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ONPC : Yann Moix accuse les policiers de tabasser des migrants, la préfecture dénonce une "fake news"

"Si l’honneur de la République est de frapper des enfants à coups de matraques ou de gazer l’eau potable, je n’appartiens pas à la même République que vous", a lancé Yann Moix au secrétaire d'Etat Benjamin Griveaux.

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Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, était invité ce samedi de l'émission On n'est pas couché, sur France 2. La discussion avec Yann Moix a porté notamment sur l'accueil des migrants sur le territoire français, ce qui a été l'occasion pour le chroniqueur de dénoncer le comportement présumé de la police à Calais.

Alors que Benjamin Griveaux venait d'utiliser le terme "enkyster", Yann Moix est monté sur ses grands chevaux. "C’est un vocubalaire que je déplore. Ce terme ressemble précisément à la façon dont j’ai vu l’honneur de la République se dérouler à Calais. J’y passe régulièrement des jours et des nuits depuis quelques mois. Et ce que je vois de l’honneur de la République monsieur Griveaux, et vous n’y êtes pas personnellement responsable, ce sont des CRS qui gazent les couvertures de jeunes migrants de 18 à 25 ans, qui gazent l’eau potable de jeunes migrants, qui tabassent des jeunes migrants qui sont soignés gratuitement par l’État parce qu’ils ont été frappés par la police la veille (...) parce que le ministre de l'Intérieur veut éviter comme la peste les points de fixation ". 

"Si l’honneur de la République est de frapper des enfants à coups de matraques ou de gazer l’eau potable, et d’utiliser des mots comme kyste ou enkyster, je n’appartiens pas à la même République que vous", poursuit-il, avant de demander "sinon des excuses, au moins un programme fiable pour éviter que la République française se transforme en ce qu’elle a déjà été capable de faire: une machine à humilier les juifs pendant la guerre et humilier les Arabes dans les années 1960".

Benjamin Griveaux, après lui avoir conseillé de s'adresser à la justice "plutôt que de faire justice sur un plateau de télévision", a estimé que ces comportements, "s'ils étaient avérés", étaient "inadmissibles".

La préfecture de police du Pas-de-Calais, de son côté, a tenu à répondre immédiatement sur Twitter. Dénonçant des "fake news",  elle écrit que "aucun des faits évoqués n'ont fait l'objet de signalements aux services de l'État et de la justice", et que "lors des opérations menées par la police, les migrants peuvent récupérer leurs effets personnels et bénéficier d'une mise à l'abri".

 
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