Soldat
Fillon prépare l’entrée
en campagne de l’UMP
Dans un entretien au Monde, il défend les premières propositions de Nicolas Sarkozy.
L’UMP entre en campagne et elle le fait savoir. Alors que le chef de l’Etat, qui vient de donner les grands axes de sa future campagne dans une interview au Figaro Magazine, devrait probablement annoncer sa candidature cette semaine, laquelle sera conclue par un grand meeting du parti majoritaire à Marseille, François Fillon donne, lundi dans le quotidien Le Monde, une interview où il revient sur le quinquennat et les grands axes que développera le candidat Sarkozy au cours de sa campagne.
L’heure est à la défense du bilan du quinquennat, où la casse économique a été limitée, selon le chef du gouvernement : "nous avons mieux protégé nos concitoyens que dans les autres pays européens. Le pouvoir d'achat a progressé de plus de 6 % depuis 2007. Notre endettement a progressé au même rythme que l'Allemagne, c'est-à-dire bien moins que les autres pays européens", assure d’entrée François Fillon. Sur la TVA sociale, le Premier ministre concède : "on a eu tort d'hésiter. En politique, on ne doit pas hésiter", avant d’ajouter : "mais il n'est jamais trop tard pour faire les choses bien".
Il revient sur les propositions de Nicolas Sarkozy de recourir au référendum les justifiant avec des raisons constitutionnelles : "avec le basculement du sénat à gauche toute modification de la Constitution est devenue quasi-impossible au Parlement", explique-t-il, jugeant du coup que "présenter le recours au référendum comme une mesure populiste est étrange". Le chef de l’Etat a notamment proposé que des consultations populaires soient organisées sur la formation des chômeurs ou les juges compétents pour les expulsions d’étrangers.
Sur les chômeurs qui refusent l’emploi proposé, le chef du gouvernement assure qu’il ne faut pas "y voir une stigmatisation des chômeurs, une droitisation de la majorité", cela serait "un contresens". "Nous dépensons 30 milliards d'euros par an dans la formation professionnelle mais seuls 10% des chômeurs sont en formation. C'est un échec, un immense gâchis" note-t-il, pour justifier le besoin d’une réforme. Concernant le droit applicable aux étrangers, François Fillon estime "ingérable" la situation actuelle où "plusieurs juges, administratifs et judiciaires" interviennent sur un même dossier de reconduite à la frontière. D’où la nécessité d’une réforme par référendum selon lui.
Interrogé sur les thèmes qui domineront la campagne, il assure que "le plus important dans cette campagne, c'est l'avenir du projet européen" et le retour aux équilibres budgétaires. Sur ce point, il juge les propositions de François Hollande "incompréhensibles" et "surtout symboliques".
Il prend ses distances avec les propos tenus par Claude Guéant sur les "civilisations qui ne se valent pas", répondant qu’il n’aurait "sans doute pas" prononcé cette phrase. "Mais on peut (...) en débattre sans jeter des anathèmes", ajoute-t-il.
Enfin, il reste évasif sur son avenir politique, se disant "totalement concentré sur l'élection présidentielle". "Je me déciderai après le second tour. La seule chose certaine, c'est que je serai candidat aux législatives à Paris", conclut le Premier ministre.
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ou candidat?
à reculons. Il ira loin.
Et si Fillon / Sarkozy = Poutine / Medvedev