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Syrie : Barack Obama et Vladimir Poutine se rencontrent pour la première fois depuis deux ans

Les présidents, qui s'exprimeront à la tribune de l'ONU, ont rendez-vous ce lundi après-midi pour discuter notamment de la lutte contre l'Etat islamique et des relations avec Bachar el-Assad.

Place au dialogue

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Syrie : Barack Obama et Vladimir Poutine se rencontrent pour la première fois depuis deux ans

New York sera ce lundi "the place to be". Au programme de ce jour une rencontre très attendue entre les présidents russe et américain, qui s'exprimeront à quelques minutes d'intervalle à la tribune de l'ONU. Ils ont rendez-vous en fin d'après-midi pour leur première rencontre officielle depuis plus de deux ans pour aborder l'épineux dossier syrien. Les deux chefs d'état évoqueront la lutte contre l'Etat islamique et des relations avec Bachar el-Assad.

 "Je ne m'attends pas à une hostilité déclarée", répond Josh Earnest, porte-parole du président américain. "Mais il y a des sujets sérieux que les États-Unis et la Russie doivent aborder", ajoute-t-il, assurant que Barack Obama "n'hésitera pas un instant à soulever nos réelles inquiétudes sur l'attitude de la Russie en Ukraine et ailleurs dans le monde".

Vladimir Poutine s'est replacé ces dernières semaines au centre du jeu sur la Syrie, déchirée par la guerre civile depuis quatre ans et demi. Au moment où la Russie augmentait sensiblement sa présence militaire dans le pays, déployant des troupes et des avions dans un des fiefs du régime, le président a annoncé qu'il cherchait à mettre en place avec les pays de la région "une plateforme commune" contre les djihadistes ultra-radicaux du groupe État islamique (EI).

La Maison-Blanche, surprise n'a eu d'autre choix que de réagir. Et de déclarer qu'il serait "irresponsable" de ne pas tenter la carte du dialogue avec le chef du Kremlin. "Nous observons les actes, pas seulement les mots", souligne Ben Rhodes, proche conseiller de Barack Obama. "Sur l'Ukraine, les actes ont rarement suivi les mots. Mais sur le dossier nucléaire iranien, la Russie a tenu ses engagements et joué un rôle constructif." 

Mais, ce dimanche, un haut responsable du département d'Etat américain a tempéré : "Nous sommes juste en train de commencer à essayer de comprendre quelles sont les intentions de la Russie en Syrie et en Irak, et d'essayer de voir s'il y a des moyens de trouver une issue bénéfique". Exploitant les tergiversations occidentales sur le sort du président syrien Bachar el-Assad, Moscou en profite et insiste en expliquant que soutenir ce dernier est le seul moyen de mettre un terme à une guerre qui a déjà fait plus de 240 000 morts. Les États-Unis réclament depuis des années le départ du président syrien. Mais ils ont récemment assoupli leur position. Pour preuve, il y a une semaine, le secrétaire d'État John Kerry concédait que le calendrier de la sortie de Bachar el-Assad était négociable.

Washington ainsi qu'une soixantaine de pays européens et arabes sunnites pilotent depuis un an une coalition militaire qui frappe des bastions de l'EI en Syrie et en Irak. Mais toutes ces opérations militaires n'ont pas empêché l'organisation djihadiste de consolider ses positions, ni n'ont ruiné son pouvoir d'attraction : près de 30 000 djihadistes étrangers se sont rendus en Syrie et en Irak depuis 2011, selon des responsables du renseignement américain cités par le New York Times.

 
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