Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mercredi 25 Mai 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

"J'ai vu des parents forcés d'assister à la décapitation de chacun de leurs enfants par ordre de taille" : les révélations d'un ancien djihadiste de l'Etat islamique

Abu Abdullah, ancien garde du corps d'un commandant de l'Etat islamique à l'est de la Syrie raconte une scène horrible et indique que tout ce qui intéresse les dirigeants du groupe est "de devenir puissant".

Glaçant

Publié le
"J'ai vu des parents forcés d'assister à la décapitation de chacun de leurs enfants par ordre de taille" : les révélations d'un ancien djihadiste de l'Etat islamique

Saddam al-Jamal, ancien leader de la FSA, rejoint l'Etat islamique.  Crédit Capture d'écran vidéo Youtube

La scène se passe il y a quelques mois. Saddam Jamal pointe une arme sur un couple et les force à regarder le massacre de leurs enfants par ses camarades djihadistes. Le commandant de l'Etat Islamique n'a ressenti aucun remord après avoir tué cette famille syrienne, a raconté son ancien garde du corps, qui se fait appeler Abu Abdullah, dans une interview donnée au Telegraph. Il ne croyait pas non plus accomplir l'œuvre de Dieu en commettant ces atrocités : pour lui, faire partie du groupe extrémiste était une affaire d'argent, pas de religion. "Commençant avec un garçon de 13 ans, ils ont aligné les fils en fonction de leur taille et les ont décapité dans cet ordre", relate Abu Abdullah au Telegraph, qui a déserté l'EI, ne pouvant plus supporter tant de violence. "Après quoi, ils ont accroché les têtes des garçons sur la porte de l'école où la famille s'était cachée".

Cette interview montre bien que l'EI est bien moins religieusement "pur" que sa propagande veut le faire croire.

Le weekend dernier, les Etats-Unis ont effectué de nombreuses frappes aériennes en Irak, touchant probablement le leader de l'EI dans le pays, Abu Bakr al-Baghadi. Toutefois, lundi 10 novembre, le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n’était pas en mesure de confirmer si le chef terroriste était bien présent sur le site des  frappes, qui ont “détruit un convoi de véhicules formés de 10 camions armés de l’EI”. Selon les analystes, la mort du "Calife" porterait un coup dur au moral des troupes. Malgré tout, l'EI survivrait, dirigé par les "ministres" à qui  Abu Bakr al-Baghadi a délégué une partie de son autorité.

Les soldats qui combattent pour l'EI viennent tous de milieux différents, certains d'entre eux viennent même de l'armée démantelée de Saddam Hussein, raconte Abu Abdullah. A l'origine, Saddam Jamal était un trafiquant de drogue. Puis quand la guerre civile a débuté en Syrie, il a rejoint l'armée libre, soutenue par les Occidentaux avant de rejoindre l'EI et de suivre l'exemple des autres "émirs" qui dirigent en faisant régner la terreur. "Ils kidnappent des gens et les tuent. Ils détruisent des immeubles entiers pour tuer une seule personne, se fichant de savoir si ces immeubles sont habités par des femmes et des enfants", explique Abu Abdullah. Par ailleurs, "Beaucoup de leurs soldats étrangers fument mais si jamais ils attrapent un civil en train de faire de même, ils l'enferment, le fouettent et le forcent à faire du service communautaire .C'est toujours, deux poids, deux mesures."

Si Saddam Jamal est aujourd'hui le sous-commandant militaire de l'EI dans l'est de la Syrie, l'année dernière il était encore dirigeait encore le conseil militaire suprême de la FSA (Free Syrian Army), un corps coordonnant les groupes rebelles recevant de l'argent et des groupes d'aillés occidentaux avec le soutien de la CIA. Mais cette entité, Liwa Allah Akbhar, était une branche d'Ahfad al-Rasoul, dont l'EI s'est violement séparé l'année dernière avant de déménager ses bases à Abu Kamal, à l'est de la Syrie. "L'EI a fait exploser la maison de Jamal, tuant l'un de ses frères. Il a kidnappé un autre de ses frères et l'a tué également. Après quoi, Jamal a disparu", raconte Abu Abdullah.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par bebert2 - 12/11/2014 - 13:20 - Signaler un abus Merçi Francois

    Par gouvernement interposé on a soutenu ces pourris.

  • Par Hugues001001 - 12/11/2014 - 16:34 - Signaler un abus Très intéressant

    Cela démontre à quel point les étrangers qui se sont rendus en Syrie et en Irak ne sont que des ramassis de criminels, de crapules assoiffés d'argent et de considération. Ils seraient dégoûtés par le degré de violence ? Pauvres chéris, ils ignoraient sans doute... Aucune pitié. Pour ces assassins, ces hommes de main, ces individus ayant participé à la commission de l'acte, c'est la perpétuité qu'il mérite. Ils ont pris part aux actions d'une structure terroriste ennemie ou, en d'autres termes, prêté allégeance à une puissance ennemie, donc la prison. Pour 40 ans.

  • Par Deudeuche - 12/11/2014 - 18:23 - Signaler un abus Des intensificateurs de lumière

    ont été pillés des forces spéciales françaises sur ordre de l'Elysée pour armer ces ordures.

  • Par sheldon - 12/11/2014 - 21:13 - Signaler un abus Et il n'y a rien de nouveau sous le soleil !

    Sagesse de l' Ecclésiaste (Qohelet). Mes parents m'ont toujours dit que pendant la 2ème Guerre mondiale les SS avaient, à Tulle notamment, forcé des pères jouer de l'accordéon pendant qu'ils pendaient leurs enfants. Ce sont toutes les idéologies du "coté noir de la force" qui produisent les mêmes effets : des "philosophies", des religions, des dogmes politiques (URSS, révolution culturelle, fascisme, etc etc) qui sont en cause

  • Par JG - 12/11/2014 - 22:52 - Signaler un abus Entièrement d'accord avec sheldon

    Sous Pol Pot, les kmehrs rouges écartelaient les enfants de 4 ans, les crucifiaient ou les jetaient vivants aux crocodiles (cf Le livre noir du communisme"). Aucune cause, quelle qu'elle soit, ne mérite de tuer qui que ce soit.

  • Par JG - 12/11/2014 - 22:52 - Signaler un abus Ne justifie

    rectificatif "ne justifie de tuer qui que ce soit"

  • Par vangog - 13/11/2014 - 00:15 - Signaler un abus À votre avis, qu'elle sera la réaction de ces "touristes revenus

    déçus de leur "excursion jihadistes", parcequ'ils n'ont y trouvé que des guides dépravés avides de pouvoir et d'argent, alors qu'ils pensaient rejoindre le summum de la spiritualité combattante? Ils vont revenir dans leurs "pays d'accueil" respectifs et étancher leur frustration de n'avoir pu combattre efficacement, en étudiant de nouveaux moyens de lutte plus efficaces, plus axées sur les institutions que les innocents, plus "pures"...ils s'en prendront à des soldats, à des élus, à des fonctionnaires, à des symboles de la Démocratie qu'ils veulent atteindre au cœur...et nos faibles et laxistes pays occidentaux regorgent de symboles qui ne tiennent déjà plus qu'a un fil, après l'ouragan gauchiste...ces barbures voyageurs auront l'embarras du choix et la satisfaction égoïste d'être les "plus efficaces dans leur cause", ce qui est une autre forme de pouvoir...

  • Par pale rider - 13/11/2014 - 08:37 - Signaler un abus @jg euh si

    Quand on se bat contre ce genre de gens .... Je suis croyante , mais tendre la joue gauche ce n est pas mon credo....

  • Par assougoudrel - 14/11/2014 - 09:45 - Signaler un abus @ ELLENEUQ

    Le problème, c'est que ces pourris, kidnapent des filles dans les collèges, les obligent à se marier, afin de leur faire un maximum d'enfants qui seront prêts à prendre la "relève" dans très peu de temps, car ils les formeront aux tecniques des atrocités dès qu'ils marcheront. Et comme chaque génération est plus avancée que la précedante...

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€