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Ces entreprises qui aidèrent
les espions de Kadhafi

Les services secrets libyens n'ont pu espionner l'opposition sur Internet que grâce à la collaborations d'entreprises occidentales.

Traque sur Internet

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La traque des opposants au régime de Kadhafi sur Internet a laissé derrière elle des vestiges, que le Wall Street Journal est allé explorer à Tripoli. Le journal a pu pénétrer dans les bureaux qu'occupaient les serviteurs du régime chargés de surveiller les communications électroniques de l'opposition. On peut encore y trouver des logos et des manuels anglophones au nom d'Amesys, une filiale de l'entreprise française Bull.

Au moment des premiers soubresauts du printemps arabe, le régime de Kadhafi s'est convaincu de la nécessité de surveiller Internet.

Il s'est alors tourné vers des entreprises occidentales à même de lui confier le matériel et l'expertise nécessaires, comme Amesys ou Neru, une filiale de Boeing. Ces transactions sont devenues possibles depuis la levée des sanctions internationales contre la Libye dans l'affaire de l'attentat de Lockerbie. 

Des personnalités comme Heba Morayef de Human Rights Watch, de même que des opposants inconnus, ont été placés sous surveillance. Le Wall Street Journal a par exemple trouvé des retranscriptions de conversations sur le chat de Yahoo.

De la surveillance à la répression, il n'y avait parfois qu'un pas, comme le montre l'exemple de cet étudiant de 22 ans, très impliqué dans les manifestations de Tripoli, qui confiait sur Skype à à un journaliste étranger qu'ils "avaient toutes les chances de disparaître s'ils n'étaient pas prudents". Il a fui en Egypte. Mais, le premier, mars, deux de ses amis ont disparu quatre heures après avoir appelé un correspondant étranger à partir d'un téléphone portable à Tripoli.

 
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