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Quand les poulpes nous parlent français et quand Batman s’offre un nouveau GPS : c’est l’actualité des montres à l’heure d’hiver

Mais aussi un félin qui cache bien ses secrets, une survivante des années d’insouciance, les ombres et les lumières d’une épuration mécanique et, en vrac, les nouvelles du front de l’horlogerie…

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Quand les poulpes nous parlent français et quand Batman s’offre un nouveau GPS : c’est l’actualité des montres à l’heure d’hiver

EBEL : Plus « sport chic », tu meurs !

La mode rétro nous resservant à n’en plus finir les années 1970, il était fatal que la maison ebel soit tentée de nous rappeler qu’elle était, dans ces mêmes années seventies, la marque la plus tendance, celle que portaient les stars (notamment Sharon Stone) et les sportifs à la mode [on se souvient de Yannick Noah, vainqueur à Roland-Garros, avec son Ebel au poignet : Ebel était alors le parrain du tournoi français], celle qui fabriquait les montres Cartier, celle qui se permettait d’ouvrir, près de la place Vendôme, la première boutique horlogère dédiée à une seule marque. Autant dire une marque pionnière, dont la montre vedette, la Sport Classic [à l’époque, on l’écrivait « Sport Classique »], s’imposait très vote comme l’icône horlogère de son temps.

Lancée en 1977, cette sportive chic est de retour, avec les mêmes codes esthétiques : or/acier, maillons articulés en « vagues », boîtier hexagonal à cinq vis, chiffres romains et mouvement à quartz. Les jeunes femmes de l’époque ne pouvaient rien porter d’autre. Leurs petites-filles vont retrouver le plaisir sensuel de ces Ebel Sport Classic, dans une version parfaitemen fidèle à l’originale : même le logo aux deux E embrassés nous est rendu [Le E d’« Eugène Blum », le co-fondateur de la marque, avec le E du « Et » qui unit son nom à celui d’Alice Lévy, sa femme, qui donnera son L au nom de la marque]. Les années 1970, avec leur insouciance d’avant la crise et leur goût de la fête, revivent avec élégance après quarante ans : et si on en profitait ?

 

OCTOPUS : Des couleurs pour enchanter les poissons…

Même si on lit « Swiss Made » sur le cadran, la toute nouvelle marque Octopus est française de France, par son style et par son créateur, Jean-Philippe Hervet. Son idée était de proposer une « plongeuse » de grande classe, parfaitement réglementaire (lunette tournante, mouvement automatique, aiguille des secondes, étanchéité à 300 m – d’où le nom du modèle, « 164 Fathoms », la fathom étant la brasse, ancienne mesure nautique), avec une touche colorée pour égayer le quotidien, mais à un prix accessible (990 euros) et une distribution contemporaine (uniquement sur Kronos-Paris, où les premiers acheteurs bénéficieront de 10 % de remise). Sous le signe du poulpe, la réussite de ce boîtier de 43 mm est indéniable, la qualité suisse est au rendez-vous et le style contemporain très séduisant. La créativité horlogère française est toujours au rendez-vous !

https://kronos-paris.fr/7-octopus

 

 

RJ-ROMAIN JEROME : Le nouveau GPS de Batman…

Avec cette montre Skylab, le « Chevalier noir » – Batman, The Dark Knight – ne sera plus jamais perdu dans les rue de Gotham City : non seulement son emblème fétiche, la chauve-souris, s’allume dans la nuit, mais la montre affiche une carte des rues de Gotham City. Comme quoi on peut tout-à-fait ne pas se prendre au sérieux quand on est une marque suisse, tout en s’affirmant très sérieux dans la qualité horlogère de ses montres (mouvement automatique de haute horlogerie, finement « squeletté » et finitions soignées pour cette édition limitée à 75 exemplaires). Les grands enfants adulescents vont adorer cette régression vers les paradis perdus de l’âge d’or des comics américains…

 
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Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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