Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Dimanche 18 Février 2018 | Créer un compte | Connexion
Extra

Migrants "tabassés" et "gazés" : Yann Moix s'explique avec des policiers

Le 6 janvier dans l'émission On n'est pas couché, Yann Moix avait accusé les policiers de tabasser et de gazer des migrants.

Face à face

Publié le

Le 6 janvier dans l'émission On n'est pas couché, Yann Moix avait accusé les policiers de tabasser et de gazer des migrants. Face au secrétaire d'État Benjamin Griveaux, le chroniqueur avait affirmé être en possession d'images montrant les comportements qu'il dénonce, pourtant démentis par la préfecture du Pas-de-Calais. Ce mardi, en marge du déplacement d'Emmanuel Macron à Calais, Yann Moix s'est aussi rendu dans cette ville pour pouvoir échanger avec des membres des forces de l'ordre et des représentants des syndicats de policiers.

Cet échange a été filmé par un journaliste du quotidien régional, Dernières Nouvelles d'Alsace.

"Ces images, je les possède, le film sortira en mai"

"Dans l'émission, il s'est passé autre chose, sur un sujet qui m'a perturbé. M. Griveaux a utilisé le mot "enkyster". Comme vous, je suis quelqu'un de très humain. Employer le mot "kyste", pour des êtres humains, qui ont entre 18 et 25 ans, qui n'ont rien fait de mal, qui ne sont pas responsables de cette situation...", a-t-il déclaré. Et d'annoncer : "J'ai vu certains de vos collègues, je n'ai pas dit "vos" collègues, qui ont gazé les yeux de ces jeunes, des couvertures, de l'eau, et les ont frappés. Ces images, je les possède, le film sortira en mai".

"Mais si M. Griveaux ne m'avait pas fait sortir de mes gonds, peut-être que le sujet ne serait jamais apparu. Ce n'est pas un tract politique pour flinguer la police contre les gentils migrants. Ce serait tout le contraire de la réalité, la réalité est toujours complexe", a-t-il confié. Et de développer : "Il y a une situation que personne ne comprend, on a l'impression qu'on fait le travail d'un autre pays qui est l'Angleterre, on empêche des gens qui veulent s'en aller de partir et on ne sait pas quoi en faire, il faut peut-être plus de fermeté en amont. Et on se retrouve avec une situation que les policiers doivent gérer dans le chaos."

 
Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€