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Pierre Gattaz réclame (encore) la suppression de l'ISF. "Provocation" répond Emmanuel Macron

Pour le président du Medef, l'Impôt sur la fortune "détruit l'emploi et la croissance".

Serpent de mer

Publié le
Pierre Gattaz réclame (encore) la suppression de l'ISF. "Provocation" répond Emmanuel Macron

Pierre Gattaz veut la fin de l'ISF Crédit Reuters

Il n'en démord pas. Pierre Gattaz a appelé une nouvelle fois à la suppression de l'ISF lors de la Conférence annuelle des entrepreneurs, organisée ce lundi au ministère de l'Economie. "Il y a un moment il faut dire l'ISF c'est dramatique pour le pays, ça détruit de l'emploi, ça détruit de la croissance. Il faut le supprimer, point" a-t-il expliqué à un public déjà convaincu. "Si on ne le supprime pas, ça ne marchera pas, tout simplement parce que les autres pays en concurrence ne le font pas. Si tout le monde le faisait, à la limite on dirait très bien, on est dans la norme."

L'ISF est dans le viseur du patron des patrons depuis son élection à ce poste.

L'année dernière, il avait déjà demandé la suppression des impôts "symboles" comme l'ISF et la fameuse taxe à 75% (qui devrait disparaitre à la fin de l'année).

Cette réclamation a peu de chances d'aboutir. L'impôt de solidarité sur la fortune a rapporté 4,4 milliards d'euros à l'Etat en 2013. Surtout, le fossé s'élargit de plus en plus entre Pierre Gattaz et le gouvernement. Fin octobre, il proposait par exemple de fixer les conditions de licenciement dès la signature du contrat de travail. "Les propositions provocatrices du Medef tirent tout le monde vers le bas" avait alors dénoncé Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique.

Quant au ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, il a critiqué la proposition de supression de l'ISF, parlant de "provocation".
"Lorsqu'on est responsable syndical ou responsable politique, on est avant tout responsable, (...) on ne peut pas dire à n'importe quelle seconde de la journée tout ce qu'on pense. En l'espèce, pour ce qui relève de Pierre Gattaz, ce n'est pas la première fois qu'il a cette lubie" a t-il expliqué devant la presse, lors d'un voyage à Londres.

 
Commentaires

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  • Par Fredja - 17/11/2014 - 14:46 - Signaler un abus Je suis d'accord avec lui

    mais pour que cela soit compris de tout le monde, il faut coupler la suppression de l'ISF à l'interdiction des retraites chapeau, des golden Hello, l'interdiction de siéger dans plusieurs conseils d'administrations... Bref, interdire tout le copinage entre patrons plus ou moins voyous. Parce que ce qui est clair, ce qui si l'ISF coule certaines petites entreprises familiales, Gattaz a surtout peur pour son énorme patrimoine, et ce qu'il faut taxer, ce sont les rentiers, comme lui, qui vivent en théorie de leur salaire, mais en pratique n'ont jamais eu à transpirer pour l'obtenir, grace à leurs "héritages", ou aux copains qui leurs gardent des places au chaud (en particulier pour lui, fils à papa !!).

  • Par assougoudrel - 17/11/2014 - 16:24 - Signaler un abus Seulement, les riches sont partis

    et ils ne reviendrons pas.

  • Par trotro75 - 17/11/2014 - 16:32 - Signaler un abus Toujours dans le même sens...

    GATTAZ parle de la suppression de l'ISF, de la suppression des 35 heures, de la suppression de 2 jours de congés par an, la dérogation au SMIC (probablement la plus indécente de ses propositions) et j'en passe. Il ne parle jamais de lutter contre l'évasion fiscale (pourtant d’actualité), de revoir la redistribution des dividendes etc... Demandez aux travailleurs anglais s'ils sont heureux des contrats zéro heures par exemple. S'il était au pouvoir la France serait une dictature.

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