Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Lundi 25 Juin 2018 | Créer un compte | Connexion
Extra

Mort de Naomi Musenga : Ouverture d'une enquête préliminaire et renvoi de l'opératrice du SAMU

Le parquet de Strasbourg a dévoilé ce mercredi 9 mai l'ouverture d'une enquête préliminaire dans le cadre de la mort en décembre dernier de Naomi Musenga.

Tragédie aux urgences

Publié le
Mort de Naomi Musenga : Ouverture d'une enquête préliminaire et renvoi de l'opératrice du SAMU

 Crédit CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Naomi Musenga, une femme de 22 ans avait été prise en charge très tardivement par SOS Médecins et par un service d'urgences en décembre dernier.
Son appel de détresse au SAMU a été très mal géré par une opératrice. Son état de santé s'est aggravé lors de son transport à l'hôpital. La jeune femme est morte quelques heures après son arrivée aux urgences du Nouvel Hôpital Civil (NHC) de Strasbourg. 
 
Le procureur de la République, Yolande Renzi, a tenu à faire le point sur cette affaire dramatique.
 
"J'ai ouvert une enquête préliminaire du chef de non-assistance à personne en péril et en ai confié l'exécution aux services de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) Grand Est".
 
Cette tragédie, qui se retrouve à nouveau au cœur de l'actualité, provoque une importante tempête et une crise majeure pour le SAMU et les services d'urgences en France. L'opératrice du Samu, qui a parlé avec Naomi Musenga et qui n'aurait pas pris au sérieux son appel, avait été affecté un autre service. Elle a finalement été suspendue selon des indications du CHU de Strasbourg auprès de nos confrères du Figaro ce mercredi 9 mai. Cette suspension se fait à titre conservatoire, "le temps que l'enquête administrative soit menée", selon des précisions de Christophe Gautier, le directeur général des hôpitaux universitaires de Strasbourg. 
 
L'enquête, ouverte le 3 mai dernier par l'hôpital à la suite d'un article de la rédaction d'Hebdi, s'oriente actuellement "en faveur d'une mauvaise appréciation" et d'un "non-respect de la procédure" de la part de l'opératrice qui a pris l'appel de la jeune femme, selon le directeur.
 
Le jeudi 3 mai, Christophe Gautier avait reçu les membres de la famille de la victime "pour leur faire part de la totale compassion de l’institution" et leur annoncer l’ouverture de cette enquête.
 
"Nous leur devons la totale vérité sur les conditions de prise en charge par le SAMU".
 
Christophe Gautier se tient également "à disposition des autorités judiciaires".
 
Dans un communiqué deux organisations de médecins urgentistes ont exigé un rendez-vous avec la ministre de la Santé "pour trouver des solutions aux problèmes de régulation médicale afin qu'un tel drame ne se reproduise pas".
 
Patrick Pelloux, médecin urgentiste et président de l'AMUF s'est exprimé sur Franceinfo sur cette tragédie. 
 
"Ca n'est pas pardonnable, la manière qu'il y a eu de répondre à Naomi, et de ne pas comprendre sa détresse. Cet incident doit nous faire réfléchir pour réformer le SAMU.
 
La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé avoir demandé une enquête de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) "sur ces graves dysfonctionnements". La ministre s'engage à ce que la famille "obtienne toutes les informations".     
 
 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par cloette - 09/05/2018 - 18:15 - Signaler un abus l'opératrice

    lui a répondu avec arrogance et manque d'empathie , c'est dans l'air du temps .....

  • Par assougoudrel - 09/05/2018 - 18:23 - Signaler un abus Quelqu'un qui me parle comme

    elle a fait à cette pauvre fille, c'est à dire comme un chien, je lui pisse sur sa moquette. Je souhaite à cette moins que rien, de bonnes nuits.

  • Par Lapalatine - 09/05/2018 - 20:29 - Signaler un abus Ignoble!!!

    La manière de traiter cette pauvre femme a tout simplement été insultante,révoltante, inadmissible et mérite une sanction exemplaire!!!!! Non assistance à personne en danger, c'est le moins qui doive se faire car malheureusement la coupable ne sera pas punie pour le ton insultant et méprisant qu'elle a adopté. On lui souhaite tout simplement de subir le même sort...un jour!

  • Par Beredan - 10/05/2018 - 07:45 - Signaler un abus Sous le tapis .....

    La lenteur des réactions des organismes officiels est une insulte à la mémoire de cette jeune femme et de sa famille ... c’est une honte !

  • Par Ganesha - 10/05/2018 - 11:20 - Signaler un abus Médecine par téléphone ?

    La question fondamentale, c'est : est-il possible d'exercer la médecine par téléphone ? Toute la difficulté de la relation médecin-malade c'est d'arriver à ce qu'un non-professionnel réussisse à exprimer des ''symptômes'' qui aient une signification diagnostique. C'est évidemment au médecin de faire preuve de patience et de perspicacité. Encore faut-il que ses horaires de travail et son quota de patients par jour lui laisse suffisamment ''d'ouverture d'esprit' . Dans le cas de cette jeune-femme, elle n'est pas parvenue à décrire précisément ce qu'elle ressentait. En pratique, c'est une évidence : une ''vraie'' consultation implique que le médecin aie le malade devant lui, qu'il puisse juger au premier coup d’œil de la gravité de la situation, et l'examiner. Les erreurs de diagnostic existent à tous les niveaux, mais elles sont certainement infiniment plus élevées par téléphone !

  • Par Ganesha - 10/05/2018 - 11:24 - Signaler un abus Le vrai responsable

    Le véritable scandale dans cette affaire, c'est qu'il a fallu cinq heures pour que SOS Médecin arrive. Quand cette demoiselle a-t-elle appelé ? Si elle a demandé une visite juste après l'appel au 15, SOS Médecins manque-t-il d'effectif ? Ce serait parfaitement compréhensible : le tarif de la visite à domicile d'un généraliste en secteur 1 est de 23 euros ! Exactement le même montant que la consultation ! Avec le trajet et la recherche d'un endroit pour se garer, combien de temps prend une visite ? Ce chiffre ridicule est une infamie, qui fait de la médecine libérale secteur 1 un apostolat non-rentable, à moins de pratiquer ''l'abattage'' ! Depuis trente ans, à l'initiative criminelle d'Alain Juppé, la politique constante de tous les gouvernements a pour objectif la disparition totale de la médecine de ville. Dans quelques années, lorsque tous les vieux médecins seront morts ou retraités, il n'y aura plus que les hôpitaux : avec combien d'heures d'attente aux urgences ?

  • Par cloette - 10/05/2018 - 14:34 - Signaler un abus les tarifs des médecins généralistes

    doivent être relevés en effet , en cabinet et visite à domicile .

  • Par walchp - 10/05/2018 - 18:07 - Signaler un abus Ganesha a raison comme toujours

    Il faut immediatement convertir les 1500 appels quotidiens en consultation au lit du patient Mais on manque de moyens dans cette " société néo liberale"

  • Par walchp - 10/05/2018 - 18:10 - Signaler un abus Si le prix d'une consultation avait suivi le coût de la vie ?...

    Depuis les années 60, elle serait à 100 €

  • Par OlympeA - 12/05/2018 - 12:55 - Signaler un abus Sa famille

    Ce qui m’intrigue quand même avec les différentes interventions de ses proches - parents, soeur et maintenant frères semble t’il attentifs, et aimants, qui demandent le calme des réactions des iñternautes, est comment est-il possible que dans un état de santé aussi grave, elle ait pu rester seule sans prévenir les siens ???

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€