Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 17 Octobre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Corse : une association veut faire détruire les villas d'un proche d'Emmanuel Macron

Les villas de l'homme d'affaires Pierre Ferracci ont été construites sans permis, dans une zone protégée.

Littoral

Publié le
Corse : une association veut faire détruire les villas d'un proche d'Emmanuel Macron

Ils ne baissent pas les bras : l'association corse U Levante va se pourvoir en cassation pour réclamer la démolition des deux villas de l'homme d'affaires Pierre Ferracci, réputé proche d'Emmanuel Macron et très influent sur l'île de Beauté, selon les informations de France Bleu RCFMt.

Le 5 juillet, la cour d'appel de Bastia avait infligé une amende d'un million d'euros à Pierre Ferracci, reconnu coupable d'avoir fait construire deux villas non autorisées dans un espace inconstructible et remarquable protégé de Corse.

Or, la condamnation n'impose pas la déconstruction des propriétés de plus de 600 m² chacune, qui avait pourtant été réclamée par le procureur de la République.

La direction de l'association, jointe par franceinfo, samedi soir, précise que le pourvoi "est en cours de rédaction par [son] avocat Maître Farge".  Pour l'association, le sujet peut-être résumé ainsi : "Est-ce qu’on peut refuser la démolition à la partie civile au motif que la personne a fait un gros chèque au motif que le maire a fermé les yeux ou n’a fait que la moitié de son travail ?"

Après la condamnation de Pierre Ferracci, l'association U Levante avait écrit sur son site : "Aucune amende ne peut compenser la flétrissure et seule la démolition et la remise en état pouvaient effacer la souillure".

U Levante a lancé le 11 juillet une pétition "pour la démolition systématique des constructions illégales en espaces protégés".

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par vangog - 30/07/2017 - 20:48 - Signaler un abus Parfois, ces juges gauchistes donnent

    l'impression d'être des débiles mentaux! Comment peut-on condamner à un million d'Euro d'amende, sans imposer la démolition des 2 maisons hors-la-loi?... il faut être soit très con, soit très gauchiste (soit les deux à la fois...

  • Par Atlante13 - 31/07/2017 - 11:52 - Signaler un abus @vangog

    "ces juges gauchistes donnent l'impression d'être des débiles mentaux". Je crois bien que vous faites là un pléonasme. Voyons voir maintenant si les Corses sont aussi déterminés que lorsqu'il s'agissait "s'occuper" de simples continentaux.

  • Par vangog - 31/07/2017 - 12:19 - Signaler un abus @Atlante 13 je suis un infatigable optimiste...

    et espère toujours qu'il subsiste des juges impartiaux.Quand aux Corses, je reconnais que leur détermination à refuser l'islamisation et le bétonnage sauvage de leur île, à cause de la très bête loi SRU et la pression des promoteurs, est payante! Devrons-nous aussi employer la manière forte pour nous faire entendre de l'état macroniste?..

  • Par Anouman - 31/07/2017 - 12:39 - Signaler un abus Démollition

    Et si le recours n'aboutit pas ils pourront toujours puiser dans les vieux stocks d'explosifs.

  • Par Shebear88 - 31/07/2017 - 12:51 - Signaler un abus La liberté ne s'use

    que si l'on ne s'en sert pas, et l'impertinence des plaignants de U Levante méritait d'être saluée. C'est fait !

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€