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Les banques accusées de s’enrichir sur le dos des plus fragiles

Selon une étude de 60 Millions de consommateurs, les frais bancaires généreraient 6,5 milliards d'euros de revenus pour les banques.

Profiteurs ?

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Les banques accusées de s’enrichir sur le dos des plus fragiles

Les frais bancaires représenteraient entre 30 et 35% du chiffre d’affaires des banques de détail, soit 6,5 milliards d’euros chaque année, selon une étude du magazine 60 Millions de consommateurs, publiée ce jeudi 26 octobre. Ces frais punitifs auraient généré un bénéfice net de  4,9 milliards d'euros en 2016. Et les clients en difficulté financière sont particulièrement touchés.

Une pratique qui empêche la situation financière de se redresser

"Les consommateurs en difficulté financière persistante se voient prélever près de 300 euros de frais par an contre huit à neuf fois moins - 34 euros - pour les clients lambda en moyenne", assure le magazine dans le cadre d'une étude effectuée de concert avec l'Union nationale des associations familiales (Unaf). L’étude indique également que les personnes gagnant autour de 1 000 euros par mois s’acquittent de près de 150 euros annuel de frais bancaires, ceux rémunérés plus proche des 2 000 euros, ou les retraités, sont prélevés pas loin de 350 euros par an.

>>> À lire aussi : BCE : pourquoi le retour annoncé à une politique monétaire “normale” pourrait bien n’être qu’une illusion

Selon 60 Millions de consommateurs, l'explosion des coûts facturés au client - agios, "frais d'incidents" -, dès qu'un découvert est dépassé ou qu'un paiement est rejeté, au risque d'empêcher sa situation financière de se redresser. Conséquence : des conseillers de clientèle sont victimes de violences verbales, parfois physiques, car ils subissent les ires de clients excédés par la multiplication des frais. Seules les banques en ligne ne pratiquent pas ce "matraquage" bancaire. 

 
Commentaires

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  • Par J'accuse - 26/10/2017 - 09:18 - Signaler un abus L'autorisation de découvert est un piège: évitez-le

    Les banques encouragent les moins nantis à s'endetter pour pouvoir leur prendre un maximum d'argent, parce qu'ils sont aussi les moins bons gestionnaires. Moins on a d'argent, moins on doit recourir au découvert: ce n'est pas une question de revenus, mais de capacité à savoir gérer dépenses et recettes. Même avec moins que le SMIC, on peut -et donc on doit- éviter le moindre découvert bancaire. Il faudrait l'enseigner au collège, voire en CM2.

  • Par vangog - 26/10/2017 - 09:53 - Signaler un abus Et les entreprise françaises?...

    Vous pouvez multiplier ces frais, agios, commissions d’intervention, commissions de dépassement de découvert autorisé... par mille ou dix mille pour les PME françaises, prises en étau entre les grandes entreprises qui les obligent à sur-stocker à prix fort, et les crédits bancaires...

  • Par kilian - 26/10/2017 - 12:02 - Signaler un abus Ah bon.

    Ce n'est pas un scoop. Je sais depuis toujours que les banques, comme les assureurs, c'est là pour faire du fric et non du social. Si je peux me permettre des conseils d'expérience : - je vais migrer dans une banque en ligne prochainement, après des décennies de fidélité à la même enseigne. Je sais bien qu'ils pas besoin de moi. L'inverse est tout aussi vrai. - j'ai déjà fait des économies en prenant le temp,s via le net, d'étudier les propositions des assureurs qui se livrent des luttes acharnées. Il est aujourd'hui très simple et rapide de changer de boutique. Ce sont TOUS, des boutiquiers.

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