils ont continué à nier purement et simplement l’évidence du racisme anti-Blancs, anti-chrétiens, anti-Occidental, judéophobe véhiculé de façon massive et totalement décomplexée par le « rapislamisme » et le hip-up, au nom du maintien du postulat selon lequel le seul « vrai » racisme ne peut venir que des Occidentaux dominateurs et donc des Blancs-judéo-chrétiens croisés, sionistes et ex-colonisateurs. Ainsi, les journaux, associations « anti-racistes » et autres belles âmes « vigilantes » comme les journalistes de la revue Inrockuptibles, habitués à diaboliser Eric Zemmour, Nadine Morano ou l'académicien Finkierlkraut pour des propos « stigmatisant » les immigrés, n’ont jamais dénoncé les paroles du rappeur Booba dont des extraits de ses tubes devraient normalement tomber sous le coup de la loi. Ecoutons par exemple ce morceau choisi très poétique de Booba: ‘Quand j'vois la France les jambes écartées j'l'encule sans huile' (…). Alors Nadine Morano c'est le Ku Klux Klan et Booba, c'est Rimbaud, c'est ça?” (« Le Bitume avec une plume», 2002). Citons aussi l’extrait de la chanson «meurtre légal» du groupe « Smala » : « Quand le macro prend le micro, c'est pour niquer la France. Guerre raciale, guerre fatale, oeil pour oeil dent pour dent, organisation radicale, par tous les moyens il faut leur niquer leurs mères Gouers (Français, ndlr) c'est toi qui perds....Flippe pour ta femme tes enfants pour ta race...on s'est installé ici c'est vous qu'on va mettre dehors ».  On peut aussi rappeler les appels à tuer des policiers présents dans la chanson «Violence/délinquance» du groupe Lunatic qui fait l’apologie du terrorisme et s’auto-félicite d’inciter à la violence : « J'aime voir des CRS morts. J'aime les pin-pon, suivis d'explosions et des pompiers. Un jour j'te souris, Un jour j'te crève. J'perds mon temps à m'dire qu'j'finirais bien par leur tirer d'ssus. Lunatic dans la violence incite ».
 

De Booba à Médine

 
Récemment, on a beaucoup parlé dans les médias et les tribunaux des deux chanteurs rap ennemis, Kaaris et Booba, qui ont prouvé par la rixe entre leurs deux « clans » respectifs survenue en septembre dernier en plein aéroport, que leurs appels à la haine « artistiques » ne sont pas seulement allégoriques mais correspondent bien à un état d’esprit néo-barbare. Pour ce qui est de Booba, le plus riche et célèbre des deux rappeurs, il dénonce le racisme occidental et français, mais il fait l’éloge du terroriste franco-algérien Mohamed Merah (dont son propre frère aîné a reconnu qu’il a été élevé dans le double racisme obsessionnel envers les juifs et les Français « de souche »). Ainsi Dans une de ses chansons («Porsche Panamera»), Booba crée un pont entre le rap afro et le rapislamiste pro-terroriste puisqu’il y présente Mohamed Mérah comme un homme qui poursuit une « cause » et qui est donc béni par Dieu pour sa violence : «On canarde tout pour une cause, Mohamed Merah», «Allah y rahmo Dieu ait son âme car seul le crime paie», «Bang Bang dans vos têtes, on vous rafale on a l'seum comme Merah»… 
 
 
Commentaires

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  • Par Kyriel - 13/10/2018 - 23:04 - Signaler un abus Un excellent article

    Comme toujours un excellent article d'Alexandre del Valle. A la lecture on se demande quand même comment en France nous pouvons être aussi idiots pour laisser s'exprimer ces rappeurs aussi librement. Jamais un mot dans la presse. Tout le monde bien pensant s'indigne des propos d'Eric Zemmour pendant 3 semaines d'affilée mais sur ces appels à la haine, au massacre pas un son pas une image. Il serait vraiment temps que tout le monde se réveille avant qu'il ne soit trop tard.

  • Par Borgowrio - 17/10/2018 - 08:36 - Signaler un abus Encore un Zemmour ... Gentil celui la

    C'est drôle , après avoir diabolisé Zemmour , ses thèmes sont largement repris par des journalistes présentables . Troubles palpables sur les plateaux télé , qui , hier encore était dans le déni

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Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France SoirIl Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est chercheur associé au Cpfa (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment l'auteur des livres Comprendre le chaos syrien (avec Randa Kassis, L'Artilleur, 2016), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (éditions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (éditions du Toucan), Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation de nos sociétés ouvertes (Editions du Toucan)

Son dernier ouvrage, La statégie de l'intimidation (Editions de l'Artilleur) est paru en mars 2018

 

 

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