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Les océans aussi connaissent des canicules, et c’est une catastrophe pour les écosystèmes marins

Une étude fait le lien directement entre canicule marine et réchauffement climatique. Un signal inquiétant pour l'avenir de la planète bleue.

Atlantico Green

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Les océans aussi connaissent des canicules, et c’est une catastrophe pour les écosystèmes marins

 Crédit MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Atlantico : Une étude dirigée par les chercheursThomas L. Frölicher, Erich M. Fischer & Nicolas Gruber, parue dans Nature, établit un lien précis entre les canicules marines et le réchauffement climatique causé par l'activité humaine. Ce parallèle vous parait-il incontestable ?

Nicolas Imbert : Cette étude confirme et valide scientifiquement, une nouvelle fois et de manière absolument irréfutable, ce qui était l’intuition du Club de Rome en 1954, et désormais l’urgence commune pour laquelle nous devons agir : le dérèglement climatique est la conséquence de l’augmentation de la concentration en dioxyde de carbone sur la planète. Celle-ci est d’origine anthropique, c’est-à-dire liée à l’activité humaine, et impacte aussi le climat, en particulier les canicules, sécheresses, inondations, tempêtes….et ce, à terre comme en mer.

Nous savons comment agir : en atténuant nos émissions de dioxyde de carbone, donc en modifiant notre rapport à l’énergie, à la consommation, et à l’alimentation, mais aussi en mettant en place des mesures d’adaptation à la hauteur des enjeux.

Il convient, par la mise en place effective de l’Accord de Paris issue de la CoP 21 et au-delà, d’accélérer cette lutte contre le dérèglement climatique. Or, alors que les phénomènes climatiques extrêmes ont chaque jour des effets dévastateurs de plus en plus importants, nous n’allons pas assez vite, et ne respectons même pas la trajectoire définie de Paris. A ce titre, la France est plutôt mauvaise élève, elle ne va pas assez vite sur les transports, dans l’efficacité énergétique et la transition vers les renouvelables, dans le passage du jetable au durable – plastique, mais pas que, et dans des pratiques agricoles et alimentaires plus respectueuse de la planète. Etant la seconde surface marine au monde, nous avons pourtant une responsabilité essentielle, en particulier par rapport à l’Océan.

Quel serait l'impact environnemental d'un réchauffement des océans ?

L’impact du réchauffement de l’Océan est important, et ce réchauffement a commencé et s’accélère. Il s’agit d’une part d’une eutrophisation et d’une acidification de l’océan, d’une migration des espères vers le Nord, de la montée du niveau des eaux. Mais il s’agit aussi d’une évolution de l’albedo de l’océan, sa capacité à réfléchir les rayons du soleil, modification qui amplifie d’effet de serre, de l’apparition d’espèces invasives comme les sargasses qui menacent notre santé et notre bien-être, et de modification de comportements des populations migratrices. Et ce, sans compter les effets combinés du dérèglement climatique et des pollutions, comme par exemple les plastiques, micro-polluants et perturbateurs endocriniens, présents sur presque tout l’océan, comme nous le décrivions dernièrement.

Est-il encore temps de rectifier la situation, ou au moins de limiter l'ampleur des dégâts ?

L’Océan a une grande résilience, et nous constatons en particulier que des mesures comme la mise en place d’Aires Marines Protégées permettent rapidement à l’océan de se refaire une santé, tout en contribuant au développement humain à proximité. Comme le répète Jean-Michel Cousteau « nous ne protégeons que ce que l’on aime et que l’on connait, apprenons à connaître et à protéger l’océan. C’est essentiel, car l’océan pardonne vite, et se régénère quand il est protégé ». Mais il y a une urgence à agir, et à en faire une priorité absolue. Les solutions sont connues : accélération de la transition énergétique par plus d’efficacité énergétique et un recours massif aux renouvelables, dans tous les domaines, changement de nos modes de consommation pour passer de l’économie linéaire « concevoir, produire, jeter » à l’économie circulaire, évolution de notre modèle alimentaire vers l’agro-écologie à terre comme en mer et la lutte acharnée contre le gaspillage alimentaire, les pesticides et OGMs, et fin du plastique dans l’océan. Souvenons-nous que ces emballages jetables qui passent en moyenne 7 secondes entre nos mains mettront plusieurs centaines d’année à se dégrader, et entretemps auront pu finir dans l’estomac de poissons, oiseaux ou mammifères marins tout en ayant généré des émissions carbones et une consommation d’énergie fossile aussi importante qu’inutile.

 
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  • Par J'accuse - 19/08/2018 - 10:50 - Signaler un abus M. Imbert est un extrémiste en crise hallucinatoire

    L'accord de Paris n'est pas un accord et n'est pas applicable parce que sans contrainte et sans financement, est déjà abandonné par presque tous les pays qui l'ont signé, et de toute façon ne servirait à rien même s'il était mis en œuvre: c'est juste de la gesticulation politicienne. L'homme s'adaptera à une éventuelle évolution des climats (il y en a plusieurs) de la Terre, et les espèces animales et végétales qui n'y arriveront pas.... hé ben elles crèveront, et on se passera d'elles comme on se passe des dinosaures qui n'ont pas évolué en oiseaux. Vivent les OGM, vive le CO2 et vive l'homme !

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Nicolas Imbert

Nicolas Inbert est directeur exécutif de Green Cross France et Territoires.

Co-auteur de l'ouvrage "OCEAN: des clés pour agir " www.desclespouragir.com 

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