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Eagles of Death Metal : "Simplement, ils sauront que nous étions là"

Le groupe revient à Paris pour terminer le concert débuté le 13 novembre. Les rescapés du Bataclan sont tous invités, même si certains ne peuvent plus se déplacer

Hommage

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Eagles of Death Metal : "Simplement, ils sauront que nous étions là"

Trois mois après les sanglants attentats qui ont frappé Paris, le groupe Eagles of Death Metal revient dans la capitale, comme promis. Le concert, prévu ce mardi soir à l’Olympia sera évidemment sous haute protection policière. ‘’Il s’agit juste de frayer notre chemin à travers cette tristesse’’ lâche au Monde le chanteur Jesse Hugues. ‘’La musique est le moyen sacré par lequel je peux vivre l’expérience divine. Et je crois que c’est magnifique.’’

Pour autant, pas question de reprendre là où le précédent concert s’est brutalement arrêté. La fameuse chanson ‘’Kiss the Devil’’ ne fera pas partie de la playlist. ‘’Nous ne savons plus où vit cette chanson désormais, et nous n’avons pas de raison de chercher à le savoir’’ explique le musicien Josh Homme qui était retenu aux Etats-Unis lors du drame mais qui continue de chapeauter le chanteur. ‘’Car nous avons aussi des demandes… de ne pas la jouer. Une personne qui ne veut pas l’entendre compte plus pour nous qu’une centaine qui voudraient qu’on la joue.’’ Et de poursuivre : ‘’des gens ne pourront pas venir demain, simplement parce qu’ils ne peuvent pas et c’est bien ainsi.

Simplement ils sauront que nous étions là.’’

Messianiques, les deux hommes prennent garde de surveiller leurs paroles, sauf lorsque le sujet des terroristes est évoqué. ‘’Ces gens-là étaient sous Xanax et cocaïne, je ne veux même pas parler de ces enculés. Ils ont eu leur moment de gloire et ils sont morts, laissons-les là où ils sont…’’ peste Jesse Hugues. Ce dernier, grand défenseur des armes à feu, a aussi répondu aux propos de Donald Trump qui estimait que l’autorisation du port d’armes en France aurait sauvé des vies. ‘’Ce qu’il dit est absurde… Je n’en ai rien à foutre de ce qu’il dit, cela n’a rien à voir avec nous.’’

 

 
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