Eco-fiction
A quoi ressemblerait une Grèce sortie de l’euro ?
Le New York Times imagine le scénario qui affole toute l’Europe.
Après l’annonce par le Premier ministre Lucas Papadémos du retour de son pays à la drachme, la monnaie qui prévalait avant l’euro, la Grèce se retrouve dans une situation de chaos général, imagine le New York Times.
Au lieu de se rendre au travail, les Grecs affluent devant leurs banques aux portes fermées, dans l’espoir de récupérer les liquidités de leur crédits, alors que la valeur de la drachme plonge, et que les prix affichés par les quelques magasins ouverts explosent. Les crédits accordés à la Grèce sont coupés, après que le pays a fait défaut sur sa dette. Ce chaos économique est suivi d’un chaos politique : l’armée prend le contrôle du gouvernement.
Le New York Times s’inspire sans doute des prévisions de deux organismes d’analyses, qui ont échafaudé en novembre le scénario d’une sortie de l’euro et d'un retour à la drachme. Nomura a ainsi prévu une dévaluation de 60% de la nouvelle drachme. Pour UBS, il y a un risque sérieux d’hyperinflation, de coup d’Etat militaire et d’une possible guerre civile.
Le quotidien relativise : ces évènements ne seront peut-être pas aussi graves. Mais il souligne que le risque de voir la Grèce quitter la zone euro est réel, et pourrait avoir des conséquences sérieuses sur son économie. Si cette perspective n’est officiellement, pas même un sujet de discussion ente les responsables de la zone euro, le prix que la Grèce devrait payer pour rester dans l’Union monétaire, impliquant plus de rigueur et plus de sacrifice, fait que de plus en plus d’analystes financiers, y compris en Grèce, se penchent sur le scénario d’un retour au drachme.
"Nous ne devrions avoir aucune fausse prétention quant au fait que nous sommes actuellement dans le train du retour vers le drachme", estime ainsi Jason Manolopoulos, un gérant de fonds d’investissement grec. Pour un avocat britannique, Charles Proctor, "une monnaie unique ne convient pas à de vastes mesures d’économies". Reste que dans le cas d’un retour à la drachme, l’économiste Hal S. Scott de la Harvard Law School, estime que le plus difficile serait que les Grecs adhèrent à une mesure qui rendrait leur monnaie de plus en plus faible et l’euro de plus en solide.
- En Grèce, un bon fonctionnaire est un fonctionnaire qui triche
- JP Morgan prédit une énorme spéculation sur la fin de l'euro
- Hors artifices comptables, la dette allemande serait de 185% du PIB (soit autant que la Grèce...)
- Arrêtons de parler de contagion, la France n'a pas besoin de la Grèce ni de l'Italie pour être "malade" de sa dette !
- Lucas Papademos nommé premier ministre de la Grèce


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...ils préfèreraient revenir à la Drachme et perdre 50% d'un coup?
Et si tous les Etats Américains étaient aussi ruinés que les PIIGS, songeraient-ils un seul instant à créer 50 monnaies et à tuer le $?
Bien sûr que non! Le USD et l'EUR ne vont pas mourir du tout!
Toute prédiction ne devient heureusement pas une auto-prédiction!
pour les USA dont la dette dépasse 20.000 Milliards de Dollars !!
A la Tunisie d'il y a un an ! Hôtels et plages pour les Bobos !
Il aurait fallu faire sortir la Grece de la zone Euro illico presto. Plus on attend plus la facture sera salee.
Aujourd'hui la Grèce importe absolument tous ses produits de l'exterieur, elle n'exporte plus. Elle n'attire même plus les touristes, ces derniers préférant le voisin turc. La cause ? Un euro fort. De plus la Grèce sera incapable de rembourser les prêts du FMI et de l'UE. Plus d'austérité=plus de fraude...L'Etat ne pourra plus payer ses militaires et ses fonctionnaires...