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Autisme : le Cese dénonce une mauvaise prise en charge en France

Selon le Conseil économique, social et environnemental, il y a de véritables lacunes dans la formation du personnel, l'aide aux familles ou encore les places d'accueil.

Mauvais point

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Autisme : le Cese dénonce une mauvaise prise en charge en France

La prise en charge des personnes atteintes d'autisme en France est épinglée par le le conseil économique, social et environnemental. Crédit Reuters

Mauvais point pour la France. Le conseil économique, social et environnemental (Cese) indique en effet qu'il y a de véritables lacunes dans la formation du personnel, l'aide aux familles ou encore les places d'accueil. Et cela a un coût selon le Cese, qui n'a toutefois pas encore été chiffré. Si l'autisme, qui touche entre 250 000 et 600 000 personnes en France, est désormais mieux connu, il "est fort peu présent dans la formation initiale et continue des personnels de santé, des enseignants et des éducateurs", à tel point que "si le diagnostic peut être établi avant 30 mois, dans les faits, il n'intervient que rarement avant l'âge de 6 ans faute de place dans les centre de dépistage".

Le Cese déplore notamment le fait que "les structures manquent à la fois de financements et de ressources pour faire face aux besoins réels d'un accompagnement de qualité", ajoutant que "nombre de personnes autistes restent en famille faute de réponse adaptée à leurs besoins". Le rapport rappelle que 8 000 enfants naissent chaque année autiste et qu'ils coûteront 49,71 milliards d'euros à la société tout au long de la durée de leur vie.

A propos des sommes versées par l'Etat pour l'autisme, elles sont mal dépensées selon le Cese qui explique que si "l'Etat a consacré 1,4 milliard d'euros aux personnes atteintes d'autisme (680 millions d'euros à l'accueil en établissement et services médico-sociaux ; 664 millions au versement d'allocations et 55 millions pour l'éducation) […], on dépense mal en multipliant des financements non coordonnés qui aboutissent à un coût unitaire élevé".

Le Conseil propose donc 52 mesures pour en terminer avec toutes ces lacunes. Parmi elles, une meilleure formation des personnels de santé ou d'éducation, un accès facilité "au congé formation" pour les parents, mais aussi un meilleur lien entre "recherche clinique et recherche fondamentale". En espérant que le gouvernement suivra toutes ces recommandations lors de son troisième plan autisme de novembre.

 
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