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Les insuffisances
des prisons françaises

Le dernier rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté a été rendu public ce mercredi, et pointe par exemple le problème du travail en milieu carcéral.

Au trou !

Publié le 22 février 2012
 

Le dernier rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a été rendu public ce mercredi. Il synthétise les recommandations de cette autorité indépendante créée il y a quatre ans.

Le contrôleur s’inquiète de ce qu’il qualifie de "changement de nature" des établissements pénitentiaires. Corollaire d’une politique qui "industrialise la captivité" via la construction massive de prisons à la capacité augmentée, cette évolution se fonde sur l’influence croissante du "concept de dangerosité". Conséquence: la distinction classique entre maisons d’arrêt et centres de détention s’efface; les instruments d’évaluation des détenus se multiplient, comme autant de "procédures de catégorisation" à "visée prédictive".

"Le travail en prison, quand il y en a, reste un travail précaire", constate le CGLPL. En 2010, 27,7% des détenus (17 497 personnes) ont été concernés. Leur activité, soumise à un droit dérogatoire au droit commun, souffre d’une "offre de travail insuffisante" et de "conflits d’emploi du temps" avec la détention. Mais surtout, relève le rapport, de taux horaires de rémunération inégaux et souvent inférieurs aux taux réglementaires.

La fouille de sécurité, dite "à corps", est "l’opération par laquelle l’administration pénitentiaire entend contrôler tout apport irrégulier à l’intérieur de la détention". Humiliante pour le détenu, gênante pour celui qui s’en charge, elle demeure «systématique», regrette le CGLPL, qui n’a constaté, dans les prisons visitées «aucune évolution» sur leur usage et leur fréquence, en dépit des dispositions de la loi de 2009 et d’une circulaire d’avril 2011.

Lu sur le Parisien.fr

 


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