Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Vendredi 24 Octobre 2014 | Créer un compte | Connexion
Extra

Je coworke, nous coworkons

Le coworking, des espaces de travail mis à la disposition de tous pour un loyer horaire modique, est en progression partout dans le monde. En France, on assiste à une floraison de nouveaux espaces partagés de travail, de nouvelles pratiques et nouveaux réseaux.

Minute tech

Publié le
Je coworke, nous coworkons

Le coworking regroupe deux notions : un espace de travail partagé et un réseau de travailleurs encourageant l'échange et l'ouverture. Crédit DR

Après le co-voiturage, le partage de potagers ou de canapés, l'ouverture de "restaurants chez soi" la génération dèche et crise plébiscite partout dans le monde le partage des espaces de travail, pour ceux qui n'en ont pas, pour ceux qui gagne leur vie en télétravail, et pour ceux qui cherchent à créer ou retrouver le réseau d'une entreprise qui n'existe plus. 

En France, l'initiateur du coworking est Silicon Sentiers, et son réseau de Cantines, des lieux où l'on peut travailler avec son ordinateur, mais surtout lier connaissance dans la vie réelle, organiser des évènements autour de thématiques tech, des formations informelles, et créer un réseau.ToulouseRennesStrasbourgSaint-Etienne, Perpignan, Colmar ont tous désormais des lieux plus vraiment alternatifs, tant ils sont utiles, et maintenant soutenus par les municipalités. 

Ce mouvement, qui est mondial, est désormais en phase de mise en réseau et de spécialisation (comme l'espace de coworking pour les femmes entrepreneurs Soleilles) pour que les coworkers, télétravailleurs, ou acteurs de la tech puissent trouver partout un point de chute pour travailler et rencontrer leurs contacts locaux, une connexion wifi, et une ambiance informelle.

Au Quebec, huit lieux de coworking se sont ouverts récemment mais les espaces de coworking francophone peinent encore à s’organiser en véritable réseaux transcontinentaux.

Si les espaces de coworking en France mise sur la socialisation et l’économie par temps de crise, ailleurs, ils sont plus tournés vers l’innovation tech.

Le modèle iHub

En Afrique, le modèle de coworking suit celui mis en place par le grand acteur africain de la tech, le Kenya, et porte souvent son nom : iHub. Ce lieu, désormais mythique dans le milieu de l'innovation technologique, a été lancé par le succès de l'outil de cartographie kenyan Ushahidi et sert de point de repère et d'incubateur pour la floraison de start-ups qu'il a entraîné en Afrique de l'Est. A la fois espace de coworking, d'aide à la création de projets et de recherche de financements, il a établi un modèle qui s'est reproduit dans toute l'Afrique émergente, facilitant l’accès et le travail des porteurs de projets isolés, sans pour autant viser de concurrencer les entreprises qui les embaucheront ou soutiendront leurs innovations par la suite. L’un des fondateurs, Erik Hershman, a ainsi résumé l’aventure sur son blog :

“Ce n’est pas seulement un business. Le but final de l’Innovation Hub (ihub) de Nairobi n’est pas de faire de l’argent et d’être bénéficiaire. C’est de construire une communauté tech dans les villes africaine, ou les développeurs, les designers, les investisseurs et entreprises sont tous mieux connectés et bénéficient mutuellement de sa croissance".

Madagascar, par exemple, a désormais à Antananarivo son espace de coworking, appelé Malagasy i-Hub, un "lieu de rencontre des compétences en technologies de l'information et de la communication à Madagascar".

Les chaines d’espaces de travail collaboratif en Afrique anglophone, au Moyen-Orient, qui émergent sont visibles sur l’une des premières tentatives de commercialisation du concept, the Hub.

 
Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€