Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Vendredi 20 Juillet 2018 | Créer un compte | Connexion
Extra

Violences du 1er mai : L'étonnant profil des casseurs

Les premières comparutions immédiates, après les incidents en marge du cortège syndical lors du défilé du 1er mai, ont eu lieu ce jeudi 3 mai. Le profil de certains prévenus est surprenant.

Le vrai visage des blacks blocs

Publié le
Violences du 1er mai : L'étonnant profil des casseurs

 Crédit ALAIN JOCARD / AFP

Six personnes arrêtées lors du déferlement de violence, en amont du cortège syndical, durant la manifestation du 1er mai ont été convoquées au tribunal de grande instance de Paris dans la journée du jeudi 3 mai 2018. Ces six prévenus (cinq hommes et une femme) sont poursuivis pour participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations. 

Lors de leur arrestation, ils arboraient la tenue des black blocs. Ils avaient le visage masqué. Dans leurs sacs ont été retrouvés des objets qui n'avaient pas leur place dans le cadre d'une manifestation syndicale et traditionnelle dans le cadre du 1er mai : des masses, des pierres, des ciseaux ou bien encore des masques de piscines.
 
Parmi les prévenus, un jeune homme de 29 ans, un consultant, diplômé de l'Ecole centrale. Selon des informations de France Info, il perçoit un salaire de 4 200 euros. Son casier judiciaire est vierge. 
 
L'un des prévenus serait le fils d'un chercheur au CNRS. La jeune femme serait la fille d'un directeur financier. 
 
Ces trois prévenus ont exigé un délai afin de pouvoir préparer leur défense. L'audience a été renvoyée au 30 mai.
 
Le jeune centralien serait rentré chez lui sans le moindre contrôle judiciaire. Pour avoir menti lors de leur garde à vue (ils ont donné de fausses identités), les deux autres prévenus vont effectuer quatre semaines de détention provisoire. 
 
Sept personnes interpellées mardi sont également présentées ce vendredi à un juge d'instruction selon le parquet de Paris. Ces suspects sont déférés dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le parquet pour "dégradations en réunion" et "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations". Le ministère public a requis leur placement en détention provisoire. Ils sont soupçonnés d'avoir commis des dégradations dans une agence bancaire et dans des magasins de vêtements dans le 3e arrondissement. Ces incidents sont intervenus, dans la soirée du 1er mai, après le défilé.
 
Douze suspects sont jugés ce vendredi en comparution immédiate et deux autres ont été convoqués pour un procès à une date ultérieure. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Treize autres doivent se voir notifier ce vendredi un rappel à la loi par un délégué du procureur.
 
Cette trentaine d'individus constituait le dernier groupe de suspects encore entre les mains de la justice jeudi soir, sur les 102 gardés à vue mardi à l'issue des violences. Près de la moitié des personnes arrêtées a été remise en liberté mercredi sans faire l'objet de poursuites. 
 
 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par attila - 04/05/2018 - 18:26 - Signaler un abus Incroyable !

    quel laxisme !! nous pouvons pleurer et geindre--la société est en plaine décomposition et le pouvoir est complice !!!!

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 04/05/2018 - 18:47 - Signaler un abus Tous ces fils à papa sont

    Tous ces fils à papa sont pitoyables, mais le plus pitoyable est que l'état puisse comme à N.D.Landes, baisser son froc devant ce genre de crasseux !

  • Par Bobby Watson - 04/05/2018 - 19:18 - Signaler un abus Les mêmes qu'à Tarnac

    L'ultra-gauche se développe dans les milieux bourgeois. Les pauvres ont d'autres chats à fouetter...

  • Par pale rider - 04/05/2018 - 19:50 - Signaler un abus le jeune centralien ? il a 29 ans , à cet âge là on n'est plus

    un "jeune" on est un adulte censé être responsable de ses actes .

  • Par cloette - 04/05/2018 - 20:19 - Signaler un abus @gauchisme caviar

    des milieux bourgeois, c'est clair.

  • Par MIMINE 95 - 04/05/2018 - 20:44 - Signaler un abus 3 petits bourgeois rebello-gauchos

    quel surprise !!!! profil qui est plus classique que "surprenant", électeurs classiques du NPA à Mélenchon. Mais quels sont les profils du reste de la troupe ???

  • Par Deudeuche - 04/05/2018 - 21:18 - Signaler un abus Rien de neuf depuis Action Directe ou la bande à Bader

    Des bourgeois qui s’enmerdent et veulent enmerder les autres...de vrais révolutionnaires. Pendant ce temps les fils de prolos défendent la société en uniforme de gendarmes.

  • Par vangog - 05/05/2018 - 07:59 - Signaler un abus CNRS, Centrale????

    Rien d’etonnant, ce sont des repères des fascistes rouges, où la morale marxiste prévaut...

  • Par A M A - 05/05/2018 - 09:56 - Signaler un abus QUI les a convoqué pour

    QUI les a convoqué pour mettre le bazar?

  • Par Montagne fm - 05/05/2018 - 12:56 - Signaler un abus Rafle bidonnée

    A partir de témoignages directs il apparait que les forces de l'ordre ont soigneusement évité toute confrontation avec les Blackbloc qui étaient effectivement armés de piolets marteaux barres de fer etc.... Un affrontement direct aurait certainement conduit à déplorer de nombreux blessés ce que les autorités ont voulu éviter à tout prix. Pa

  • Par Montagne fm - 05/05/2018 - 13:04 - Signaler un abus Rafle bidonnée (suite)

    Par contre, sur instructions de leurs supérieurs et pour faire semblant d'avoir réagit énergiquement,les policiers ont embarqués quelques centaines de péquins qui étaient venus assister au spectacle de la manif et à l'encontre desquels ils n'avaient relevé aucune infraction, ce qui a nécessairement entrainé leur libération plus ou moins rapide histoire de donner la change.

  • Par morsang - 05/05/2018 - 14:17 - Signaler un abus la spitfire des casseurs

    Ces casseurs qui sont en réalité des fils de bourgeois partis pour rigoler un bon coup (ou pour faire la nique à leurs vieux)ou par vide intellectuel ce n'est n'est pas sans rappeler la saillie du président Pompidou à qui l'on présentait le cabriolet Spitfire Triumph au salon de l'auto de fin 68"mais c'est la voiture des manifestants étudiants"s'était-il écrié.Avec son bon sens paysan ce brillantissime intellectuel avait déja tout compris

  • Par LOTHARINGIEN 31 - 05/05/2018 - 21:17 - Signaler un abus JUSTICE ? ou complaisance et encouragement implicite ...

    les juges sont bien gentils avec ces pauvres gosses de riches .... les loups ne se mangent pas entre eux !.... ah cette lutte des classes (aisées)

  • Par JG - 05/05/2018 - 22:58 - Signaler un abus Pasolini le disait déjà en mai 68

    "Les fils de pauvres sont les policiers, les fils de bourgeois les manifestants". Mes parents faisaient hélas partie de la 2ème catégorie....ils ont un peu évolué depuis mais leur faire admettre leur responsabilité dans la mise à sac de la société depuis 68 est quelque peu difficile....

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€