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Le message de revendication des Pussy Riot après leur envahissement de la pelouse lors de la finale France - Croatie

Des militantes des Pussy Riot ont perturbé la finale de la Coupe du monde de football dimanche soir en foulant le terrain pendant la rencontre. Elles ont publié un message afin d'expliquer leur action spectaculaire.

Coup de force

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Les Pussy Riot ont envahi la pelouse pendant quelques instants lors de la finale de la Coupe du monde de football entre la France et la Croatie. Quatre Pussy Riot sont venues perturber la rencontre pendant quelques instants. Elles n'ont pas été longuement filmées par les caméras. Les réalisateurs et les instances du football évitent de donner de l'importance à ses envahissements sur la pelouse en plein match.

Elles ont fait leur apparition sur le terrain à la 53ème minute. L'une d'entre elles a réussi à aller taper dans les mains de Kylian Mbappé. 

Le collectif militant et engagé en faveur du féminisme et sur les questions de liberté d'expression a publié une vidéo afin de justifier leur action lors de ce match au sommet. 

Les Pussy Riot ont tenu à expliciter leurs revendications.

Elles souhaitaient attirer l'attention sur le problème des prisonniers politiques en Russie (notamment la libération du cinéaste ukrainien Oleg Sentsov) et protester contre les agissements de la police russe. Elles étaient d'ailleurs déguisées en policiers. 

"La Russie, tu le sais, n'est pas un Etat de droit."

Selon les Pussy Riot, les autorités russes pourraient présenter un visage beaucoup moins respectable une fois que les caméras du monde entier seront détournées après la Coupe du monde. 

Les quatre militantes de l'action lors de la finale ont passé toute la nuit en prison. Le lendemain, le 16 juillet, elles ont comparu devant la justice. Leur garde à vue peut aller jusqu'à 15 jours. Elles sont accusées d'avoir commis deux délits. 

Trois activistes des Pussy Riot avait déjà été condamnées par le passé à deux ans d'emprisonnement en camp de travail pour vandalisme et haine religieuse suite à un concert sauvage dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. 

 

 
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