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Déserts médicaux : les petites villes périphériques touchées par le phénomène demandent le soutien de l'Etat

Selon un rapport de l'Association des petites villes de France (APVF) les zones rurales ne sont pas les seules victimes.

Manque de soin

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Déserts médicaux : les petites villes périphériques touchées par le phénomène demandent le soutien de l'Etat

Selon le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), les 192 déserts médicaux de l'Hexagone concerneraient 2,5 millions de personnes. Crédit Flickr

Un rapport alarmant publié ce mardi par l'APVF souligne l'extension des "déserts médicaux" dans les communes de 2 500 à 25 000 habitants. Un constat qui n'est pas nouveau puisque, dès 2012, un rapport sénatorial pointait du doigt ce même phénomène. Les "déserts médicaux" y étaient décrits comme des "zones sous-médicalisées dans lesquelles les patients éprouvent des difficultés à accéder aux soins dans des conditions de proximité et de délais satisfaisantes". Selon le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), les 192 déserts médicaux de l'Hexagone concerneraient 2,5 millions de personnes.

Le rapport de l'APVF dit cependant quelque chose de nouveau : le phénomène ne touche pas seulement les zones rurales  mais également les petites villes en périphérie d'agglomération. Les causes dont multiples. Parmi elles, le vieillissement des médecins est facteur important. "Dans certains bassins de vie, 100 % des généralistes ont plus de 55 ans", souligne Erwann Calvez, chargé de mission à l’APVF. La difficulté pour les médecins partant à la retraite de trouver un remplaçant est aussi avérée. En ce qui concerne les spécialistes, le phénomène s'accentue nettement. A titre d'exemple, 9 millions de personnes vivent dans un désert médical pour la gynécologie. A cela s'ajoute, la fermeture des services hospitaliers, notamment les urgences et les maternités.

"La renégociation de la convention de l’Assurance-maladie en 2016 peut donner un nouveau cadre", espère Erwann Calvez. L’APVF défend également la création de "territoires prioritaires de santé". Ces recommandations seront discutées lors de la réunion de la grande "Conférence santé" qui se déroule ce jeudi.

 
Commentaires

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  • Par pdeando - 11/02/2016 - 17:46 - Signaler un abus C'est malheureusement évident .

    Seuls 9% des étudiants en médecine veulent s'installer en libéral . Simplement parceque cet exercice est de moins en moins valorisant, de plus en plus procédurier, de moins en moins payé . Le prochain désert médical dans 5 ans est Paris : les prix de l'immobilier rendent impossible de s'installer et de vivre de son métier . Donc les médecins qui le peuvent s'installent où ils peuvent vivre encore décemment . On peut les forcer à s'installer dans des zones désertées , où ils ne pourront même pas exercer un métier juste correct techniquement vue l'absence de services : ils seront encore moins à s'installer en libéral et les déserts croîtront encore plus vite .... .

  • Par Deudeuche - 12/02/2016 - 13:54 - Signaler un abus solution britannique

    des médecins du tiers monde.

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