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PSA d’Aulnay-sous-Bois : fin de la grève commencée le 16 janvier

Une indemnité de 20 000 euros proposée aux grévistes s'ils quittent l'usine avant le 31 mai fait toutefois polémique.

Mouvement social

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PSA d’Aulnay-sous-Bois : fin de la grève commencée le 16 janvier

La grève à l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois s'est terminée ce vendredi. Crédit Reuters

La grève se termine à Aulnay-sous-Bois. Les grévistes de l’usine PSA ont en effet accepté ce vendredi de mettre un terme à leur mouvement commencé il y a quatre mois en signant un accord avec la direction. L’accord prévoit notamment que les salariés toucheront une indemnité s’ils partent rapidement et abandonnent les recours en justice.

Un communiqué de la direction indique ainsi que l’accord prévoit "la reprise du travail pour tous" dès mardi mais également la levée "de toute contestation du plan social" et plus particulièrement du recours lancé "contre le plan de restructuration du groupe" par la CGT.

Près de 130 salariés grévistes bénéficieront donc des mesures de reclassement externe du plan social. La CGT indique par ailleurs que des "garanties écrites" ont été fournies en ce qui concerne la mutation en interne de près de 70 autres salariés.

L’indemnité exceptionnelle de 19 700 euros réservée aux grévistes s’ils quittent PSA avant la fin du mois de mai fait toutefois polémique. Cette indemnité permet notamment au salarié gréviste avec dix ans d’ancienneté de partir avec 50% de plus qu’un nom gréviste. Il touchera en effet 60 000 euros contre 40 000 euros pour le non-gréviste. Autant dire que cela ne ravit pas les non-grévistes qui dénoncent déjà ce procédé de "discrimination syndicale".

Philippe Dorge, directeur des ressources humaines du groupe, dément toutefois des inégalités de traitement. En effet, les salariés grévistes qui partiront avant le 31 mai et toucheront donc l’indemnité critiquée renoncent en contrepartie à leur préavis, à la période de volontariat mais également au budget formation mis en place dans le plan social.

Pour rappel, cette grève, qui a commencé au mois de janvier dernier à l’appel de la CGT suivie par la CFDT de l’usine et qui a été suivi par cent à deux cents grévistes, a paralysé la production de l’usine de Seine-Saint-Denis. La direction assure que 14 000 Citroën C3 ont été perdues lors des trois premiers mois du mouvement.

 
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