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Chaussures pour hommes : les meilleures marques 2015-2016 (Partie 3)

Comme chaque année, Hugo Jacomet, blogueur star de l’élégance parisienne et fondateur du magazine en ligne Parisian Gentleman propose l’une des sélections de souliers masculins les plus complètes et le plus détaillées disponible sur le web, classée par gammes de prix.

Atlantico chic

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Chaussures pour hommes : les meilleures marques 2015-2016 (Partie 3)

La sélection complète et détaillée (33 marques) est disponible sur Parisian Gentleman. Crédit Reuters

La sélection complète et détaillée (33 marques) est disponible sur Parisian Gentleman.

 

CARLOS SANTOS

L’éternel « futur grand nom » du soulier masculin

Prix moyen : 400 euros

SANTOSSHOES.COM

 

Carlos Santos est un chausseur portugais très réputé, qui fabrique de beaux souliers pour un grand nombre de chausseurs de par le monde mais dont la propre marque est l’archétype du chaos marketing (ou de l’absence totale de stratégie claire).

Nous fûmes ainsi parmi les tous premiers à parler de Carlos Santos sur PG (voir ICI) auquel nous prédisions un grand avenir tant nous étions convaincus de la qualité du produit et du potentiel de la marque.

Cinq ans plus tard, les produits restent très bons, mais c’est toujours le flou (très) artistique en termes de distribution : un temps distribué chez Marc Guyot, il reste, à ce jour, toujours aussi difficile de mettre la main (et surtout le pied) sur une paire de CS, au moins sous son propre nom.

Même chose pour les gammes, illisibles (qu’est-il advenu de la superbe gamme « handcrafted » qui a disparu du site maison ?) et pour les prix (très variables chez les – rares – boutiques en ligne distribuant la marque).

Heureusement pour lecteurs français de PG, il existe un lieu à Paris où il est possible de trouver une jolie gamme de Carlos Santos « à patiner » : chez JM Legazel dont le « bar à patines » est installée dans la galerie des boutiques au Palais des Congrès de Paris, Porte Maillot.

En dehors de (tout) cela, Carlos Santos reste, à notre sens, un très bon produit.

++ : Un beau produit, de beaux designs classiques et une belle qualité globale.

— : Stratégie, prix et distribution illisibles.

 

JOSEPH CHEANEY

La (belle) deuxième vie d’une belle maison historique

Prix moyen : 425 euros

CHEANEY.CO.UK

Cheaney est la maison relancée en 2009 par les cousins Church après leur décision de quitter le groupe Prada et de remettre en route la manufacture historique fondée en 1866 et installée à Kettering près de Northampton.

Nous suivons Cheaney depuis quelques temps maintenant chez PG et nous aimons bien l’orientation prise par la marque : les souliers sont tous clairement britanniques, sans concession, mais avec une belle évolution (toutes proportions gardées, dans tous les sens du terme) des formes et des patronages.

Car si nous restons clairement en terre anglaise, avec des beaux souliers qui respirent, souvent, la solidité et l’austérité, les gammes de Cheaney ont su malgré tout se forger une vraie personnalité et représentent, selon nous, une belle option pour les amoureux (et ils sont nombreux) du vrai beau soulier britannique.

La gamme « Classic » est bien positionnée sur son segment (malgré, encore une fois, le cours actuel très élevé de la Livre Sterling) avec de beaux produits comme le Brogue Oxford ci dessus. La gamme « Imperial », quant à elle, est la plus belle de la maison et propose, pour 675 euros, des souliers de grande qualité avec, notamment, des cuirs superbes comme sur ce Whole Cut à bout golf simulé que nous aimons particulièrement.

Une bien belle maison qui mérite, plus que jamais, sa place dans ces colonnes.

++ : Une belle qualité globale sur les trois gammes dont la gamme « Classic » qui représente une excellente entrée dans le monde du vrai beau soulier « Made in UK ».

— : Peu de points faibles sauf, peut-être, des formes globalement encore très (trop) lourdes notamment sur la gamme City (l’entrée de gamme).

VALENTIN FRUNZA

De beaux souliers faits-main en Moldavie 

Prix moyen : 450 euros

VALENTINFRUNZA.COM

Valentin Frunza fait partie de cette nouvelle génération de bottiers qui émerge dans des pays encore peu connus sur ce marché, voire peu connus tout court car qui sait honnêtement, sans consulter la carte, où se trouve la Moldavie et, a fortiori, la ville de Chisinau ? Pour mémoire, la République de Moldavie est un petit pays qui se situe entre la Roumanie et l’Ukraine.

La première « salve » de ces bottiers talentueux venus de l’Est a concerné d’abord la Roumanie (Maftei, St Crispin’s) et la Hongrie (Vass, Rozsnyai). La deuxième vague nous arrive maintenant de Pologne et de petits états comme la Moldavie qui, eux aussi, possèdent, à des degrés divers, une vraie culture bottière.

Valentin Frunza, quant à lui, est un jeune bottier moldave ayant appris le métier avec son père depuis l’âge de 12 ans, ayant ensuite voyagé pour parfaire son avoir-faire (notamment chez le voisin Hongrois) et ayant lancé son atelier de souliers (prêt-à-porter et sur-mesure) très récemment dans la capitale moldave.

C’est donc dans un petit atelier situé au coeur de Chisinau que Valentin fabrique à la main de beaux souliers montés sur des formes acquises en Roumanie avec du bon cuir provenant principalement de la tannerie allemande Rendenbach.

Les premières collections sont étonnantes de maturité, avec, notamment, un très belle petite collection de boots et le tout semble posséder un vrai potentiel. Evidemment, les tarifs sont imbattables pour ce type de souliers faits-main car Valentin Frunza possède et développe d’abord une clientèle locale : 450 euros pour le prêt-à-porter et 550 euros pour la mesure (sur formes existantes modifiées).

A ce jour, et sauf indication contraire, les souliers de Frunza ne sont accessibles que sur place en Moldavie ou dans le cadre de trunk-shows que le jeune bottier commence à organiser, notamment… en Roumanie. Nous vivons une époque formidable pour le soulier masculin ! Un nom à suivre de près.

++ : De beaux souliers intégralement montés main pour des tarifs, évidemment, presque surréalistes.

— : Une disponibilité encore très limitée (sauf à se rendre sur place, ce qui peut, vu les tarifs pour la mesure, valoir le coup).

 

ALTAN BOTTIER

La belle santé d’une maison parisienne

Prix moyen : 450 euros

ALTAN-BOTTIER.COM

Nous avons récemment consacré un article à Altan Bottier, petite maison parisienne de souliers (voir ICI) qui est en plein développement et qui propose une belle gammes de souliers dans ses deux boutiques parisiennes (rue de Miromesnil et rue Lincoln) ainsi que dans sa boutique en ligne.

Fondée en 1973 par Sukru Sensozlu, Altan est à l’origine un atelier de bottes sur mesures, ce qui, encore aujourd’hui, est un atout indéniable (avec, notamment, un service de cordonnerie haut de gamme pour l’entretien de vos chaussures chéries).

Lancée en 1998, la gamme en prêt-à-porter va vraiment prendre son envol en 2003 avec le développement (dans le sillage de Berluti) d’un service de patines personnalisées (soit bien avant la folie qui allait s’emparer du domaine à la fin des années 2000).

Aujourd’hui la maison Altan Bottier est dirigée par Altan Sensozlu, le fils de Sukru qui est par ailleurs toujours en activité pour la partie grande mesure, et est devenue au fil des ans une maison connue et reconnue pour la qualité toujours très honorable de ses souliers (proposés dans tous les types de montage et fabriqués, selon les modèles, en Espagne ou au Portugal), leur originalité parfois (assez) débridée, le caractère indéniable des patines proposées et l’accueil, toujours courtois et professionnel.

A noter l’arrivée prochaine, d’une ligne « bottier » proposant (pour un tarif différent bien sûr) des cuirs supérieurs et des finitions haut de gamme. A suivre.

++ : Une belle maison sérieuse, des produits avec de la personnalité, un vrai dynamisme et une belle créativité.

— : Une qualité de cuir variable selon les modèles.

 

 
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Hugo Jacomet

Fondateur et éditeur de "Parisian Gentleman", Hugo Jacomet est une plume reconnue dans le domaine du style masculin.

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