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Déchéance de nationalité : Fillon dénonce une "réforme bancale"

"Ce qui doit être sanctionné, c'est l'acte terroriste, pas le lieu de naissance de son auteur ou de ses parents. Je ne me satisfais pas de cette réforme bancale qui marque une forme d'impuissance", estime le député Les Républicains de Paris.

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Déchéance de nationalité : Fillon dénonce une "réforme bancale"

Quant à l'état d'urgence, François Fillon estime que "cette mesure constitutionnelle n'est pas indispensable". Crédit Reuters

Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire Le Point et publié ce jeudi, l'ancien Premier ministre s'attaque à la possibilité de déchoir de la nationalité française les citoyens binationaux condamnés dans des dossiers terroristes, évoquant notamment une "réforme bancale". François Fillon juge nécessaire que "l'on explore toutes les solutions", afin que la déchéance de nationalité s'applique "sans exception" à tous les individus condamnés pour des actes de terrorisme.

"Ce qui doit être sanctionné, c'est l'acte terroriste, pas le lieu de naissance de son auteur ou de ses parents. Je ne me satisfais pas de cette réforme bancale qui marque une forme d'impuissance", lance le député Les Républicains de Paris, qui dénonce "une réforme anecdotique dans la lutte contre le totalitarisme islamique", ou encore "un écran de fumée".

Quant à l'état d'urgence, François Fillon estime que "cette mesure constitutionnelle n'est pas indispensable". "J'attendrai le débat parlementaire pour me prononcer, mais je mets des conditions à mon vote : qu'une commission d'enquête soit mise en place sur les attentats et, s'agissant de la déchéance, que l'on explore toutes les solutions permettant d'exclure de la communauté nationale tous ceux qui auraient commis un crime terroriste sans exception", poursuit-il. Plus tôt cette semaine, Nicolas Sarkozy s'est prononcé contre l'extension de la déchéance de nationalité à tous les Français, d'après des participants au bureau politique des Républicains.

 
 
Commentaires

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  • Par clint - 07/01/2016 - 16:10 - Signaler un abus Fillon : à quel parti appartient il ?

    Il était absent pour la réunion LR mardi, aujourd'hui on a droit à ses états d'âme. La machine à faire gagner Hollande est de nouveau en marche !

  • Par REVERJOVIAL - 07/01/2016 - 16:12 - Signaler un abus Et aprés

    Libérer un terroriste aprés avoir accompli sa peine et le laisser dans la rue en sachant qu'il potentiellement dangereux, quelle drôle d'idée de Fillon et il n'ignore pas qu'un apatride n'est pas expulsable, quel pays va prendre un tel criminel ? La déchéance n'est possible que chez un binational ! Quelles sont les autres solutions : en résidence surveillé a vie au frais de l'état ou le laisser en prison mais la perpétuité n'existe pas en France ? Alors quelle est la bonne solution ?

  • Par von straffenberg - 07/01/2016 - 18:07 - Signaler un abus Le bon sens

    Mr Fillon touche un point sensible et de loin le plus important : efficacité de ces mesures face a des individus qui doivent rire de nos mesures puériles . Quant à sa position au sein des républicains c'est le seul qui n'est pas tombé dans le panneau de l'enfumage électoral tendu par F Hollande

  • Par Septentrionale - 07/01/2016 - 19:45 - Signaler un abus François Fillon a raison

    Il faut d'une manière sérieuse aller jusqu'au bout du bon sens avec cohérence, réflexion, courage et fermeté face à l'acte terroriste. Il ne faut pas se laisser piéger dans la guimauve présidentielle y compris sur la réelle nécessité d'un état constitutionnel d'urgence. Ce n'est qu'une dérive totalitariste pratique pour un imposteur médiocre et artificieux.

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