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IVG : un gynécologue fait valoir sa clause de conscience et provoque un tollé

Bertrand Rochambeau, président d'un syndicat de gynécologie, était interrogée par une journaliste de Quotidien. Il a déclaré refuser de pratiquer un IVG.

Loi Veil

Publié le
IVG : un gynécologue fait valoir sa clause de conscience et provoque un tollé

 Crédit LIONEL BONAVENTURE / AFP

Interrogé par Quotidien, un gynécologue qui préside le Syngof, Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France a répondu à une question d'une journaliste qu'il considérait que l'IVG était un "homicide". En tant que tel, si de fait l'IVG est en vigueur depuis plus de 30 ans en France, il est encore autorisé d'avoir une opinion contraire. Ce qui est en revanche interdit, c'est de faire obstruction à un avortement. Ce dont s'est défendu d'ailleurs le médecin, Bertrand Rochambeau : « Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d’avoir votre opinion.

Et si je ne l’ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi. »

Le gouvernement a aussitôt réagi et condamné les propos du gynécologue. Agnès Buzyn, Marlène Schiappa ainsi que certaines associations féministes déclarent qu'il se rend coupable d'un délit d'entrave. Certains y voient une publicité pour les lobbys anti-IVG. Les lobbys féministes, qui demandent sa démission, évoque un prosélytisme religieux, même s'il n'est jamais question de religion dans l'entretien. La co-présidente du planning familial Véronique Séhier s'est même permise de critiquer directement la loi Veil, considérant que la "clause de conscience" était une "entrave" à l'IVG. Sera-t-il bientôt interdit de pratiquer la médecine en respectant les consciences de chacun ? Ou doit-on considérer que de tels opinions devraient être interdits ? La suite de l'affaire pourrait, étant données les positions du gouvernement, faire évoluer la législation.

 
 
Commentaires

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  • Par Dorine - 12/09/2018 - 21:11 - Signaler un abus Buzin et Schiappa

    sont à côté de la plaque. Un médecin a encore le droit de ne pas pratiquer d'avortements. On sent ce que va donner l'euthanasie. Tu envoies mémé et pépé dans l'au-delà ou tu fermes ton cabinet.....

  • Par Anouman - 12/09/2018 - 21:19 - Signaler un abus Avortement

    Je ne vois pas pourquoi un médecin qui ne le souhaite pas devrait pratiquer l'avortement, s'il travaille en libéral (s'il est salarié dans le public ou le privé il fait ce que lui dit son employeur ou change de boulot). Et je ne suis pas défavorable à l'avortement qui mériterait d' être pratiqué de plus en plus.

  • Par zen-gzr-28 - 12/09/2018 - 21:46 - Signaler un abus Ce gynécologue fait valoir

    sa CLAUSE DE CONSCIENCE . Froissant certaines personnes du gouvernement, elles vont enfreindre la loi en ne lui reconnaissant pas ce droit ? Mme Buzin a prêté le serment d'HIPPOCRATE aussi. Elle devrait être à même de respecter les confrères non endoctrinés à une idéologie politique.. Simone VEIL doit se retourner dans sa tombe...Elle ne s'est pas battu pour le droit de disposer de son corps. Elle s'est battu remarquablement pour le droit à l'avortement pour des femmes dans des situations pénibles et dramatiques. Comme Dorine, je pressens des abus en ce qui concerne l'euthanasie. On prend les médecins pour qui ? Pour de simples exécutants ?

  • Par JG - 12/09/2018 - 22:27 - Signaler un abus Bientôt euthanasie et avortement pour tous

    On y arrive doucement. Vous avez un petit doigt en moins à léchographie : avortement Vous faites pipi sur vous à 80 ans : euthanasie....

  • Par vangog - 12/09/2018 - 22:59 - Signaler un abus Comme Belloubet, Buzyn et Schoavalpa ne connaissent pas la loi

    française...ou voudraient faire appliquer leur petite loi fascistepersonelle...fort heureusement, ce gynécologue connaît mieux la loi française que ces mégères, mal apprivoisées (Wouah! wouah!) et qui demontrent encore que, depuis Simone Weil, aucune femme n’a donné une ministre de qualité, voire même compétente...

  • Par gerint - 12/09/2018 - 23:12 - Signaler un abus Je pense comme ce gynécologue

    et Je condamne les réactions des ministres citées. Il y a d’autres praticiens pour faire ce que cet homme refuse en âme et conscience

  • Par cloette - 13/09/2018 - 05:27 - Signaler un abus La tentation totalitaire

    ne passera pas ! Pauvre gouvernement qui ne sait pas qu'il est éphémère et pathétique ! Du balai!!

  • Par bern4243 - 13/09/2018 - 08:10 - Signaler un abus si on se respectait

    ce gyneco a le droit de ne pas faire d'ivg la loi le lui permet et c'est bien; mais il ne doit pas donner d'explication culpabilisant les femmes (c'est un homicide…) car elles aussi peuvent se retrouver en souffrance et elles méritent comprehension . quand aux politiques qu'elles rappellent simplement la loi ,toute la loi mais rien que la loi.

  • Par Dorine - 13/09/2018 - 08:39 - Signaler un abus bern 4243

    On ne doit pas enfoncer des femmes en souffrance, vous avez raison. Mais l'IVG parfois, devient un mode contraceptif et vous avez des services, volontairement ou pas, qui le pratiquent à grande échelle. Les médecins sont éduqués pour soigner et aider à améliorer la santé ....en principe....C'est peut-être se bercer d'illusions, mais c'est le serment d'Hypocrate qui préside à leur fonction. Et l'IVG est pratiqué trop souvent plus par confort que par détresse.

  • Par Dorine - 13/09/2018 - 08:41 - Signaler un abus Pardon

    HIPPOCRATE

  • Par DrPal - 13/09/2018 - 08:43 - Signaler un abus la liberté de pensée recule chaque jour

    Une partie de la population considère que le fœtus n'est pas un être vivant. C' est un point de vue, défendable et respectable, mais ce n'est pas une Vérité scientifique, et donc cela ne peut pas être érigé en dogme. L'opinion inverse (dès la conception, l'embryon est un être vivant, un individu humain) est tout aussi défendable et respectable. Il s'agit de la conscience individuelle, d'une conception de la vie. On peut discuter, défendre sa vision et critiquer l'autre, mais cette tendance des soit-disant "progressistes" à vouloir faire taire, à criminaliser toute opinion non conforme, est absolument insupportable, tyrannique même.

  • Par Atlante13 - 13/09/2018 - 09:08 - Signaler un abus A entendre certains ministres,

    il est presque dommage que certains avortements n'aient pas été faits.

  • Par cloette - 13/09/2018 - 09:17 - Signaler un abus Le foetus

    est quelque chose de vivant, évidemment, pas un être humain, mais un être humain en devenir, qui peut dire le contraire ? Chacun peut donc penser ce qu'il veut de l'avortement, y compris les médecins qui ont droit à une clause de conscience . Pour l'euthanasie c'est la même chose, Le malade ou le vieux ou n'importe quel homme ou femme est un être humain mais un mort(e) en devenir, donc on peut ou on ne peut pas le "piquer", etc etc .... On ne peut nier que le foetus a droit à une possibilité de vie, et que le vieillard ou le malade a droit aussi à aller au bout de sa vie ( s'il le souhaite en tout cas) . Il ne faut pas risquer qu'une société puisse se débarrasser ainsi de ses vieux ou handicapés ou autres fâcheux !

  • Par l'enclume - 13/09/2018 - 10:01 - Signaler un abus Pour information

    Je vous renvoie sur un livre écrit par une femme concernant l'avortement et les traumatismes psychologiques que cet évènement produit. C'est une douleur permanente mais qui se soucie de cela ? Personne à l'exception de la femme qui restera marquée à vie.

  • Par OLYTTEUS - 13/09/2018 - 10:36 - Signaler un abus Problème de santé publique

    en France, trois fois plus d'avortements qu'en Allemagne! Qui s'en soucie alors que la natalité chute? On ne trouve que des poufs qui piaillent en choeur. Bien sûr que ce médecin est dans son droit de ne pas pratiquer d'avortement. Je le félicite d'avoir eu le courage de le dire simplement. Car le concert médiatique va toujours dans le même sens proavortement.Or cela laisse des traces chez certaines femmes, comme chez certains médecins. C'est tout de même un petit d'homme que l'on supprime, totalement dépendant de la volonté de le femme qui l'abrite.

  • Par OLYTTEUS - 13/09/2018 - 10:36 - Signaler un abus Problème de santé publique

    en France, trois fois plus d'avortements qu'en Allemagne! Qui s'en soucie alors que la natalité chute? On ne trouve que des poufs qui piaillent en choeur. Bien sûr que ce médecin est dans son droit de ne pas pratiquer d'avortement. Je le félicite d'avoir eu le courage de le dire simplement. Car le concert médiatique va toujours dans le même sens proavortement.Or cela laisse des traces chez certaines femmes, comme chez certains médecins. C'est tout de même un petit d'homme que l'on supprime, totalement dépendant de la volonté de le femme qui l'abrite.

  • Par adroitetoutemaintenant - 13/09/2018 - 10:48 - Signaler un abus Pour info

    Le premier pays au monde à reconnaître une clause de conscience ont été les grands méchants des Etats-Unis. Ils ont toujours reconnu la clause de conscience de ceux qui refusaient de faire la guerre quelqu'en soit la raison, alors qu'en France on continuait à les fusiller. Quant à la clause de conscience pour ceux qui refusent de participer à un avortement, que ce soit le gynécologue, l'infirmière de bloc ou l'anesthésiste elle s'applique dans n'importe quelle situation, en public ou en privé, sans discussion puisqu'il n'y a jamais urgence! D'ailleurs quand on est engagé dans un hôpital, on nous demande, entre autres, si on accepte de participer à des avortements si notre emploi nous amène à y être exposé. Je ne suis pas surpris que des ministres qui ont acceptées de travailler pour le saltimbanque n'y connaissent rien.

  • Par Eface - 13/09/2018 - 12:02 - Signaler un abus Pensée unique

    La pensée unique devient insupportable. Chaque individu a le droit de penser différemment de l’autre. Toute opinion est respectable. Nos gouvernants ne détiennent pas la vérité. C’est leur vérité pas celle de tous. Qu’ils cessent de donner des leçons de bien pensance et qu’ils respectent les opinions différentes, ils en sortiraient grandis ... mais je crois que c’est un rêve !!!

  • Par A M A - 13/09/2018 - 13:18 - Signaler un abus Pour une fois qu'un toubib

    Pour une fois qu'un toubib ose le dire, un grand coup de chapeau...Par ailleurs, et de façon contradictoire, aucun membre du gouvernement ne serait là à donner des leçons morbides aux braves gens si leur mère s'était fait avorter, ce qu'elles auraient eu de mieux à faire en ce qui nous concerne aujourd'hui.

  • Par Liberdom - 13/09/2018 - 13:25 - Signaler un abus Regime totalitaire

    La loi sur l'IVG est une exception légale autorisant l'homicide. Comme la loi le dit un médecin peut légalement mettre fin à une vie tout comme il peu refuser, en conscience, de le faire. Les harpies du gouvernement ont beau brailler leur indignation le président du SYNGOF a parfaitement le droit de s'exprimer comme il l'a fait et on ne peut pas le lui reprocher. Même si le totalitarisme des gauchiasses en place en a décidé autrement

  • Par assougoudrel - 13/09/2018 - 14:25 - Signaler un abus Je croyais que nous étions dans un

    pays de liberté et non de libertin. Chacun a ses convictions. Il y a tant d'autres qui pratiquent l' IVG. La France deviendra-t-elle une nouvelle Salem avec tous ces bien-pensants?

  • Par Gré - 13/09/2018 - 19:57 - Signaler un abus France, terre de liberté ?

    France, terre de liberté ?

  • Par vangog - 13/09/2018 - 23:03 - Signaler un abus J’aime bien le « provoque un tollé »...

    c’est ainsi que vous nommez une « adhésion » de tous vos lecteurs, Atlantico inversé du bulbe?...

  • Par Mario - 14/09/2018 - 09:34 - Signaler un abus Si on pouvait m'assurer que l

    Si on pouvait m'assurer que l'avortement permettait d'éliminer tous les cons , j'y adhérerai. Personnellement , je suis contre dans l'absolu et pour en pratique. Pour moi ce n'est pas un droit, c'est un pis aller. Mais a t'on encore le droit de réfléchir ou de penser dans ce pays?

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