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Les JO de Pyeongchang visés par une cyberattaque nommée "Olympic Destroyer"

Un programme malveillant aurait paralysé le site de l'organisation des Jeux olympiques pendant une demi-journée.

Anti-sportif

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Les JO de Pyeongchang visés par une cyberattaque nommée "Olympic Destroyer"

Dimanche 11 février, les organisateurs des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang ont reconnu avoir été victimes d'une attaque informatique le 3 février dernier. Si les dégâts provoqués par l'attaque sont sans gravité, le site des Jeux a bien été mis hors-service pendant une douzaine d'heure tout comme le Wi-fi du stade olympique. La salle de presse avait aussi été totalement neutralisée pendant quelques temps.

La situation a été rapidement rétablie. Des experts de la société de cyber-sécurité Talos ont déclaré que les problèmes venaient d'un programme informatique malveillant nommé "Olympic destroyer". Ce programme, de type "wiper" - qui détruit toutes les données - a ainsi contaminé de nombreux serveurs et ordinateurs des Jeux, mettant en danger son fonctionnement, notamment en détruisant des données de billetterie. Le but était donc bien là pour perturber l'événement sportif. Cependant, l'attaque semble avoir été volontairement moins puissante que les précédentes du même type, et le chargé de communication de Talos a déclaré au Monde que le virus aurait pu faire des dégâts beaucoup plus importants.

Mais rien n'explique cette "clémence" aujourd'hui.

Évidemment, les Russes, interdits de Jeux olympiques pour dopage généralisé lors des derniers Jeux olympiques d'hiver à Sotchi, sont les premiers soupçonnés. 

Cependant, cette attaque n'est pas la première à viser les Jeux. MacAfee a dénoncé une tentative avortée d'hameçonnage opérée par des personnes parlant coréen. Une façon de désigner la Corée du Nord, qui pourtant tente de faire bonne figure dans ces Jeux olympiques. 

 

 

 
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