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Quand les étoiles colonisent les cadrans et quand le cœur a ses raisons : c’est l’actualité des montres en veille d’équinoxe

Mais aussi la haute couture qui complexifie la haute mécanique, la (re)conquête horlogère du pôle Sud et les nouveaux mystères de l’Ouest...

Atlantic-Tac

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Quand les étoiles colonisent les cadrans et quand le cœur a ses raisons : c’est l’actualité des montres en veille d’équinoxe

Moniteur cardiaque de poignet, l’Apple Watch 4 est aussi une bête de mode harnachée par Hermès...

APPLE WATCH : La bombe à retardement anti-suisse…

Après avoir ciblé les geeks des nouvelles générations avec son Apple Watch connectée, Apple s’est hissé sur le trône de « premier-horloger-du-monde » (en valeur comme en volume) jusqu’ici monopolisé par les marques suisses. La nouvelle Apple Watch 4 cible maintenant les seniors de plus de 45-50 ans – qui sont, par hasard, les meilleurs clients des montres suisses et les plus conservateurs des consommateurs de montres traditionnelles. Pour les séduire, une arme secrète : des fonctions de surveillance cardiaque (une sorte d’électroencéphalogramme de poignet) capable non seulement de capter des données médicales précieuses, mais aussi de déclencher des alertes en cas de crise ou de chute.
Pour une population mondiale vieillissante et de plus en plus concernée par sa propre actualité cardiaque, cette Apple Watch 4 sera un précieux moniteur de santé en même temps qu’un terminal de poignet capable, bien sûr, de donner l’heure, mais aussi de relayer le téléphone et de stocker de la musique comme toute smartwatch digne de ce nom. Autant dire que l’horlogerie suisse, qui avait déjà pris de plein fouet l’irruption sur le marché de montres connectées qui avaient grignoté son entrée de gamme, se trouve désormais face à la concurrence d’une Apple Watch capable d’occuper les poignets des seniors pour la meilleure raison du monde : la santé et le mieux-être. Piège d’autant plus subtil que cette Apple Watch de nouvelle génération est légèrement plus grande que les précédentes (deux tailles : 40 mm et 44 mm), avec un écran tactile plus facile à lire et plus aisément « palpable » par des utilisateurs qui y voient moins bien et qui sont moins habiles. Le piège s’est refermé sur l’industrie horlogère traditionnelle, qui a du souci à se faire : mieux qu’une évolution, cette Apple Watch 4 est une révolution !
 
 

URWERK : La haute couture de la haute mécanique…

Cette montre Swiss Made UR-111C n’est connectée qu’à sa propre hubris mécanique : elle a choisi de pas afficher l’heure avec des aiguilles, mais par un jeu très complexe de chiffres sur des cônes, des rouleaux et des cylindres. Si la lecture est un peu déroutante, elle devient vite intuitive, avec les heures « sautantes » à gauche, les minutes à la fois « traînantes » (à droite du boîtier) et « linéaires » (de face, en diagonale) et, enfin, les secondes « circulaires » sous capteur optique (l’effet loupe sur le dessus du boîtier). Le tout animé par une architecture complexe d’engrenages et de rouages qui se remontent à la main grâce au cylindre cannelé qu’on distingue sous le guichet horizontal des secondes. Autant de virtuosité mécanique, à la limite de la préciosité baroque, pour le simple plaisir de s’offrir, au poignet, une « machine » qui prend soin des heures comme son porteur prend soin d’elle : on voit clairement les minutes défiler sur leur rouleau central, ce qui avive la perception du temps qui passe. Le boîtier de style techno-industriel est adouci par une vraie science des courbes et des volumes, qui rend très portable cet exosquelette de poignet (42 mm x 46 mm en acier. Le grand choc, c’est quand même le prix, qui frôlera les 140 000 euros quand la UR-11C débarquera en France : l’horlogerie de science-fiction est tarifiée comme la très haute couture parisienne…
 
 

ICE-WATCH : le grand chic cosmique…

La conquête des étoiles n’est pas qu’une affaire de haute horlogerie suisse : Ice-Watch, la marque qui anime le mieux le segment des montres de mode accessibles, s’attaque aux profondeurs de la galaxie avec son Ice Cosmos dont le cadran est plus piqueté de cristaux Swarovki et d’étoiles dorées qu’une supernova en expansion. Quatre couleurs de boîtiers et de bracelets, en deux tailles (34 mm et 40 mm), avec des aiguilles et des bagues assorties autour du cadran qui se décline en quatre versions plus ou moins ornées de cristaux (sans jamais dépasser les 100 euros) : en tout, une collection de huit montres qui pourront affronter aussi bien les langueurs de l’automne que les fêtes de fin d’année…
 
 

CHARLIE WATCH : Les nouveaux conquérants du pôle Sud…

Cette montre automatique française ira au pôle Sud : pas de meilleur prétexte pour saluer la renaissance d’une jeune horlogerie française prête pour de nouvelles aventures. L’équipe de Charlie Watch pose ainsi ses pas dans ceux des grandes marques (généralement suisses) qui ont bâti leur légende sur les grandes explorations terrestres ou spatiales. La montre Concordia sera portée par l’aventurier français Matthieu Tordeur, qui s’élancera en novembre prochain à la (re)conquête du pôle Sud, dans des températures qui ne sont en rien affectées par le réchauffement climatique [au contraire !] et qui peuvent descendre au-delà des 70°C au-dessous de zéro. Équipé d’un mouvement suisse mais aussi Made in France que possible, la Concordia est automatique, étanche à 300 m et parfaitement lisible dans la pénombre. Cette montre est actuellement en souscription (215 euros, pour 300 euros de futur prix public) sur Kickstarter, où Charlie Watch a déjà recueilli plus de 50 000 euros de fonds apportés par plus de 130 contributeurs.
 
 

RALPH LAUREN : La nostalgie de l’Ouest…

Après avoir (en vain) cherché son inspiration de ses montres dans les traditions de la plus intégriste des hautes horlogeries helvétiques, la maison Ralph Lauren renoue très logiquement et très lucidement avec ses racines américaines. Pour célébrer le cinquantième anniversaire de la marque, la nouvelle collection « The American Western » revient aux codes décoratifs de la conquête de l’Ouest : boîtiers gravés, cuirs gaufrés et artisanat dans le goût vintage – le tout avec des mouvements mécaniques suisses [difficile de trouver mieux sur le marché] et des cadrans qui reprennent un classique de la tradition horlogère américaine : le mariage des chiffres arabes et des chiffres romains, connu des amateurs sous le nom de « California ». L’ensemble est original, le style western bien assumé et le concept s’annonce rigoureusement conforme aux hommages que rend habituellement Ralph Lauren aux grandes légendes de la culture américaine. Si la tarification est sévère (à partir de 24 000 euros, mais c’est du Swiss Made), la nouvelle fierté d’une Amérique « Great Again » va pousser les amateurs locaux à casser leur tirelire…
 
 

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...
 
 
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  • Par A M A - 14/09/2018 - 17:03 - Signaler un abus Depuis le temps que l'on rêve

    Depuis le temps que l'on rêve d'une France plus grande et d'un Sahara plus fertile. On a trouvé pour la France le solaire avec Macron l'illuminé et le solaire avec les panneaux pour l'illuminant. On vit une époque extraordinaire. Braves gens, émerveillez vous...

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Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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