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Quand les sapeurs congolais prennent leur temps et quand les sprinters s’offrent une seconde peau horlogère : c’est l’actualité des montres à l’heure des vacances

Mais aussi le twist mécanique des gendarmes de Saint-Tropez, la ronde bien française des secondes fleuries, la radicalité latérale d’un laveur de voitures et l’intuition des indépendants suisses en quête de connexion longue durée…

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Quand les sapeurs congolais prennent leur temps et quand les sprinters s’offrent une seconde peau horlogère : c’est l’actualité des montres à l’heure des vacances

Les montres connectées de demain seront peut-être des montres mécaniques dont les fonctions électroniques seront alimentées par les mouvements du poignet…

SEQUENT : À la seule force du poignet…

Alors qu’une poignée de marques suisses dépense des fortunes pour lancer des montres connectées qui seraient d’autant plus crédibles qu’il ne faudrait pas recharger tous les jours, une jeune équipe indépendante suisse réinvente le bon vieux principe du mouvement automatique qui se recharge à la force du poignet. La SuperCharger de Sequent – montre actuellement en campagne sur Kickstarter (déjà 460 000 francs suisses souscrits par 1 700 amateurs) – nous promet une montre connectée de nouvelle génération, sans pile, ni rechargement sur prise électrique : les seuls mouvements du poignet assureront l’alimentation d’un accumulateur capable d’animer les différentes fonctions électroniques de la montre (les alertes, le GPG, le moniteur cardiaque, etc.).

Une énergie propre, inépuisable [quand la montre s’arrête, c’est que vous êtes mort !], infiniment recyclable, en même temps qu’une réponse technologique originale aux objections des marques suisses traditionnelles face aux montres connectées, accusées de n’avoir aucune « réserve de marche ». On ne sait pas encore exactement si Sequent peut tenir ses promesses, mais le dossier tient la route sur le plan scientifique : pour moins de 200 dollars, cette montre superbement designée (« à la suisse ») qui ressemble à une vraie montre mérite de toute façon le détour…

 

https://www.kickstarter.com/projects/1608034664/sequent-the-worlds-first...

RJ-ROMAIN JEROME : « Gendre idéal », s’abstenir !

Enfin une marque suisse qui assume sa fonction ostentatoire ! Ce n’est pas pour rien que cette Steampunk Urban Safari proposée par RJ-Romain Jerome se place sous le signe de la… SAPE ! Un acronyme qui cache aux yeux des non-initiés la Société des ambianceurs et des personnes élégantes, mouvement des « sapeurs » congolais qui adorent hypertrophier en les africanisant les codes vestimentaires de l’élégance européenne. Très logiquement, cette montre en fait un peu trop et c’est le but recherché par cette fleur tropicale née dans nos jungles urbaines, avec peinture léopard et diamants dans un boîtier de 50 mm. De quoi vous « saper » pour l’été, mais – on vous aura prévenus ! – ça risque de vous donner un mauvais genre si vous vous baignez du côté de Noirmoutier ou du Cap-Ferret…

REUGE : « Do You Do You Do You Saint-Tropez »…

L’histoire des boîtes à musique mécaniques est tellement consubstantielle à l’histoire des montres mécaniques qu’il serait dommage de se priver ici d’une présentation de la dernière « merveille » de Reuge, maison indépendante qui défend les traditions des boîtes musicales et des automates suisses. Cette barge mécanique a été imaginée pour célébrer les cinquante ans du Byblos, le palace iconique de Saint-Tropez, dont le club privé, les célébrissimes Caves du Roy, a vu défiler tant de stars aspergées par tant de magnums de champagne que leurs « cadavres » combleraient le golfe de Saint-Tropez. Trois musiques au programme de cette mécanique musicale : James Bond, Mission Impossible et Star Wars [mélodies générationnelles qui indiquent l’âge des oligarques rituellement champagnisés], en plus d’une musique tropézienne accessible par un compartiment secret : la fameuse ritournelle « Do You Do You Do You Saint-Tropez », immortalisée en 1964 parLe Gendarme de Saint-Tropez, dont c’était la bande-annonce (vidéo ci-dessous), à une époque il n’y avait pas trop de nouveaux riches du côté des canoubiers. Il n’y aura que cinquante barges dans cette édition limitée, finalement facturée au prix d’une dizaine de ces magnums de champagne millésimés (comptez 15 000 euros environ par barge)…

 

 
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Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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