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Quand les riches doivent décompter à la main leurs kilomètres et quand les balanciers s’en balancent : c’est l’actualité des montres à la veille de Brumaire

Mais aussi le jouet de poignet préféré des aventuriers, la montre élégante militaro-légitime, la montre qui ne prend pas de gants pour donner l’heure et le parfum discret de la rétro-nostalgie…

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Quand les riches doivent décompter à la main leurs kilomètres et quand les balanciers s’en balancent : c’est l’actualité des montres à la veille de Brumaire

Alain Prost a lâché le volant pour le guidon, mais, du haut de son braquet, il ne renonce pas à la haute mécanique…

TAG HEUER : Un combat sans gants contre le temps…

Même la boxe est un sport de brutes codifié par des gentlemen, qui parlaient à son sujet de « noble art », c’est une discipline athlétique quasiment jamais investie par les horlogers. Sauf par le fameux Jean-Claude Biver, le dirigeant horloger qui ne fait jamais rien comme les autres et dont les audaces laissent pantois ses concurrents. C’est ainsi qu’il s’est entiché de boxe et qu’il sème volontiers le logo de ses marques sur les rings (notamment Hublot, qui parrainait les deux derniers « combats du siècle »). Une autre de ses marques, TAG Heuer, a repris la tradition du chronographe de sport Ring-Master, compteur de poche lancé en 1957 dont on pouvait changer à volonté les anneaux intérieurs porteurs d’« échelles » qui permettaient le chronométrage de tous les sports – de la boxe à la régate, en passant par la natation, la F1 et même le chronométrage des prises de vue cinématographiques à Hollywood (Film-Master, lancé en 1963).

Pour le soixantième anniversaire de la Ring-Master, TAG Heuer lance une superbe montre Carrera qui porte la signature de Mohamed Ali (« Cassius Clay » pour ceux qui se souviennent de ses premiers combats) et qui reprend l’idée des échelles intérieures, qu’on peut régler à l’aide de la couronne à dix heures (panneaux rouges pour les combats professionnels de trois minutes, panneaux blancs pour les deux minutes des reprises entre amateurs) – le tout pour à peine plus de 2 000 euros, ce qui prouve que TAG Heuer ne prend pas de gants pour mettre KO les tarifs habituels de l’horlogerie suisse…

GARMIN : Le jouet préféré des forces spéciales en opération…

Une vraie montre à l’esthétique calquée sur les codes du luxe horloger, sauf que cette Fenix Chronos est un concentré de haute technologie, bourré de capteurs (altimètre, baromètre, boussole, fréquence cardiaque, traceur d’activités) et muni d’un récepteur des signaux satellite GPS/GLONASS. La montre peut se connecter à un téléphone pour proposer des notifications paramétrées ou même, pour les sportifs, afficher le dernier bulletin météo du lieu – le tout avec des écrans personnalisables. Étanchéité à 100 m, avec un verre saphir ultra-endurant (boîtier de 49 mm). Options : un bracelet en cuir (999 euros, ci-dessous), en acier (1 099 euros) ou en titane (1299 euros) : c’est probablement le meilleur instrument technique qui ressemble à une vraie montre, performances connectées en prime. Pourquoi croyez-vous que les guerriers des forces spéciales à travers le monde sont désormais équipés de montres Garmin ?

BELL & ROSS : La légitimité d’un vintage natif…

Depuis quelques saisons, la mode horlogère est au retour à ces montres « démodées », oubliées depuis hier et aujourd’hui réhabilitées sous pavillon vintage. Jamais en retard d’une tendance, la maison française Bell & Ross se flatte d’avoir été vintage longtemps avant tout le monde et, surtout, de l’être suffisamment restée pour que la nouvelle BRV1-92 Military ne souffre pas du moindre soupçon d’opportunisme ou d’illégitimité. Cela fait maintenant plus de vingt ans que Bell & Ross honore la tradition des « montres militaires » : autant en profiter ! La montre est donc en acier, de dimensions « normales » (38,5 mm – exactement ce qui peut être porté par un garçon ou une fille), avec un verre saphir ultra-bombé «  à l’ancienne », un label « MT » (Military Type) aussi fantaisiste qu’esthétique et qui rappelle le sigle « H3 » porté sur les montres militaires aux peintures radioactives, des minutes ultra-lisibles empruntées aux montres de pilotes, de même que l’index triangulaire à midi, des aiguilles ivoirées comme celles qui ont vécu leur vie et un bracelet en cuir brut, parfaitement viril. Soit une jolie somme de sympathiques détails pour la somme relativement raisonnable de 1 990 euros : la nostalgie n’est plus ce qu’elle était…

 
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Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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