Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Lundi 23 Octobre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Législatives : victoire très nette de la République en marche, sans raz-de-marée

Le parti d'Emmanuel Macron, allié au Modem, récolterait 350 sièges, devant Les Républicains/UDI/divers droite (136 sièges). Le Parti socialiste et ses alliés obtiendraient 46 sièges, la France insoumise et le PCF, 26, et le Front national 8.

A (pas) voté

Publié le - Mis à jour le 19 Juin 2017
Législatives : victoire très nette de la République en marche, sans raz-de-marée
  • Le résumé de la soirée :

    • Selon les estimations définitives de l'institut Elabe pour BFMTV, La République en marche et le Modem obtiendraient 350 sièges. Les Républiques et leurs alliés (UDI, divers droite) en sauveraient 136 ; le PS et ses alliés (PRG, divers gauche) en conserveraient 46 et la France insoumise ainsi que le PCF en glaneraient 26. Enfin, le Front national en compte 8.
    • Les six ministres en lice, Christophe Castaner, Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Annick Girardin, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez ont remporté la victoire. Ils n'auront donc pas à quitter le gouvernement.
    • Ils ne siégeront néanmoins pas à l'Assemblée national, où ils seront remplacés par leur suppléant.
    • Au Parti Socialiste, les anciennes ministres Marisol Touraine (Indre-et-Loire), Myriam El Khomri (Paris) et Najat Vallaud Belkacem ont été battues. Jean-Jacques Urvoas (Finistère) a aussi été battu.
    • Jean-Christophe Cambadélis, qui avait été éliminé dès le premier tour, a annoncé qu’il quittait son poste de premier secrétaire du Parti socialiste (PS).
    • Rififi à Evry, où Manuel Valls et son adversaire de la France insoumise Farida Amrani revendiquent la victoire.  Farida Amrani a annoncé qu'elle déposera un recours ce lundi.
    • Chez les Républicains, Christian Jacob (Seine-et-Marne), Thierry Solère (Hauts-de-Seine) et Eric Woerth (Oise) ont été réélus, mais Nathalie Kosciusko-Morizet (Paris) a été battue.
    • La France insoumise peut constituer un groupe parlementaire sans l'aide du Parti communiste. Son leader, Jean-Luc Mélenchon, a été élu à Marseille.
    • Le Front national envoie 8 députés à l'Assemblée, dont Marine Le Pen. Son vice-président Florian Philippot a, lui, été battu. Gilbert Collard a été réélu. 

     

    00h03 : Les dernières estimations d'Elabe

    Alors que cette soirée se termine tranquillement (ceci dit, à part à Evry, elle était plutôt calme tout le long), voici les estimations définitives de l'institut Elabe pour BFM TV. 

     

    23h57 : Pierre Laurent annonce l'élection de "11 députés communistes" 

    Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a annoncé que "11 députés communistes iront à l'Assemblée nationale", un "résultat en progrès" selon lui. 

    23h55 : Jean-François Copé veut "des Etats généraux" des Républicains

    L'ancien candidat à la primaire de la droite estime que pour le parti, "la seule solution c'est de faire des états généraux et d'avoir une direction collégiale." Il faut qu'on prenne vraiment le temps de penser complètement à quoi peut servir la droite dans un contexte politique qui est complètement nouveau", a-t-il dit sur BFM TV.

    23h35 : Les six ministres candidats élus ou réélus

    Christophe Castaner, Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Annick Girardin, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez ont remporté la victoire, ce soir. Ils n'auront donc pas à quitter le gouvernement. Ils ne siégeront néanmoins pas à l'Assemblée national, où ils seront remplacés par leur suppléant.

    23h28 : Quand Emmanuel Macron parlait de "hold up" en cas de majorité absolue

    C'était le 28 février, il y a une éternité.

     

    23h15 : Record de femmes à l'Assemblée nationale

    Avant même que l'on ait les résultats définitifs de ces législatives, on sait déjà que l'Assemblée sera la plus féminine de l'histoire, selon les comptes d'un journaliste de France 2.

     

    23h13 : David Douillet (LR) battu dans les Yvelines

    Il a été mis au tapis. #jeudemotRamuncho

    23h00 : A Evry, Farida Amrani revendique la victoire et annonce un recours face à Manuel Valls

    La candidate de la France insoumise à Evry, Farida Amrani, a annoncé : "on revendique la victoire ce soir, et on déposera dès demain matin à la première heure un recours à la préfecture". "Nos remontées ne sont pas identiques à celles de la mairie. Nous allons demander à ce que toutes les voix soient recomptées", a-t-elle dit. Peu avant, Manuel Valls avait annoncé sa victoire avec 139 voix d'avance.

    22h55 : Marielle de Sarnez (MoDem) élue à Paris

    22h50 : L'ancien ministre Claude Goasguen (LR) réélu à Paris ; le mathématicien Cédric Villani (LR) élu dans l'Essonne ; Gilles Boyer (LR) battu dans les Hauts-de-Seine

    22h45 : Nicolas Dupont-Aignon réélu dans l'Essonne

    Nicolas Dupont-Aignan a remporté un sixième mandat dans l'Essonne en devançant le candidat de La République en marche Antoine Pavamani. Sur Facebook, il a affirmé avoir obtenu "plus de 60%" des voix.

    22h35 : Tensions à Evry pendant le discours de Manuel Valls

    Des militants de la France insoumise, dont la candidate Farida Amrani a été battue face à Manuel Valls, ont affronté des policiers. 

     

    Pour la directrice de la communication de Jean-Lucc Mélenchon, Sophia Chikirou, Manuel Valls est "un tricheur".

    22h30 : Manuel Valls annonce sa réélection avec 139 voix d'avance

    "Les résultats ont été donnés commune par commune, et avec la prudence qui s’impose, ce soir je suis élu avec 50,3 % des voix, et 139 voix d’avance", a annoncé Manuel Valls à Evry. "Alors que j’ai mené, vous le savez, cette campagne dans des conditions difficiles, parfois un peu seul contre tous, j’ai mené une campagne directe, avec les citoyens, je veux remercier tous les élus et militants qui m’ont accompagné, alors que la campagne a été difficile, parfois haineuse", a déclaré celui qui n'avait été investi ni par le PS, ni par En marche (les deux partis n'avaient toutefois pas investi de candidats face à lui). 

    22h20 : L'ex ministre du travail Myriam El Khomri (PS) battue à Paris

    Myriam El Khomri (PS) a été battue à Paris par Pierre-Yves Bournazel (LR). L'AFP signale que les deux candidats se réclamaient de la majorité présidentielle.

    A Evry, le sort de Manuel Valls est en suspend : le scrutin est tellement serré face à son adversaire de la France insoumise qu'un recomptage des bulletins est en cours.

    22h15 : Nathalie Kosciusko Morizet annonce sa défaite

    "Ce soir, malgré un net sursaut des électeurs en faveur de ma candidature par rapport au premier tour, Gilles Le Gendre a remporté l'élection législative dans la 2ème circonscription. Je l'ai appelé pour le féliciter et je lui souhaite, ainsi qu'au Président de la République, de réussir pour la France ces cinq prochaines années. Les défis sont nombreux, et les attentes immenses", écrit NKM sur Facebook.

    22h10 : Najat Vallaud-Belkacem : "une pause m'attend"

    L'ancienne ministre de l'Education nationale, battue dans le Rhône, estime qu'un "grand nombre d’électeurs de gauche ont été désorientés par le quinquennat. Il nous appartient d’analyser les raisons pour entamer le chemin de la reconstruction de la gauche, et je compte bien y participer." "Quant à moi, c’est une pause qui m’attend. Ce n’était pas mon objectif mais je n’en ignore pas non plus les avantages. Bien sûr je mènerai le combat politique autrement, dans les semaines et les années qui viennent", a-t-elle dit.

     

    22h05 : La forte majorité pour En marche, une "mauvaise nouvelle pour 51% des Français

    Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria pour LCP AN, France Télévisions, Radio France, RFI-France 24 et Le Point, 20% des Français estiment qu'une forte majorité En marche à l'Assemblée nationale est une très mauvaise chose, 31% "plutôt une mauvaise chose", 38% "plutôt une bonne chose", 11% une "très bonne chose". Sans surprise, les partisans En marche sont les plus nombreux (95%) à penser qu'il s'agit d'une bonne chose, et ceux de la France insoumise et du Front national sont les plus refractaires (74% et 80% à penser que c'est une mauvaise chose). Ce sondage a été réalisé du 15 au 17 juin 2017 auprès de 4056 électeurs.

    21h55 : Réaction de la chancelière allemande Angela Merkel

     

    21h50 : Aurore Bergé (EM) élue dans les Yvelines ; Guillaume Peltier (LR) élu dans le Loir-et-Cher ; Philippe Olivier (FN, gendre de Jean-Marie Le Pen) battu dans le Pas-de-Calais ; Jacques Bompard (Ligue du Sud) réélu dans le Vaucluse ; Emmanuelle Ménard (FN ; épouse de Robert Ménard) élue dans l'Hérault ; Barbara Pompili (EM) élue dans la Somme.

    21h45 : Valérie Pécresse : "Ce n’est pas une défaite, c’est la fin d’une époque"

    La présidente de la région Ile-de-France a estimé sur BFMTV que les candidats les Républicains ont été défaits car "on a semblé plus attachés à la France d’hier qu’à celle de demain". Pour elle, "ce n’est pas une défaite, c’est la fin d’une époque, on n’a pas su renouveler le logiciel politique depuis 2012".  "Aujourd’hui ce qu’il faut, c’est que collectivement on se mette à l’écoute des Français et qu’on reparte sur des propositions."

    Christian Estrosi, sur Twitter, n'a pas dit autre chose : "C'est la plus lourde défaite de notre famille politique sous la Ve République. Sachons tirer ce soir les leçons de cet échec", a-t-il écrit. Il demande "dès demain" un débat "sur la ligne du parti, sur ses valeurs, la confiance apportée au gouvernement". 

    21h35 :  Najat Vallaud-Belkacem (PS) battue

    Bruno Bonnell (EM) revendique la victoire face à l'ancienne ministre de l'Education nationale, à Villeurbanne. Mais son mari, Boris Vallaud, a été élu dans les Landes, à l'autre bout de la France.

    21h30 : Clémentine Autain (FI) élue en Seine-Saint-Denis ; Christian Jacob (LR) réélu en Seine-et-Marne ; Jean-Christophe Lagarde (UDI) réélu en Seine-Saint-Denis, François de Rugy (EM) réélu en Loire-Atlantique ; Christian Paul (PS) battu dans la Nièvre.

    21h25 : Gilbert Collard se félicite d'un "premier coup de pied dans le cul" du système mais admet que le FN a "pris un coup sur la tête"

    Réélu dans le Gard, le député apparenté FN a expliqué sur France 2 qu'avec l'élection de 8 députés FN, le système avait "pris son premier coup de pied dans le cul". Mais "nous ne devons pas crier victoire, le FN a pris un sacré coup dans la tête, il va falloir réfléchir très sérieusement au fonctionnement du mouvement. Ce n’est pas raisonnable que, dans le Gard, j’ai eu de telles difficultés après un tel élan."

    21h20 : Delphine Batho (PS) réélue dans les Deux-Sèvres, Marie-George Buffet (PCF) réelue en Seine-Saint-Denis, l'ancien chef du RAID Jean-Michel Fauvegue (EM) élu en Seine-et-Marine, Boris Vallaud (PS) élu dans les Landes, Eric Woerth (LR) réélu dans l'Oise, Marisol Touraine (PS) battue en Indre-et-Loire, Thierry Solère (LR) réélu dans les Hauts-de-Seine.

    21h10 : Pour Edouard Philippe, "les Français ont, dans leur grande majorité, préféré l’espoir à la colère, la confiance au repli"

    Le Premier ministre Edouard Philippe s'est exprimé aux environs de 21h. "Ce dimanche, vous avez donné une majorité franche au président de la République et au gouvernement. Elle aura une mission : agir pour la France", a-t-il d'abord dit, avant d'assurer que par leur vote, les Français ont, dans leur grande majorité, préféré l’espoir à la colère, la confiance au repli". Il a rappelé qu'il "y a un an personne n’aurait imaginé un tel renouvellement politique", tout en admettant que l'abstention "n'est jamais une bonne nouvelle". 

    "La victoire est claire et elle nous oblige. Le gouvernement abordera les prochains mois avec une grande humilité et une détermination totale", a déclaré le Premier ministre.

    21h05 : Jean-Luc Mélenchon annonce son élection

     

    21h : Jean-Luc Mélenchon : "Notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique"

    Jean-Luc Mélenchon, dont on ne sait pas encore s'il a été élu dans la 4e circonscription de Marseille, a estimé que malgré la "victoire écrasante" d'En marche, il y a "de bonnes nouvelles". "La première est que l’abstention écrasante qui s’est exprimée aujourd’hui a une signification politique offensive. Notre peuple est entré dans une forme de grève générale civique, faisant la démonstration de l’état d’épuisement d’institutions qui prétendent organiser la société avec une minorité étriquée qui a tous les pouvoirs. "La deuxième bonne nouvelle, c'est que le peuple français dispose à l'Assemblée d'un groupe La France insoumise cohérent, discipliné, offensif", ce qui signifie que plus de 15 députés ayant cette étiquette ont été élus. Pour Jean-Luc Mélenchon, "Cette majorité boursouflée, qui est constituée à l’Assemblée nationale, n’a pas à nos yeux la légitimité pour perpétrer le coup d’Etat social qui était en prévision, la destruction de tout l’ordre public social par l’abrogation du code du travail."

    20h55 : Trois députés nationalistes élus en Corse

    C'est une première : la Corse enverra à l'Assemblée nationale trois députés nationalistes, sur les quatre que compte l'île. Michel Castellani, dans la 1ere circonscription de Haute-Corse et Jean-Félix Acquaviva, dans la seconde, l'ont emporté, à l'instar de Paul-André Colombani dans la seconde circonscription de Corse-du-Sud. Le Républicain Jean-Jacques Ferrara a remporté la première circonscription de Corse-du-Sud.

    20h50 : Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement : "Les Français n’ont pas voulu nous donner de blanc-seing"

    Le porte-parole du gouvernement s'est exprimé sur France 2. "Cette victoire nous oblige, les Français ont donné une majorité nette, mais ils n’ont pas voulu nous donner de blanc-seing. C’est une responsabilité. La vraie victoire, elle sera dans cinq ans, quand les choses auront vraiment changé", a-t-il dit.  "Depuis la semaine dernière, on a dit que l’élection se joue en deux tours, et peut-être qu’on a trop laissé penser que tout était joué.  Peut-être que notre propre électorat ne s’est pas aussi déplacé, pensant que la chose était faite. Mais il y a une majorité forte, la volonté que les choses changent." "Chaque jour qui nous sépare de la fin du mandat, nous devons travailler pour redonner confiance, faire disparaitre les extrêmes", a-t-il ajouté sur France 3 Provence.

    20h45 : Marine Le Pen estime qu'il est "vital pour notre démocratie d'instaurer la proportionnelle"

    Marine Le Pen s'est exprimée peu après 20h30. Elle a d'abord rappelé que le FN était ce soir "présent dans deux fois plus de circonscription qu'en 2012" et a annoncé la victoire de six députés FN pour l'instant, dont elle. Pour autant, a-t-elle dit, "la faiblesse de la participation montre que la défiance vis à vis de la politique atteint des sommets", a-t-elle estimé, observant un "état de lassitude" des Français. Pour elle, "l'absention massive fragilise la légitimité de l'Assemblée nationale". "Le mode de scrution des élections législaitives est anti-démocratique", a-t-elle lancé avant d'expliquer qu'il est "désormais vital pour notre démocratie d'instaurer la proportionnelle aux élections légilsatives et aux autres". "Il est scandaleux qu'un mouvement comme le nôtre ne puisse obtenir un groupe à l'Assemblée nationale".

    20h33 : Bruno Le Maire (EM) réélu dans l'Eure, Alexis Corbière (FI) élu en Seine-Saint-Denis, Eric Ciotti (LR) réélu dans les Alpes-Martitimes, 

    20h30 : La réaction de Florian Philippot, battu en Moselle

    "J’ai gagné 19 points entre les deux tours. (...) Nous passons de deux voix à l’Assemblée à au moins cinq. Cette Assemblée sera quand même macrono-macroniste, heureusement qu’il y aura quelques élus patriotes pour se faire entendre", a-t-il déclaré sur TF1.

    20h25 : Florian Philippot (FN) battu en Moselle, Gilbert Collard (RBM) réélu dans le Gard, Chistian Paul (PS) battu dans la Niève, André Chassaigne (PCF) réélu dans le Puy-de-Dôme, Silvia Pinel (PRG) réélue dans le Tarn-et-Garonne, Sébastien Chenu (FN) élu dans le NOrd

    20h20 : François Baroin se félicite d'un groupe Les Républicains "suffisamment important pour faire valoir les convictions" de la droite"

    "Le verdict des urnes est clair", a réagi François Baroin, chef de file des Républicains pour ces élections. Il a salué un groupe LR "suffisamment important pour faire valoir les convictions" de la droite  et l'a assuré : "Nous ferons entendre nos oppositions à Emmanuel Macron, notamment sur le plan fiscal". 

    20h17 : Louis Aliot (FN) élu dans les Pyrénées-Orientales ; Stéphane Le Foll (PS) réélu dans la Sarthe, Christophe Castaner (En marche, ministre chargé des relations avec le Parlement) réélu dans les Alpes-de-Haute-Provence ; Richard Ferrand (En marche, ministre de la Cohésion des territoires) réélu dans le Finistère

    20h15 : Jean-Christophe Cambadélis annonce qu'il quitte son poste de premier secrétaire du Parti socialiste

    Le premier secrétaire du Parti socialiste s'est exprimé à 20h10. Il a admis, "malgré une abstention alarmante" le "triomphe d'En marche" et la "déroute" sans appel du PS. "Les électeurs ont voulu donner sa chance au nouveau président, ils n’ont laissé aucune chance à ses adversaires". Il a annoncé sa démission de la direction du PS. "Une direction collective va se mettre en place dans les plus brefs délais, qui devra associer militants, sympathisants, forces vives de la gauche. Il ne s’agit pas pour moi d’organiser une retraite, mais de permettre une renaissance dans l’ordre."

     

    20h10 : Jean-Lassalle (divers droite), Christian Jacob (Les Républicains), Marine Le Pen (Front national), premiers ténors vainqueurs du second tour

    20h : Victoire très nette de La République en marche

    Selon une estimation Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, voici à quoi ressemblera l'Assemblée nationale : 

    La République en marche/MoDem : 355 sièges (dont 311 pour LRM) ; Les Républicains/UDI/Divers droite : 125 sièges (dont 101 LR) ; Parti socialiste/Parti radical de gauche/Divers gauche : 49 sièges (dont 34 pour le PS) ; La France insoumise : 19 sièges ; Parti communiste : 11 sièges ; Front national : 8 sièges ; Divers : 10 sièges

    19h55 : Plus que 5 minutes...

    Les bureaux de vote des grandes villes fermeront dans 5 ministres. Nous pourrons alors vous révéler les premières estimations de ce second tour. Une chose est sûre : jamais elles n'ont aussi peu mobilisé. Selon une estimation Ipsos/Sopra Steria, l'abstention est de 56,6%.

    19h45 : Les forces en présence

    Dans 15 minutes, on saura si Emmanuel Macron a réussi son pari ou si Les Républicains et le Parti socialiste parviennent à limiter la casse. Parmi les plus de 7000 candidats présents au premier tour, environ un millier s'est qualifié. 516 ont l'étiquette La République en marche / MoDem, 264 Les Républicains, 120 sont du Front national et 70 candidats sont socialistes et radicaux de gauche. 67 candidats La France insoumise étaient aussi en lice aujourd'hui.

    19h40 : Soirée électorale à l'Elysée

    D'après un journaliste du Monde, Emmanuel Macron a invité les ministres et ses proches à l'Elysée pour une soirée électorale. Pas de précision sur le menu, ou sur l'éventuelle présence de bouteilles de champagne pour fêter ce qui s'annonce comme un raz-de-marée de députés En marche.

     

    19h30 : Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, va prendra la parole peu après 20 heures. François Baroin, chef de file des Républicains pour ces législatives, parlera, lui, vers 20h20 ou 20h30. 

    Au PS, un bureau national exceptionnel de près de 3 heures est annoncé pour mardi matin, indique le Monde. Mardi aura aussi lieu une rencontre entre le président, Emmanuel Macron, et l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, selon l'agenda de la présidence.

     

    18h50 : En attendant les résultas, qui seront publiés à 20h, un coup d'oeil sur un élément révélateur de la vague "En marche". Le blogueur Olivier Berruyer, dans un visuel très partagé sur Twitter, montre à quel point l'étiquette "En marche" a boosté le score de certains candidats.

     

    18h40 : Ericka Bareigts (PS) réélue à la Réunion

    On sait désormais que le Parti socialiste sauvera au moins un poste : l'ancienne ministre de l'Outre-Mer, Ericka Bareigts, a été réélue dans la première circonscription de la Réunion. Elle a obtenu 66% des voix face à un candidat Les Républicains. En marche n'avait pas investi de candidat face à elle.

    Mise à jour 18h30 : Le FN souhaitait investir Henri Guaino

    Selon le journal L'Opinion, l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a été contacté par Marine Le Pen elle-même, qui lui a proposé d'être candidat sous les couleurs du FN. Elle lui a donné plusieurs possibilités, dont une dans le Var. "J’ai récusé tout ça. On m’a fait des propositions, je ne les ai pas acceptées", a commenté Henri Guaino. Finalement candidat divers droite dans la 2e circonscription de Paris, il a obtenu au premier tour 4,51% des suffrages.

    Mise à jour 18h : La plupart des bureaux de vote, à l'exception de ceux des grandes agglomérations, ont fermé à 18h. Le dépouillement peut maintenant débuter. Les premiers résultats sont attendus vers 20h.

    Selon les instituts de sondages, l'abstention devrait atteindre un record et pourrait même dépasser celle du premier tour. Elle atteindrait 57% selon Ipsos-Sopra Steria, 58% selon Elabe.

     

    Mise à jour 17h : 35,33% de participation à 17h

    Selon le ministère de l'Intérieur, la participation pour ce second tour des législatives était de 35,33% à 17h. La participation est en très forte baisse par rapport à dimanche dernier, où elle s'élevait à 40,75% à la même heure. A titre de comparaison, elle était de 46% en 2012 et 49% à 2007.

    Sur Twitter, le sondeur Yves-Marie Cann annonce que la participation pourrait être de 42% pour ce second tour. "Il faut remonter aux élections européennes de 2009 et 2014 pour observer une participation aussi basse, à un tel niveau", dit-il.

     

    Mise à jour 15h30 : La ministre Annick Girardin réélue de justesse

    La ministre des Outre-Mer Annick Girardin a été réélue députée de Saint-Pierre-et-Miquelon, avec 51,87% des voix au second tour. Lors du vote de ce weekend, elle a devancé son rival Stéphane Lenormand (Archipel demain) de 136 voix seulement. Pour rappel, les ministres battus au second tour devront quitter le gouvernement. Ils étaient tous, sauf Annick Girardin, en ballotage favorable à l'issue du premier tour, il ne devrait donc pas y avoir de départ, sauf surprise.

    Les bureaux de vote ont ouvert à 8h ce dimanche, pour ce second tour des élections législatives. Elles marqueront la fin du marathon électoral entamé il y a un an, avec les primaires de la droite et du centre, qui avaient été suivies par celles de la gauche, puis l'élection présidentielle et le premier tour des législatives, dimanche dernier.

    Un premier tour qui avait été marqué par une très forte abstention, de plus de 51%, à comparer aux 42,78% du premier tour de 2012. En conséquence, le nombre de triangulaires ce dimanche est faible (une seule) et peu de candidats ont été élus au premier tour : 4 (Sylvain Maillard (REM) à Paris, Paul Molac (REM) dans le Morbihan, Napole Polutélé (DVG) à Wallis-et-Futuna, et Stéphane Demilly (UDI) dans la Somme), contre 36 en 2012 et 110 en 2007.

    L'abstention sera-t-elle aussi élevé ce dimanche ? C'est possible... A midi, seuls 17,75 % des électeurs s'étaient déplacés. Ils étaient 21,41% à la même heure en 2012, selon le ministère de l'Intérieur, et 19,24% dimanche dernier.

    Cette désafection encore plus forte des électeurs pourrait s'expliquer par le sentiment que les jeux sont déjà faits : La République en marche, le parti d'Emmanuel Macron, est arrivé largement en tête du premier tour des élections législatives. En siège, il pourrait devenir hégémonique à l'Assemblée, avec entre 415 et 455 sièges sur 577, contre 70 à 110 sièges pour Les Républicains, 20 à 30 pour le Parti socialiste, 8 à 18 pour la France insoumise et 1 à 5 pour le Front national.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par J'accuse - 18/06/2017 - 17:52 - Signaler un abus La voilà la crise de régime, la vraie !

    Refuser de voter, c'est refuser la démocratie, ôter leur légitimité aux élus, permettre à la violence de se substituer aux débats, ouvrir la porte au fascisme et à l'anarchie, se déresponsabiliser de ses devoirs de citoyens. S'abstenir parce qu'aucun candidat ne convient, c'est croire que la démocratie est facile, qu'on a le droit de lui tourner le dos dès que ça se complique, et qu'elle survivra à la défection des électeurs. Rien n'est moins sûr. C'est justement dans ces moments qu'on a besoin que le citoyen mérite ce nom et prenne en main le destin de son pays, au lieu de jouer les Ponce Pilate et l'abandonner aux opportunistes et aux fachos, qui ne manqueront pas de saisir ces opportunités qui leur sont offertes par ignorance, par négligence ou par lâcheté.

  • Par Le gorille - 18/06/2017 - 18:12 - Signaler un abus Bof, bof, et le blanc alors ?

    Les abstentionnistes ? Par leur refus, leur désintérêt ou leur lassitude, choisissez, bref par leur absence, ils valident le vainqueur. Alors parler d'illégitimité, c'est prendre ses désirs pour des réalités. Il eût fallu qu'ils votassent blanc ! (Il fallait le placer... zou !)

  • Par gerint - 18/06/2017 - 19:14 - Signaler un abus @Le gorille

    Comme le vote blanc n'est pas reconnu comme vote actif mais est reconnu dans la participation ceux qui veulent délégutimer une élection sont plus efficaces en s'abstenant car le chiffre de l'abstention est cité clairement tandis-que le pourcentage de voix obtenu par un candidat ne tient compte que des votes exprimés et qu'un pourcentage fort peut cacher un petit nombre de voix en cas de grosse proportion de blancs sans que l'électorat en ait conscience devant une participation élevée. Si on rend le vote obligatoire ce qui peut s'entendre il faut alors je pense valider le vote blanc à part entière.

  • Par gerint - 18/06/2017 - 19:33 - Signaler un abus @ J'accuse

    Ce que je trouve le plus important dans votre post intéressant c'est que vous écrivez que refuser de voter (en l'absence de reconnaissance du vote blanc) c'est retirer leur légitimité aux élus. Si comme moi on estime que nous sommes déjà dans une ère post-démocratique et que cette élection plus que Les précédentes procède d'une manipulation de longue date à caractère totalitaire, la valider me met au rang des manipulateurs. S'il y a dérive violente ce qui est loin d'être sûr mais peut devenir nécessaire hélas en cas de trop forte trahison des souhaits du peuple Français qui très majoritairement ne se reconnaît pas dans Macron pour le moment, cela pourra amener des corrections fortes de la politique responsable qui rétabliraient la paix civile et ramèneraient plus de confiance. Cette très forte abstention aussi motivée par le pré-ralliement de nombreux LR et PS candidats aux Législatives à Macron est iun avertissement très sérieux qu'il va pouvoir utilement méditer pour éviter le pire.

  • Par cloette - 18/06/2017 - 20:11 - Signaler un abus En réponse â Gorille

    Oui dans ce contexte , ne pas aller voter est un acte et dèlègitime ce pouvoir . Pour ma part , je n'e me suis pas dérangée ( voter pour qui ? Il y avait un Em et un insoumis de Mélenchon ) . J'aime l'expression très juste de Gerint " ère post dèmocratique " ...

  • Par clint - 18/06/2017 - 21:26 - Signaler un abus Il faut se retrousser les manches à droite pour s'en sortir !

    Et non pas ne faire que du recollage ! Quel gâchis que cette "guéguerre" entre les 3 tenors de la primaire qui nous ont conduit à cette hécatombe !

  • Par Le gorille - 18/06/2017 - 21:28 - Signaler un abus Bof, bof, pas d'accord

    Les sondages portent sur 1000 personnes, 2000 voire 5000 au plus et ce sont des oracles. Là, le sondage est un peu plus fourni. Pire, celui qui ne vote pas donne sa voix au vainqueur, sciemment. Donc, si c'est un acte, ce n'est pas une grève, mais un vote par défaut, n'en déplaise aussi aux politiques qui abondent dans votre sens. Ceci dit, pas de polémique, l'auberge espagnole garde son aura.

  • Par Le gorille - 18/06/2017 - 21:43 - Signaler un abus Blanc pas actif...

    Oui, Gerint : voter blanc ne pèse pas sur les résultats. Mais il apporte une nuance aux analystes, qui fait cruellement défaut. Ceci dit, le blanc a la même conséquence que l'abstention : le votant veut croire qu'il s'en lave les mains, qu'il soulage sa conscience, mais au bout du compte, il vote "sciemment" pour le vainqueur... et ne peut, comme l'abstentionniste, qu'accepter les fourches Caudines de l'élu.

  • Par Le gorille - 18/06/2017 - 21:50 - Signaler un abus Blanc, vote à part entière ?

    Un vote blanc à part entière, non, cela ne se peut : il pourrait invalider une élection, voire paralyser toutes les élections. Il faut choisir : un faible pourcentage ne donne pas une assise d'adhésion, certes, mais il impose sa loi, ce qui est recherché... Après, que l'autorité ait du mal, c'est une autre histoire.

  • Par cloette - 18/06/2017 - 21:57 - Signaler un abus Le vote blanc

    Et si un jour , c'est le vote blanc qui l'emporte contre monsieur untel pour par exemple les prèsidentielles . Qui va présider ?

  • Par Le gorille - 18/06/2017 - 22:43 - Signaler un abus Pouce ! Assez de bêtises de ma part

    Ok, Gerint, convaincu pour la supériorité de l'abstention, ici. Ok, Cloette, l'abstention c'est un acte. Je suis parti sur une semi-boutade, puis je me suis pris au sérieux et les pieds dans le tapis. Alors, je ne vous dérange plus.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€