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La contagion terroriste islamiste en Occident : Barcelone, Marseille, Las Vegas, etc. Le terrorisme est avant tout une arme de guerre psychologique

La plupart des attentats terroristes ainsi commis par ces profils majoritairement connus (Barcelone, Londres, Manchester, Bataclan, etc) aurait pu être évitée, retardée ou rendue plus difficile si les justices des pays occidentaux avaient été plus sévères avec les autochtones récidivistes repérés pour actes de délinquance et si elles avaient renvoyé dans leurs pays les étrangers expulsables.

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La contagion terroriste islamiste en Occident : Barcelone, Marseille, Las Vegas, etc. Le terrorisme est avant tout une arme de guerre psychologique

D’évidence, plus le temps passe, plus les attentats terroristes sont nombreux, variés, répandus, fréquents et innovants. Le virus de la terreur jihadiste ne cesse de se répandre. Cette contagion doit beaucoup aux contrecoups des reculs de Da’ech, certes, qui régresse en Syrie et en Irak, mais pas seulement. D’une façon générale, les actes terroristes islamistes se sont multipliés de façon quasi ininterrompue depuis les années 1990 et le 11 septembre 2001. Et la mort programmée ou la perte de territoires du Califat de l’Etat islamique ne signifiera pas la mort du jihadisme et du totalitarisme islamiste dont l’acte terroriste n’est qu’un mode d’action minoritaire et qui se décline en de nombreuses stratégies, tantôt pacifiques, intellectuelles, propagandistes et prosélytes, plutôt « douces », et tantôt violentes, sous la forme du jihadisme terroriste-salafiste mais pas seulement.

L’accélération du phénomène qui remonte aux années 1980, s’est intensifiée avec la mutation d’Al-Qaïda et les premières vidéo atroces d’Occidentaux égorgés « live » par Zarqaoui - l’ancêtre de Da’ech et ex-chef d’Al-Qaïda en Irak ), dans les années 2000, puis avec la dérive des révolutions arabes et du chaos irako-libyco-syrien et l’ascension fulgurante de l’EI, qui a utilisé le terrorisme de guérilla comme arme de conquête en Irak-Syrie pour édifier son Califat, puis le terrorisme individuel et réticulaire comme une arme de recrutement en Europe avec l’appel à l’Hijra et aux attentats tous azimuts vus comme des opérations « publicitaires » de recrutement et de propagande à échelle planétaire.  

Pour en finir avec les lieux communs politiquement corrects

Contrairement à une idée reçue, en Occident, nombre de ces attentats ont été commis pas seulement par des « Français » ou simples citoyens occidentaux vaguement d’origine étrangère, mais par de nombreux étrangers majoritairement maghrébins et parfois même réfugiés politiques, clandestins ou demandeurs d’asile, ce qui dément totalement l’affirmation selon laquelle les attentats jihadistes n’auraient « rien à voir avec l’immigration » ou avec la question des migrants clandestins ou « réfugiés ».

Seconde idée reçue : les attentats seraient commis par des gens peu instruits, illettrés, tous délinquants ou psychopathes et marginaux sociaux. La chose n’est pas plus vraie, car il n’y a pas de règles, et l’on retrouve des candidats pour rejoindre l’Etat islamique ou pour commettre des attentats en Occident parmi tous les profils : voyous, braves types, marginaux, bons étudiants ; migrants légaux ou en infraction ; diplômés ou non ; pauvres ou issus de classes moyenne ; violents ou pas, etc.

Une seule constante : la plupart ont été fichés S en France ou autre ailleurs en Europe par des services anti-terroristes. La justice les a en général relâchés trop tôt de prison ou les a perdus de vue. La plupart ont été également connus des services de police pour des faits de délinquance ou de séjour illégal, mais ils ont là aussi été relâchés dans la nature ou non expulsés ou même libérés de prison de façon anticipée par les justices des pays ouest-européens en particulier.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 06/10/2017 - 09:49 - Signaler un abus Tous les fichés S ne sont pas terroristes...

    mais "la plupart des terroristes sont fichés S" nous dit Del Vallee. La première des préventions du terrorisme passe donc par la prévention appliquée aux fichés S. Ah! Mais les Bisounours rétorquent alors que la France est un "état de droit" (seulement pour certains...) et que ça ne peut pas changer! Ben si! Il faut évoluer et changer, si on ne veut pas mourir, si on ne veut pas perdre son identité...mais les Bisounours sont un peu masos et réactionnaires...

  • Par cloette - 06/10/2017 - 12:15 - Signaler un abus toujours excellent Al Del Valle

    j'ai acheté son livre ," les vrais ennemis de l'Occident" , je ne regrette pas mon achat !

  • Par J'accuse - 06/10/2017 - 15:05 - Signaler un abus Le terrorisme n'est pas une guerre

    Le terrorisme est une guérilla, sans espoir de gagner; des attentats commis par des amateurs plus ou moins doués qui veulent donner un sens à leur vie en devenant martyrs, aux ordres de leaders assoiffés de sang et de pouvoir. Une religion devrait enseigner qu'on ne donne un sens à la vie qu'en fondant une famille. La vraie déclaration de guerre est dans la volonté d'imposer la charia, les prières dans les entreprises, le voile, la séparation hommes-femmes, le ramadan, l'alimentation hallal et le refus systématique du porc.

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Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France SoirIl Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est chercheur associé au Cpfa (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment l'auteur des livres Comprendre le chaos syrien (avec Randa Kassis, L'Artilleur, 2016), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (éditions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (éditions du Toucan). Son dernier ouvrage paraîtra le 26 octobre 2016 : Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation de nos sociétés ouvertes (Editions du Toucan). 

 

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