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Transfert de compétences vers l'UE : Wolfgang Schäuble propose un référendum

Un tel transfert de compétences devra passer par une révision de la Constitution allemande.

Consultation populaire

Publié le 25 juin 2012
 

 Wolfgang Schäuble n'est pas hostile à un transfert de souveraineté nationale vers le Parlement européen, mais une telle décision ne pourrait se prendre sans l'adhésion du peuple allemand.

Pour ce faire, le ministre des Finances allemand a appuyé l'idée d'un référendum sur une révision de la Constitution allemande qui permettrait un tel transfert de compétences.

Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Der Spiegel, lundi 25 juin, il a affirmé : "On peut donner davantage de droits à Bruxelles, mais la population allemande devra se prononcer à ce propos". 

Le transfert de compétences proné par Schäuble risque d'entrer en contradiction avec la Constitution allemande. "Je pars de l'idée que cela peut arriver plus vite que je ne le pensais il y a quelques mois", a ajouté le ministre à propos du référendum, soulignant que les responsables européens "veulent faire des propositions concrètes pour une intégration plus prononcée" dès le sommet de jeudi et vendredi à Bruxelles. Il n'a pas souhaité évoquer un calendrier, mais a estimé que cela était tout à fait envisageable avant cinq ans.

Cette déclaration intervient alors que la Cour constitutionnelle de Karlsruhe vient à nouveau  d'intervenir dans le processus d'adoption des mesures de sauvetage de la zone euro. 

La Cour, garante du respect de la Loi fondamentale allemande, a demandé au président allemand de différer la signature des textes de loi sur le pacte budgétaire et le mécanisme de sauvetage MES, retardant ainsi la mise en application de ce dernier, initialement prévue le 9 juillet.

Le Parlement européen doit aussi  "être renforcé", notamment en se voyant conférer un droit d'initiative législative. "Que ce rôle appartienne à la Commission seule est un anachronisme", a-t-il jugé. Quant aux États nationaux, ils seraient représentés dans une deuxième chambre, à l'exemple du Bundesrat allemand ou du Sénat américain, "où toutes les lois devront être approuvées à la majorité, comme au Parlement", a ajouté M. Schäuble.

Lu sur LeMonde.fr

 


Commentaires

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  • Par kronfi - 25/06/2012 - 16:14 - Signaler un abus juste un piege tendu aux francais...

    les allemands dans les deux cas seront gagnants
    supposons qu'ils disent OUI ( ce que je doute)..... les francais devront pour ne pas perdre la face , organiser le meme referendum....
    les allemands auront beau jeu de dire a leurs homologues, " vous voyez, nous voulons plus d'Europe....
    sous entendu a la sauce de berlin....
    Si les allemands disent NON.....ce sera le retour a la case depart, c'est a dire , le NEIN allemand , pour toute possibilite de la mutualisation des dettes de l'Europe du Sud...
    les allemands, dans les deux cas sortiraient gagnants dans cette proposition a USAGE INTERNE....
    |En realite, les allemands desormais se fichent de la construction europeenne, et ne pensent qu'au developpement economique a l'est de l'ODER. laissant le soin aux francais de regler les problemes de l'Europe du Sud...
    Car la est le futur boum economique.. A L'EST.....

  • Par Rlilette - 25/06/2012 - 15:56 - Signaler un abus L'heure de vérité s'approche à grand pas

    Je crois malheureusement qu'il est trop tard et que la stratégie Merkel consistant à s'approcher encore et encore du précipice sans rien faire pour obliger les peuples à sauter, de peur, quand on arrive devant le trou n'aura réussi qu'à renforcer les extrêmes qui se feront un plaisir de nous précipiter dans le trou. De fait, le peuple n'aurait pas tord: quand on lui promet croissance et prospérité en passant à l'euro pour en arriver là où on en est, l'effort de pédagogie va être immense, et dans le cas de la France les figures politiques encore crédibles pour défendre cette voie sont très rares. Je ne donne vraiment pas cher de la survie de la zone euro (en particulier si ça se re-termine en forçage démocratique comme le traité constitutionnel).

  • Par Equilibre - 25/06/2012 - 14:48 - Signaler un abus A quoi joue l'Allemagne?

    Un départ prochain, loin des tracas du neuro, sous prétexte constitutionnel amplement justifié?

  • Par sheldon - 25/06/2012 - 14:48 - Signaler un abus La fin de l'Europe ? Mettre l'Europe devant ses responsabilités?

    Si les Allemands répondent oui, ça ne pourra se faire que si la question inclut des règles fortes de surveillance,
    si c'est ça, la France, pour la 2ème fois, le PS en tête, dirait : non
    adieu l'Europe !
    Excellent pour Hollande et la gauche : ils pourront faire toutes les dépenses et couler un peu plus la France sans problème venant de l'Europe !

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